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Robert F. Hébert

De Wikiberal
Robert F. Hébert
Économiste, historien

Dates 1943
Herbert-robert.jpg
Tendance Ami de l'école autrichienne d'économie
Origine États-Unis États-Unis
Articles internes Liste de tous les articles

Citation
inter lib.org sur Robert F. Hébert

Robert [Francis] Hébert est né à Donaldsonville, en Louisiane, le 2 avril 1943. Il fut professeur d'économie émérite à l'université d'Auburn, dans l'Alabama, aux Etats-Unis jusqu'en 2000, date où il prit sa retraite. Robert Hébert est un spécialiste de l'histoire de la pensée économique et plus particulièrement de l'histoire de la pensée sur l'entrepreneuriat. C'est un expert de la pensée économique de Richard Cantillon. Il n'est pas à son déshonneur de le présenter comme un ami de la pensée de l'école autrichienne d'économie.

Le parcours scolaire et professionnel de Robert Hébert

Enfant, il est allé dans les écoles paroissiales de Donaldsonville et de Covington, en Louisiane, puis il a poursuivi son apprentissage scolaire au Ascension Catholic High School jusqu'en 1961. Durant le temps où il était inscrit à la Louisiana State University (LSU) à Baton Rouge, il était membre de la fraternité sociale Phi Kappa Theta (en étant également le trésorier) et il a travaillé comme étudiant dans la division junior de la LSU. Il a effectué ses études supérieures à la LSU en obtenant ses diplômes d'économie en Master (M. S en en 1966, et en doctorat (Ph D. d'économie en 1970).

Robert Hébert a été assistant d'enseignement supérieur à la Louisiana State University en 1966-1967, instructeur en 1967-1968 et allocataire d'une bourse de recherche en 1968-1969. Il a commencé sa carrière universitaire post(universitaire en tant que professeur adjoint à l'Université Clemson en 1970. En 1974, il a rejoint la faculté de l'Université d'Auburn en tant que professeur associé pour y réaliser une longue carrière. Il fut promu professeur titulaire en 1980. A Auburn, il a rempli deux mandats non consécutifs (1980-1987 et 1991-1993) en tant que chef du département d'économie au College of Business. Au cours de son premier mandat, il a joué un rôle déterminant dans l'établissement du doctorat. avec un programme d'économie, qui était le produit conjoint du Département d'économie du College of Business et du Département d'économie agricole du College of Agriculture. En 1987, il fut nommé le premier professeur d'économie entrepreneuriale de la Fondation Benjamin & Roberta Russell, poste qu'il a occupé jusqu'à sa retraite en 2000. À ce titre, il s'est associé au politologue Keenan Grenell pour organiser et présenter un sommet annuel sur l'entrepreneuriat afro-américain. afin de promouvoir et d'encourager l'activité entrepreneuriale parmi les groupes minoritaires. En 1995, il a reçu une bourse de recherche senior Fulbright, pour terminer l'écriture de son livre avec Robert B.Ekelund, comme le co-auteur, livre publié par l'Université de Chicago Press en 1999 : ("Les origines secrètes de la micro-économie moderne"). Ce livre examine les contributions des ingénieurs dans la France post-révolutionnaire Du XIXe et XXe siècle, en documentant les effets des travaux publics sur l'économie. Il profita de son voyage d'étude en France pour être invité, simultanément, comme professeur à l'Université de Paris I (Sorbonne). Sa relation avec la France, outre les auteurs français de la pensée de l'histoire de l'entrepreneuriat qu'il affectionne, il fut invité en 2004, comme professeur à l’Institut d’Administration des Entreprises de Caen, en Normandie.

Les intérêts académiques de Robert Hebert sont concentrés sur la recherche historique dans trois domaines principaux :

  • (1) le développement de la théorie économique (en particulier la microéconomie du 19e siècle;
  • (2) l'entrepreneuriat
  • (3) l'économie de la religion.

