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Capitalisme, socialisme et démocratie

De Wikiberal
Capitalisme, socialisme et démocratie
Capitalism, Socialism and Democracy
Capitalisme socialisme et democratie.jpg
Auteur : Joseph Schumpeter
Genre
Année de parution
1942
Schumpeter s'interroge sur le futur du capitalisme face au socialisme, prédisant sa fin tout en célébrant ses bienfaits.
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Capitalisme, socialisme et démocratie est un ouvrage de l'économiste autrichien Joseph Schumpeter, paru pour la première fois en 1942.

Sommaire

Présentation

Capitalisme, socialisme et démocratie est l'ouvrage le plus fameux de Schumpeter; c'est aussi celui qui l'installe dans son image d'économiste hérétique. Dans cet ouvrage, Schumpeter s'y intéresse au capitalisme, au socialisme, à leurs liens avec la démocratie et à ce qui a fait sa renommée, la « destruction créatrice ». Il étudie ces questions à travers un plan en quatre parties : Il commence par une critique du marxisme, un éloge du capitalisme, condamné cependant selon lui à la disparition, puis un examen de la possibilité du socialisme et des liens avec la démocratie.

L'ouvrage, de loin le plus connu de Schumpeter, a connu une grande diffusion et a été traduit dans au moins seize langues. L'intérêt du livre réside principalement dans son analyse du capitalisme (première et deuxième partie).

Présentation détaillée

Première partie : La doctrine marxiste

Dans cette partie, Schumpeter propose une critique de Marx proche de la sociologie de Max Weber. Il y préfigure en particulier une critique qui sera approfondie par Karl Popper dans Conjectures et réfutations, en soulignant l'inexactitude de la conception matérialiste de l'histoire : Schumpeter écrit que le matérialisme historique de Marx est erroné; les structures de production sont un élément qui influence l'évolution historique, en partie et non totalement.

Il revient également sur la conception marxiste de la Valeur-travail, en en montrant les erreurs. Pour Schumpeter, Marx a été un « technicien économique » déplorable. Il écrit : « Un tribunal de juges compétents en matière de technique économique doit condamner Marx. Adhésion à un appareil analytique qui fut toujours inadéquat et qui, même du temps de Marx, devenait rapidement désuet ; longue liste de conclusions qui ou bien ne dérivent pas des prémisses, ou bien sont complètement erronées ; erreurs dont la correction modifie certaines déductions essentielles. jusqu'à les renverser parfois en leurs contraires - on peut à bon droit mettre toutes ces tares à la charge de Marx, en tant que technicien économique »[1].

Il souligne également l'influence de David Ricardo dans les idées économiques de Marx.

Deuxième partie : Le capitalisme peut-il survivre

Eloge du système capitaliste

Pour Schumpeter, Marx a raison sur un point, le capitalisme est amené à évoluer en socialisme, pour des raisons différentes de celles avancées par la vulgate marxiste cependant.

L'auteur commence par souligner les forces du capitalisme libéral. Son système de valeurs et l'exemple offert par les succès individuels est la plus efficace des émulations pour les individus en général : « La simplicité et la vigueur du groupe de motifs auxquels il fait appel, pour une part, et qu'il engendre, pour une autre part, sont incomparablement efficaces. Il donne suite avec une rapidité inexorable aux promesses de richesse et aux menaces de ruine qui sanctionnent ses règles de conduite. Chaque fois que le mode d'existence bourgeois s'affirme suffisamment pour affaiblir les prestiges des autres hiérarchies sociales, ces promesses sont assez fortes pour attirer la grande majorité des intelligences exceptionnelles. » Les fortunes colossales que certains peuvent construire sont nécessaires pour donner à tous les autres la motivation pour faire mieux : « Des gains impressionnants, beaucoup plus élevés qu'il n'aurait été nécessaire pour provoquer tel ou tel effort spécifique, sont jetés en pâture à une faible minorité de gagnants et, du même coup, impriment une impulsion beaucoup plus puissante que ne l'aurait fait une répartition plus égalitaire et plus « juste » à l'activité de la grande majorité des hommes d'affaires ».

