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Leadership politique

De Wikiberal

Le leadership politique porte particulièrement son attention sur les institutions politiques qui ont de grands effets sur les systèmes sociaux. Les études contemporaines sur le leadership politique observent l'inclinaison théorique et pratique que jouent certains facteurs politiques sur l'économie et sur la vie sociale comme les hommes et les femmes politiques, les partis politiques, les gouvernements nationaux, les organismes supranationaux, les organismes régionaux et infra-nationaux ainsi que l'impact de ces facteurs politiques sur le développement. Au niveau local, la théorie s'interroge de la pertinence du leadership des maires avec les politiques d'urbanisme, du logement et de zonage[1].

Les politiques d'aide au développement sont étudiées sous l'angle du leadership politique, à savoir de l'opportunité de créer ou de maintenir des partenariats avec certains pays en voie de développement. Par exemple, la conformité d'une politique de promotion de l'investissement direct de capitaux étrangers dans un pays est observée sous l'angle du leadership politique moral à savoir l'existence ou non de pratiques de corruption dans ce pays. La théorie s’interroge pour savoir s'il est nécessaire d'avoir des leaders nationaux pour mener des politiques de développement. En adoptant les méthodes de la théorie des grands hommes et celles du leadership transformationnel, la théorie du leadership s'est penchée sur la transmission du pouvoir (Betty Glad, 1996). Alors que la théorie du leadership charismatique montre les dangers, voire la mort institutionnelle probable, des exemples de leaders en ex-URSS et en Afrique du Sud, illustrent la possibilité d'une transition institutionnelle sans heurt (passage de Gorbatchev à Eltsine ou passage de pouvoir entre De Klerk à Nelson Mandela).

Une autre partie de l'étude du leadership politique s'est orientée vers l'analyse psychologique, notamment des personnalités des leaders sur les résultats des élections démocratiques.

Selon la théorie cognitive du leader politique, les participants au discours et à l'écoute politique sont parfois, sinon souvent, profondément touchés par la diversité des opinions qu'ils trouvent sur le marché politique. Ils sont face à un large éventail de perspectives politiques révélées au cours de prestations orales (interviews, discours) et proposées dans des textes (livres, profession de foi). En substance, la plupart des gens découvrent que des hommes et des femmes politiques ont l'apparence d'être raisonnables mais qu'ils sont en désaccord sur ce qui constitue une bonne société (et surtout sur une bonne politique publique). Ils comprennent qu'il existe des différences sans pouvoir les analyser dans le détail à la manière des experts. Face à cet inconfort cognitif (par lacune de formation et par choix rationnel d'affecter leurs ressources temps à d'autres activités), ils choisissent un leader politique créant les conditions dans lesquelles les diverses personnes avec des agendas politiques très différents mais suffisamment proches qui puissent s'unir derrière un but commun. En choisissant un leader politique, les électeurs ne décident pas en faveur d'un programme politique mais en faveur de la réduction de leur incompréhension face à l'avenir. Ils élisent un leader politique cohésif sans que celui-ci donne totalement des garanties de consensus.

Selon la théorie de la demande révélée de Murray Rothbard, qui peut s'appliquer également dans l'arène politique, il n'y a que les individus (les suiveurs) eux-mêmes qui peuvent finalement définir leurs propres besoins véritables. Hors, dans l'arène politique, ils peuvent le faire seulement à partir d'un choix éclairé parmi des "consignes de votes" concurrentes. Et, l'homme politique ne peut répondre qu'à une partie des demandes des électeurs.

Notes et références

  1. Stephen J. McGovern, 2006, "Philadelphia's neighborhood transformation initiative: A case study of mayoral leadership, bold planning, and conflict", Housing Policy Debate; Vol 17, n°3, January, pp529-570)



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