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Produit intérieur brut

De Wikiberal.

Le produit intérieur brut (PIB) est un indicateur économique qui mesure le niveau de production d'une zone géographique.

Sommaire

Présentation et calcul

Il est défini comme la valeur totale de la production interne de biens et services dans une zone donnée au cours d'une année donnée par les agents économiques qui résident à l’intérieur du territoire concerné.

Afin d'éviter que la même production entre plus d'une fois dans le calcul, ne font partie du PIB que les biens et services finaux (c’est-à-dire les biens et services de consommation et les biens d'équipement]), les biens intermédiaires de production étant exclus. Par exemple, le blé avec lequel on fait le pain, est exclu, mais non le pain.

Défini par la production, le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées des agents économiques résidents, calculée aux prix du marché, à laquelle on ajoute la part de la valeur ajoutée récupérée par l'Etat (Taxe sur la valeur ajoutée et droits de douane) ;

Défini par les dépenses, le PIB est égal à la somme des emplois finaux intérieurs de biens et de services, c’est-à-dire : la consommation finale effective, l'investissement (Formation brute de capital fixe ou FBCF), et les variations de stocks (VS). Cette définition se déduit de l’égalité comptable entre les ressources de l’économie (PIB) et les emplois qui sont faits de ces ressources.

Limites

Le PIB est un indicateur imparfait : Ainsi, John Maynard Keynes revendiquait-il explicitement de pouvoir employer les chômeurs à creuser des trous et d'autres chômeurs à les reboucher. Il escomptait ainsi réduire le chômage et, par le biais du multiplicateur, favoriser la croissance du PIB[1]. Cependant, le multiplicateur keynésien a été depuis longtemps mis en pièce par divers auteurs comme Robert Barro[2]

Frédéric Bastiat décrivait une autre limite de la mesure de la richesse avec son Sophisme de la vitre cassée publié en 1850. Prenant l'exemple d'une vitre, il montrait que la société s'appauvrissait de la valeur de cette vitre quand celle-ci était brisée. Il concluait « la société perd la valeur des objets inutilement détruits », ou « destruction n'est pas profit. » En outre, le PIB ne tient pas compte du travail au noir, du travail des femmes au foyer, du bénévolat, etc.

Néanmoins, le PIB reste le plus utilisé parmi les indicateurs écconomiques, entre autres pour sa simplicité et sa pertinence relative.

Point de vue libéral

Contrairement à l'idée reçue, les libéraux ne sont pas « pour la croissance du PIB », pas plus qu'ils ne sont contre. L'important est de laisser les individus libres et responsables de leurs choix. Ainsi, si un individu ou un groupe d'individus veut vivre selon les principes de la décroissance, cela ne pose aucun problème aux libéraux tant que ce choix est personnel et n'est imposé à personne par la contrainte. La croissance ne doit pas plus être invoquée comme on récite un mantra; en faisant de la sorte, Nicolas Sarkozy se trompe et remet à plus tard les réformes nécessaires qui libéreraient l'économie française.

Le succès des agrégats comme le PIB est en bonne par la résultante la volonté de contrôle des administrations et plus particulièrement du fisc. Comme le note l'économiste Jean-Louis Caccomo : « Les grands agrégats macroéconomiques sont des créations statistiques au service de l'interventionnisme économique. Ces données statistiques [..] forment une sorte de « tableau de bord » au service de la conduite de la politique économique »[3]. La critique de « l'économisme » qui prend pour cible le libéralisme se trompe donc singulièrement d'adversaire.

Parmi les écoles de pensée libérales, la tradition autrichienne est celle qui récuse avec le plus de véhémence l'utilisation de ces agrégats, à la différence des utilitaristes néo-classiques. Les autrichiens insistent sur l'importance de l'individu (individualisme méthodologique). Le défaut majeur de l'agrégat est donc pour eux de masquer le décideur. Car il n'existe pas d'économie sans décideur qui, en fonction de ses préférences et de ses contraintes va choisir au mieux de ses capacités, c'est à dire rationnellement. L'agrégat occulte la liberté et la responsabilité du décideur face à une concurrence ou à une alternative de choix.

Enfin, les agrégats, étant les instruments des politiques économiques, engendrent des effets pernicieux sur l'économie car une synthèse de la vie économique réduit ou biaise la réalité économique.

Notes et références

  1. John Maynard Keynes, Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie, chap. 10
  2. « La dépense publique n'est pas un repas gratuit », Robert Barro, The Wall Street Journal, 22 janvier 2009, [lire en ligne]
  3. « Le choix individuel est le fondement de l'économie », Jean-Louis Caccomo, Le Québécois Libre, 10 novembre 2001, [lire en ligne]

Voir aussi

Articles connexes

Liens et documents externes

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