Autre force du capitalisme, le processus de destruction créatrice, que Schumpeter analyse dans le chapitre sept. Par ce terme Schumpeter désigne le processus de disparition de secteurs d'activité conjointement à la création de nouvelles activités économiques. Dans les économies capitalistes, toute innovation technologique importante entraîne un processus de destruction créatrice. Dans la vision de Schumpeter du capitalisme, l’innovation portée par les entrepreneurs est la force motrice de la croissance économique sur le long terme, même si cela implique localement une destruction de valeur (ou « ouragan perpétuel » selon Schumpeter) pour les entreprises établies.

Schumpeter a également mis en évidence que la dynamique de la croissance économique reposait sur la capacité des entreprises à obtenir des rentes de monopoles en récompense de leurs efforts d'innovation. Il explique les périodes longues de prospérité par l’apparition de monopoles liés à des avancées technologiques. Ainsi, une entreprise mettant en place une innovation avant ses concurrentes obtient une exclusivité lui donnant un pouvoir de monopole, et c’est cette exclusivité qui justifie son investissement. Le profit anticipé par l’entrepreneur provoque son recours au crédit bancaire et stimule l’investissement à l’échelle de la société. De même, la rente perçue par l’entreprise, en situation de monopole, provoque à terme une réaction d’imitation de la part d’autres entreprises, qui recourent aussi au crédit pour profiter de l’innovation. Ce phénomène d’imitation réduit, à termes, les opportunités de monopole, provoquant une raréfaction de la demande de crédit et une phase économique de récession, jusqu’à ce que de nouvelles opportunités apparaissent. C'est le progrès scientifique qui tire les économies.

La dynamique du capitalisme implique donc pour Schumpeter que l’État ne lutte pas contre les monopoles à leur création, car le monopole vient récompenser un effort créatif des entreprises. En revanche, il peut encourager l’innovation en défendant le monopole par des mesures légales, telle sa protection temporaire par l’attribution de brevets. Mais ce type de monopole n’est pas voué à survivre à long terme.

Schumpeter ajoute que les principales innovations sont dues, non pas à des entreprises soumises à une forte concurrence, mais à des monopoles. Son argument repose sur l'idée que seuls les monopoles disposent de profits positifs, qui leur servent à financer ces activités dans l'espoir d'entretenir leur avance technologique et leur pouvoir de monopole. Ce point est loin de faire l'unanimité, en particulier pour les libéraux.

Son autodestruction

Pour Schumpeter, les évolutions juridiques vers le système de la grande entreprise feront à terme disparaître la fonction d'entrepreneur-innovateur et feront qu' « au romantisme des aventures commerciales d'antan succède[ra] le prosaïsme ». La disparition de l'entrepreneur, entendu au sens du XIXe siècle, mène selon Schumpeter à la disparition de l'initiative capitaliste. L'« évaporation de la substance de la propriété » nuit à la vitalité de l'économie, et de part ses succès mêmes, « l'évolution capitaliste, en substituant un simple paquet d'actions aux murs et aux machines d'une usine, dévitalise la notion de progrès ». Le moteur de l'économie qu'est la destruction créatrice disparaît, au profit du socialisme.

Il estime que le capitalisme est le système qui favorise la montée d'une classe sociale qui œuvre à sa destruction : les intellectuels. Le climat intellectuel et social nécessaire pour que des entrepreneurs émergent disparaît au fur et à mesure que le capitalisme se développe, entrainant un corporatisme et une économie de plus en plus socialiste, couplée avec la disparition des entrepreneurs qui font avancer le monde. Ayn Rand dans Atlas Shrugged développa cette thématique. Cette analyse sur le rôle des intellectuels peut être rapprochée de celle de Robert Nozick : ce dernier développa l'idée que l'opposition des intellectuels au capitalisme tenait au fait qu'ils s'estimaient insuffisamment récompensés de leurs années d'études dans un système libéral. Cette amertume se dirige contre le capitalisme, alors que c'est ce système économique qui leur permet de vivre dans la prospérité. Ils iront selon Nozick jusqu'à préférer les systèmes économiques dans lesquels ils jouiront de conditions de vie bien moins bonnes, dans une attitude schizophrène[2].