Une recherche des théoriciens de l'entrepreneuriat au-delà de Joseph Schumpeter

Dans ses divers écrits, Robert Hébert passe en revue la nature et le rôle de l'entrepreneur tels que la littérature économique du XVIIIe siècle à nos jours l'a décrit et analysé. Il met en valeur l'apport intellectuel de Joseph Schumpeter et comment celui-ci a changé la nature ambiguë du concept d'entrepreneur en le créditant du rôle primordial dans la théorie du développement économique. Mais, l'apport de Robert Hébert, souvent en compagnie de ses amis Albert Link et Robert Ekelund, est très large, à la hauteur de sa culture économique. Car, il présente d'autres conceptions de l'entrepreneuriat en plus de celle de Schumpeter. Il détaille les nombreuses facettes de l'entrepreneuriat comme elles furent présentées par certains grands économistes à travers les âges.

Sa présentation sérieuse et riche de la pensée sur l'entrepreneuriat lui permet de souligner les points saillants que l'on rencontre chez les auteurs de l'école autrichienne mais aussi chez d'autres auteurs, aux idées communes avec les autrichiens. Robert Hébert souligné chez certains auteurs les paramètres cruciaux de la prise de décision dans le contexte entrepreneurial qui ont permis, par exemple, les progrès des connaissances technologiques chez le technopreneur. Il effectue une analyse contrastée entre l'apport de Ronald Coase et celle de Frank Knight. Le premier se concentre sur l'existence de l'entreprise et donc sur la partie exécutive de l’activité économique. Frank Knight, quant à lui, précise Robert Hébert, a mis l'accent sur la conception et la planification réalisé par l'entrepreneur, notant comment la présence de l'incertitude induit des changements majeurs dans la théorie de l'entrepreneur et dans un sens plus large dans la théorie économique. Robert Hébert confirme que la théorie de l’entrepreneuriat de Frank Knight est l’extension logique de l’intuition de Richard Cantillon sur le fonctionnement des marchés. Plus surprenant, Robert Hébert fait de Frank Knight esst un prédécesseur de la théorie de la firme de Ronald Coase. Mais, il assomme ce dernier en indiquant que pour expliquer la nature de l'entreprise, la possibilité de réaliser des transactions doit exister avant que le coût de ces transactions puisse être utilisé. L’analyse de Coase tient pour acquise la principale question de savoir quoi produire. Dans la mesure où il met l'accent sur le calcul plutôt que sur le jugement, Robert Hébert convient que la méthodologie de Ronald Coase est conforme aux limites de la théorie néoclassique standard des prix. Avec une méthode d'analyse statique de l'équilibre général, le temps et l'incertitude sont écartés. "En tant que théorie de l'entreprise, son analyse est imaginative et perspicace. En tant que théorie de l'entrepreneur, cependant, sa portée et son contenu sont limités"[1].

Robert Hébert suggère que les recherches sur l'esprit d'entreprise poursuivent le travail initial de Richard Cantillon et de Frank Knight sur l'incertitude, comme le font les auteurs Sharon Alvarez et Jay Barney. Cela exige que les chercheurs se concentrent non pas sur les attributs de personnalité des entrepreneurs, ce qui a été traditionnellement étudié en vain, mais plutôt sur la distinction entre risque et incertitude. À l'avenir, donc, Robert Hébert stipule que l'approche de Frank Knight sera plus pertinente au sujet de l'entrepreneuriat que celle de Joseph Schumpeter, au moins parmi les spécialistes en management qui étudient l'entrepreneuriat.

Annexes

Notes et références

  1. Robert Hébert, Albert N. Link, 2006, "Historical Perspectives on the Entrepreneur", Foundations and Trends in Entrepreneurship, Vol 2, n°4, p385

