Vous pouvez contribuer simplement à Wikibéral en vous créant un compte avec une adresse email valide. N'hésitez pas!

François Guillaumat

De Wikiberal
François Guillaumat
Économiste

Dates
François Guillaumat
Tendance École autrichienne
Origine France France
Articles internes Liste de tous les articles

Citation
inter lib.org sur François Guillaumat

François Guillaumat est un économiste français se réclamant de l'école autrichienne. Il est diplômé de l'Essec, de Sciences Po, et docteur en sciences économiques de l'Université de Paris-IX Dauphine.

Sommaire

Biographie

Après une thèse, L'étude des structures industrielles peut-elle être scientifique ? à l'université de Paris-IX Dauphine, il a enseigné l'économie à la Sorbonne (Paris-V), à l'université de Lille-II et l'université de Paris-IX Dauphine.

Il a écrit de nombreux textes principalement théoriques en économie et en philosophie politique et réalisé des traductions depuis de nombreuses langues (anglais, allemand, espagnol, italien, suédois, serbo-croate et macédonien), parmi lesquelles celles de textes de Murray Rothbard et Hans-Hermann Hoppe.

François Guillaumat est aussi directeur de la collection "Laissez-Faire" aux Éditions des Belles Lettres et directeur éditorial de l'Institut Turgot.

Il est influencé principalement par Ludwig von Mises et Murray Rothbard, et se réclame d'un réalisme aristotélicien proche de celui d'Ayn Rand (dont il réprouve cependant l'athéisme, car lui-même se réclame d'un essentialisme chrétien).

C'est un anarcho-capitaliste qui juge que l'État ne peut jamais être justifié, cependant il estime qu'on ne pourra jamais prouver définitivement que l'anarcho-capitalisme est viable à un instant donné (les précédents historiques faisant défaut[1]). L'anarcho-capitalisme est donc moralement justifié (mais peut-être pas viable), alors que l'État est viable à tout instant (même si jamais justifié). Il y a donc pour lui un dualisme difficilement dépassable entre ce qui est (la loi du plus fort qui est le fait de l'État), et ce qui devrait être (le règne du Droit).

Il analyse l'étatisme d'un point de vue à la fois logique (dénonciation de sophismes, vols de concept et motvirus) et économique (pseudo-investissement, contre-investissement, théorie de bitur-camember, illusion fiscale).

Depuis quelques années, il est fortement influencé par le courant néoconservateur américain, et il critique les analyses anti-guerre de la plupart des libertariens. Étant donné que « la politique internationale traite par définition de relations complexes entre bandes de criminels », il est impossible selon lui de ne pas prendre parti, car l'inaction, comme l'action, a des conséquences : l'isolationnisme ne peut constituer « la » politique étrangère libérale.

Notes et références

  1. Cette affirmation est discutable. L'histoire montre plusieurs exemples de sociétés où la justice n'était pas gérée par un État (Islande, Irlande celtique, Far West, île Smith, Israël — au temps des Juges —, etc.). Voir Anarcho-capitalisme et utopie.

Publications originales en ligne

Traductions économiques et politiques en ligne

Anglais

"The Austrian Critique", The Economist, 11 juin 1983.

Allemand

Hans-Hermann Hoppe, "Die österreichische Schule und ihre Bedeutung für die moderne Wirtschaftswissenschaft", in: Karl-Dieter Grueske, ed., Ludwig von Mises' 'Die Gemeinwirtschaft", Düsseldorf: Verlag Wirtschaft und Finanzen, 1996.

Voir aussi

5179-pittux-Stylo.png Accédez d'un seul coup d’œil au portail des grands auteurs et penseurs du libéralisme.

Money-128x128.png Accédez d'un seul coup d’œil au portail économie.
Outils personnels