En outre, si les vertus du capitalisme (prospérité générale) sont de long terme et difficiles à percevoir chaque jour, ses défauts sont visibles plus directement, ce qui l'affaiblit.

Pour Schumpeter il n'y aura point de révolution violente comme le prévoit l'analyse marxiste mais une transition progressive. Il n'y a donc pas supériorité du socialisme, que ce soit moralement ou économiquement. Si, selon lui, le socialisme doit s'imposer, ce n'est qu'à cause d'un suicide du capitalisme, que Schumpeter redoute.

Troisième partie : Le socialisme peut-il fonctionner

Le socialisme étant l'avenir inexorable du capitalisme (Schumpeter se rapproche de façon surprenante d'une sorte de matérialisme historique), la question du fonctionnement du socialisme devient d'actualité. Schumpeter y revient dans la troisième partie, concluant que le socialisme peut fonctionner, à rebours de la tradition économique majoritaire dans le débat sur le calcul économique en régime socialiste. Dans le chapitre seize sur l'organigramme socialiste, il revient sur la question de la planification et sur son impossibilité qui avait été soulignée par Ludwig von Mises dans Le calcul économique en régime socialiste (Voir Débat sur le calcul économique en régime socialiste pour plus de détails). Mises avait montré que, en se privant du système des prix libres, le socialisme se condamnait à l'aveuglement et ne pouvait prétendre être une économie.

Pour Schumpeter, on peut dépasser ce problème car l'économie de marché ne serait pas forcément capitaliste mais pourrait être également socialiste. Il propose donc un système économique dans lequel les moyens de production seraient détenus par tous, c'est à dire par l'État, mais où la planification n'existerait pas; une sorte de socialisme de marché dans lequel les managers des entreprises suivraient toujours les lois essentielles du marché, cherchant à répondre aux besoins des consommateurs. De façon inexpliquée, par la propriété publique des moyens de production, le socialisme permettrait de répondre aux besoins "authentiques" des individus.

Cela laisse plusieurs questions sans réponse: pourquoi les managers tenteraient-ils de répondre aux besoins des acteurs du marché alors qu'ils n'ont plus d'incitation? En quoi un tel système économique supprimerait-il l'exploitation honnie si les salariés sont payés selon leurs mérites et les besoins du marché du travail? La théorie schumpeterienne est marquée par de nombreuses faiblesses sur ce point et on ne sera pas surpris de voir ses idées infirmées par l'expérience.

Quatrième partie : Socialisme et démocratie

Ayant établi (avec plus ou moins de réussite) la possibilité d'un socialisme de marché, Schumpeter analyse les liens entre socialisme et démocratie. Il propose une analogie entre démocratie et marché, celle-là étant une compétition pour les voies des électeurs entre les "firmes" politiques.

En quoi Schumpeter s'est trompé

Les prophètes de la fin du capitalisme n'ont pas manqué : de Karl Marx hier à, dans un registre plus simpliste et plus contemporain, les tenants de la décroissance ou de l'altermondialisme. Tous se sont trompés et, en dépit de son éloge du capitalisme, Schumpeter a fait la même erreur. En particulier, il a sous-estimé la force d'éléments qu'il avait lui même souligné, comme l'innovation et le rôle des entrepreneurs. Le développement des grandes entreprises n'a pas empêché l'entrepreneuriat à côté, l'innovation continue, etc. Le capitalisme libéral n'est pas exempt de problèmes (les libéraux n'ont jamais prétendu apporter une solution parfaite à tous les problèmes de l'humanité, à la différence des mystiques socialistes ou étatiques). Toutefois, il donne à chacun les moyens de contester les décisions qu'il juge fausses et de proposer ses propres solutions. Par là, il se donne les moyens de s'auto-corriger là où les systèmes planifiés se condamnent à l'erreur définitive. Ainsi, dans le secteur informatique, le développement de grandes firmes moins enclines à l'innovation a été compensée par l'éclosion de start-up nombreuses et qui ont été les vecteurs du progrès. De même dans le secteur des bio-technologies avec l'éclosion de petits laboratoires ou dans la plus grande partie des secteurs.