Bibliographie

  • 1973, avec Robert B. Ekelund, "Public economics at the Ecole des Ponts et Chaussees: 1830-1850", Journal of Public Economics, Vol 2, n°3, July, pp241-256
  • 1975, avec Robert B. Ekelund, "A History of Economic Theory and Method", McGraw-Hill, ISBN 0-0701-9143-3
    • Traduction en espagnol
    • Traduction en serbo-croate
    • Traduction en chinois
    • Traduction en chinois
    • Traduction en portugais
    • Nouvelle édition en 1990, New York: McGraw-Hill
    • 5ème édition en 2007, Waveland Press. ISBN 57766-486-8
  • 1981, "Richard Cantillon’s Early Contributions to Spatial Economics", Economica, Vol 48, n°148, février, pp71-77
  • 1987, “Claude Frédéric Bastiat", New Palgrave Dictionary: A Dictionary of Economics, I. London: Macmillan, and New York: Stockton Press
  • 1988,
    • a. commentaire du livre d'Antoin E. Murphy, "Richard Cantillon: Entrepreneur and Economist", Austrian Economics Newsletter, Vol 10, n°1, Fall, pp7-8
    • b. avec Albert N. Link, "The Entrepreneur: Mainstream Views and Radical Critiques", Westport, CT: Praeger (second ed.)
    • c. commentaire du livre de Benjamin A. Rogge, "Can Capitalism Survive?", Southern Economic Journal, April, Vol 46, n°4, pp1263-1264
  • 1989,
    • a. avec Albert N. Link, "In search of the meaning of entrepreneurship", Small Business Economics, Vol 1, pp39-49
    • b. avec Robert B. Ekelund, Robert D. Tollison, "An Economic Model of the Medieval Church: Usury as a Form of Rent Seeking", Journal of Law, Economics, and Organization, Vol 5, Fall
  • 1990,
    • a. avec Robert B. Ekelund, "Alternative Visions of the Entrepreneur: Cantillon, Say, Dupuit”, In: D. Mogridge, dir., "Perspective on the history of economic thought", vol 3, Edward Elgar, Aldershot, pp117-123
    • b. avec Robert B. Ekelund, "Cournot and his contemporaries : Is an obitrary the only bad review?", Southern Economic Journal, Chapel Hill, Vol 57, n°1, pp139-149
      • Repris en 1992, In: Mark Blaug, dir., "Johann von Thünen (1783-1850), Augustin Cournot (1801-1877), Jules Dupuit (1804-1866)", Aldershot : E. Elgar, pp285-292
  • 1991, avec Robert B. Ekelund, "Dupuit's Characteristics-Based Theory of Consumer Behavior and Entrepreneurship", Kyklos, Vol 44, n°1, pp19-34
  • 1992, avec Robert B. Ekelund, Robert D. Tollison, "The economics of sin and redemption : Purgatory as a market-pull innovation?", Journal of Economic Behavior & Organization, September, Vol 19, n°1, pp1-15
  • 1993, dir., "Perspectives on the History of Economic Thought", vol. IX, Themes on Economic Discourse, Method, Money and Trade. Aldershot, England
  • 1999,
    • a. avec Robert B. Ekelund, "The Dupuit-Marshall Theory of Competitive Equilibrium," Economica, London School of Economics and Political Science, vol. 66(262), pages 225-40, May
    • b. avec Robert B. Ekelund, "Secret Origins of Modern Microeconomics: Dupuit and the Engineers", Chicago! University of Chicago Press, ISBN 0-2261-9999-1
  • 2002,
    • a. avec Robert B. Ekelund, "The Origins of Neoclassical Microeconomics", Journal of Economic Perspectives, Summer, vol 16, n°3, pp197-215
    • b. avec Robert B. Ekelund, Robert D. Tollison, "An Economic Analysis of the Protestant Reformation", Journal of Political Economy, Vol 110, n°3, juin, pp646-671
  • 2004, avec Robert B. Ekelund, Robert D. Tollison, "The Economics of the Counter-Reformation: Incumbent-Firm Reaction to Market Entry", Economic Inquiry, Oxford University Press, October, vol 42, n°4, pp690-705
  • 2006,
    • a. avec Albert N. Link, "Historical Perspectives on the Entrepreneur", Foundations and Trends in Entrepreneurship, Vol 2, n°4, pp261–408
    • b. avec Albert N. Link, "The entrepreneur as innovator", Journal of Technology Transfer, Vol 31, pp589-597
    • c. avec Robert B. Ekelund, Robert D. Tollison, "The Marketplace of Christianity", MIT Press, November, ISBN 0-2620-5082-X
  • 2009, avec Albert N. Link, "A history of entrepreneurship", London: Routledge

Littérature secondaire

  • 1983, Israel Kirzner, Commentaire du livre de Robert F. Hébert, Albert N. Link, "The entrepreneur, Mainstream Views and radical critiques", Southern Economic Journal, octobre, vol 50, n°2, pp611-612
  • 2007, Christopher Werstley, commentaire du livre de Robert B. Ekelund, Robert F. Hébert, Robert D. Tollison, "The Marketplace of Christianity", Journal of Markets and Morality, Fall, 10(2), pp419-421
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