C'est l'action de l'État qui pousse à une concentration des entreprises et non le fonctionnement spontané du marché. Dans l'exemple des laboratoires, les délais extrêmement longs avant l'autorisation d'un nouveau produit par par les agences publiques font qu'il est plus difficile aux entreprises privées d'éclore sans soutien d'un grand groupe[3]. La question de la politique antitrust ne fait pas l'unanimité parmi les libéraux, certains la défendant comme fonction essentielle d'un état minimum, d'autres, en particulier dans l'école autrichienne, estiment qu'elle renforce en fait la concentration économique.

Les facteurs libéraux (libre-entreprise, ouverture des marchés, libre-échange, liberté économique) à l'inverse permettent de contre-balancer cette action étatique en faveur de la concentration.

Néanmoins, l'évolution depuis quelques décennies de nos sociétés vers un interventionnisme étatique en augmentation ou, au mieux, en stagnation, conforte peut être en partie les analyses de Schumpeter sur la demande des masses et des intellectuels de plus de socialisme.

Un ouvrage anticapitaliste ?

On peut se demander si Schumpeter s'oppose au capitalisme dans un tel ouvrage où il en annonce la fin. « Le capitalisme peut-il survivre? Non, je ne pense pas qu'il le puisse. »[4] Voilà ce qu'écrit Schumpeter dans le prologue de son ouvrage.

Schumpeter est en fait à l'exact opposé de l'anticapitalisme : il souligne au contraire les vertus du système capitaliste, tout particulièrement en ce qui concerne l'innovation et son vecteur, l'entrepreneur. Comme il l'écrit dans ce livre, « si un médecin prévoit que son patient va mourir, ça ne veut pas dire qu'il le souhaite »[5].

Schumpeter vise comme public les socialistes et adapte son propos en conséquence, en débutant par une analyse de Marx (1ère partie, La doctrine marxiste). Il y revient en particulier sur Marx économiste et Marx socialiste, pour en formuler des critiques. Cette accroche devant permettre d'attirer des lecteurs inattendus, à ce qui est en fait surtout un éloge du capitalisme. En quelque sorte, « Il se déguisa donc en partisan du socialisme pour inciter le jeune socialiste à lire son travail, espérant que son lecteur reconnaitrait de lui-même les travers du socialisme »[6]

Citations

  • « L'impulsion fondamentale qui met et maintient en mouvement la machine capitaliste est imprimée par les nouveaux objets de consommation, les nouvelles méthodes de production et de transport, les nouveaux marchés, les nouveaux types d'organisation industrielle - tous éléments créés par l'initiative capitaliste. [...] L'histoire de l'équipement productif d'énergie, depuis la roue hydraulique jusqu'à la turbine moderne, ou l'histoire des transports, depuis la diligence jusqu'à l'avion. L'ouverture de nouveaux marchés nationaux ou extérieurs et le développement des organisations productives, depuis l'atelier artisanal et la manufacture jusqu'aux entreprises amalgamées telles que l’U.S. Steel, constituent d'autres exemples du même processus de mutation industrielle - si l'on me passe cette expression biologique - qui révolutionne incessamment de l'intérieur la structure économique, en détruisant continuellement ses éléments vieillis et en créant continuellement des éléments neufs. Ce processus de Destruction Créatrice constitue la donnée fondamentale du capitalisme : c'est en elle que consiste, en dernière analyse, le capitalisme et toute entreprise capitaliste doit, bon gré mal gré, s'y adapter.  »[7]
  • « Ce processus de Destruction Créatrice constitue la donnée fondamentale du capitalisme : c'est en elle que consiste, en dernière analyse, le capitalisme et toute entreprise capitaliste doit, bon gré mal gré, s'y adapter. »[8]

Plan détaillé

  • 1ère partie : La doctrine marxiste
    • Prologue
    • Chapitre 1. Marx le prophète
    • Chapitre 2. Marx le sociologue
    • Chapitre 3. Marx l'économiste
    • Chapitre 4. Marx le professeur
  • 2e partie : Le capitalisme peut-il survivre ?
    • Prologue
    • Chapitre 5. Le taux de croissance de la production totale
    • Chapitre 6. Plausibilité du capitalisme
    • Chapitre 7. Le processus de destruction créatrice
    • Chapitre 8. Pratiques monopolistiques
    • Chapitre 9. La chasse est fermée
    • Chapitre 10. La disparition des occasions d'investissement
    • Chapitre 11. La civilisation du capitalisme
    • Chapitre 12. Les murs s'effritent
      • I. Le crépuscule de la fonction d'entrepreneur
      • II. La destruction des couches protectrices
      • III. La destruction du cadre institutionnel de la société capitaliste
    • Chapitre 13. L'hostilité grandit
      • I. L'atmosphère sociale du capitalisme
      • II. La sociologie de l'intellectuel
    • Chapitre 14. Décomposition
  • 3e partie : Le socialisme peut-il fonctionner ?
    • Chapitre 15. Pour déblayer le terrain
    • Chapitre 16. L'organigramme socialiste
    • Chapitre 17. Organigrammes comparés
      • I. Une observation préalable
      • II. Analyse de rendements comparés
      • III. Motifs de supériorité de l'organigramme socialiste
    • Chapitre 18. L'élément humain avertissement
      • I. Relativité historique de l'argument
      • II. Sur les demi-dieux et les archanges
      • III. Le problème de la gestion bureaucratique
      • IV. Épargne et discipline
      • V. Discipline autoritaire en régime socialiste : la leçon russe
    • Chapitre 19. Transition
      • I. Deux problèmes distincts
      • II. Socialisation dans une situation de maturité
      • III. Socialisation dans une situation d'immaturité
      • IV. Politique socialiste avant la lettre : l'exemple anglais
  • 4e partie : Socialisme et démocratie.
    • Chapitre 20. La position du problème
      • I. La dictature du prolétariat
      • II. Le dossier des partis socialistes
      • III. Une expérience mentale
      • IV. A la recherche d'une définition
    • Chapitre 21. La doctrine classique de la démocratie
      • I. Le bien commun et la volonté du peuple
      • II. Volonté du peuple et volition individuelle
      • III. La nature humaine en politique
      • IV. Raisons de la survivance de la doctrine classique
    • Chapitre 22. Une théorie alternative de la démocratie
      • I. Compétition pour la direction politique
      • II. Application du principe
    • Chapitre 23. En conclusion
      • I. Quelques implications de l'analyse précédente
      • II. Conditions de succès de la méthode démocratique
      • III. La démocratie en régime socialiste

Annexe. - Ultima verba. La marche au socialisme. Les perspectives du capitalisme américain (1949)

Notes et références

  1. Schumpeter, op. cit., éditions UQAC, 1ere partie, p.54
  2. Robert Nozick, Why do intellectuals oppose Capitalism, [lire en ligne]
  3. Guy Sorman, Le Progrès et ses ennemis, Fayard, 2001
  4. "Can capitalism survive? No. I do not think it can"
  5. "If a doctor predicts that his patient will die presently, this does not mean that he desires it"
  6. Muller, Jerry Z. The Mind and the Market. Anchor Books, New York. 2003.
  7. Schumpeter, op. cit., traduction française 1951, Payot, p. 106-107
  8. Schumpeter, op. cit., édition UQAC, p.93

Voir aussi

Bibliographie

  • 1979, Benjamin A. Rogge, Can Capitalism Survive?, [lire en ligne]
  • 1980, Elliott, J. "Marx and Schumpeter on Capitalism's Creative Destruction", The Quarterly Journal of Economics (HB/1/.Q3), 95, pp. 45-68
  • 1981, Heilbroner, R, "Was Schumpeter Right?", Social Research (H/1/.S53), 48, pp. 456-71

Articles connexes

Liens externes

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