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Débat sur le calcul économique en régime socialiste

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Le débat sur le calcul économique en régime socialiste est un débat qui a animé les économistes à partir des années 1920 autour de la possibilité même d'une économie socialiste. Elle a opposé les économistes autrichiens aux tenants du « socialisme de marché » comme Oskar Lange. Ludwig von Mises et Friedrich Hayek ont montré au cours de ce débat qu'une économie socialiste était une contradiction dans les termes, car en se privant de l'outil du système de prix libres, le planificateur socialiste se prive de toute possibilité de calcul économique.

Sommaire

Contexte historique

Les précurseurs libéraux

Turgot déclare que la vie économique doit être laissée « au cours de la nature... sans prétendre la diriger » :

«parce que, pour le diriger sans le déranger et sans nuire à soi-même, il faudrait pouvoir suivre toutes les variations des besoins, des intérêts, de l'industrie des hommes ; il faudrait connaître dans un détail qu'il est physiquement impossible de se procurer, et sur lequel le gouvernement le plus habile, le plus actif, le plus détailleur, risquera toujours de se tromper au moins de la moitié…Si l'on avait sur tous ces détails cette multitude de connaissances qu'il est impossible de rassembler, le résultat en serait de laisser aller les choses précisement comme elles vont toutes seules, par la seule action des intérêts des hommes qu'anime la balance d'une concurrence libre. »
    — Turgot, Lettre à l'Abbé Terray sur la marque des fers, 24 décembre 1773

Ce texte représente quasiment un condensé de l'argument de Hayek sur l'impossibilité de tout calcul économique dans un système économique socialiste.

Un problème fondamental pour l'école autrichienne

Bien avant Ludwig von Mises, les critiques faites par Böhm-Bawerk (1896) et Bortkiewicz[1] à Marx lançaient la première salve contre l'économie socialiste. En outre, le problème de l'"attribution" des ressources en régime planifié occupaient déjà Menger et Wieser.

Ludwig von Mises : années 20

D'après Hayek[2], c'est un livre d'Otto Neurath qui aurait poussé Mises à lancer le débat sur le calcul socialiste : persuadé qu'il fallait continuer la planification totale de la société mise en place durant la Première Guerre Mondiale, Neurath pensait que dans ce système la monnaie n'était pas indispensable, les dirigeants guidant la production grâce à des statistiques et selon un schéma inspiré des sciences physiques (scientisme, positivisme logique)[3]. Mises répondit avec un article, Le calcul économique dans une économie socialiste[4], publié en 1920, suivi deux ans après par son Socialisme.

Friedrich Hayek : 1935-1940

Dans les années 1920 et 1930, des articles apparurent dans les journaux économiques anglophones, arguant qu'un calcul rationnel était, au moins théoriquement, possible en régime socialiste, avec à son sommet, en 1933, le Price Formation in a Socialist Economy de H.D. Dickinson qui pensait qu'un procédé d'essais et d'erreurs permettrait de remplacer le marché. L'idée suivait celle de Enrico Barone, lui-même se basant sur l'idée de l'école de Lausanne (Walras, Pareto) croyant qu'on peut formaliser l'économie en un système d'équation complexe.

En 1935, Hayek édita Collectivist Economic Planning : Critical Studies of the Possibility of Socialism dans lequel, outre deux textes hayekiens ("Socialist calculation I: The Nature and History of the Problem" et "Socialist Calculation II: The Present State of the Debate"[5]) se retrouve l’article de Mises datant de 1920, ainsi que "The problem of Value in the Socialist Community" (1902) de Nicolaas G. Pierson.

La même année, Boris Brutzkus, un économiste russe, publiant Economic Planning in Soviet Russia, vint en quelque sorte confirmer de l’intérieur ce que disaient Mises et Hayek depuis le monde anglo-saxon ; si bien qu'après avoir écrit une préface à son livre, Hayek le citera souvent à l’appui dans "Socialist Calculation III: The Competitive 'Solution'" (1940).

  • Opposants : Oskar Lange
  • Michael Polanyi, avec sa Logique de la liberté, n'est pas loin de l'argumentation de Hayek, à qui il reprochera cependant d'avoir, dans La Route de la servitude, en critiquant le socialisme d'un point de vue moral, occulté son impossibilité pratique. Remarque peu justifiée, puisque Hayek opère sur les deux niveaux : la planification (problème de l'imputation) est impossible, et même si, elle serait nécessairement "injuste" et immorale.

Après l'effondrement de l'Empire Soviétique

«Avec l'effondrement de l'empire soviétique, l'affirmation de Ludwig von Mises que le socialisme en tant que système économique est impossible a trouvé en quelque sorte une confirmation empirique. Les économistes autrichiens ne partagent cependant pas une interprétation commune de cette question[,] certains d'entre eux [pensant] que l'impossibilité du socialisme est issue de son incapacité à communiquer les connaissances dispersées, [quand les autres] considèrent que ce problème de la connaissance est secondaire, le point saillant [étant], selon eux, la présence ou pas de propriété privée. »
    — Jörg Guido Hülsmann

Réfutations a priori du socialisme

Dans Le Socialisme, Mises démontre que là où il n’y a pas de marché, il ne peut pas se former de prix et donc le calcul économique est impossible. Pour le théoricien socialiste avec sa théorie de la valeur-travail, la question est simple. Or le calcul en travail ne tient pas compte de l’importance plus ou moins grande de la matière première dans la fabrication. Il ne tient pas compte non plus des différentes qualités du travail. De toute façon, la valeur d’échange ne découle pas du travail. C’est donc prouver que le socialisme n’est pas réalisable.

Dans le bolchevisme russe, un système de prix a dû être établi pour faire fonctionner le plan quinquennal. Sans la base de calcul que le capitalisme met à la disposition du socialisme sous forme des prix du marché, la direction socialiste de l’économie serait impraticable. Certains socialistes évoquent l’idée de la création d’un marché artificiel des moyens de production mais les prix et les salaires résultent du désir des chefs d’entreprise et des capitalistes de gagner le plus d’argent possible en satisfaisant les vœux des consommateurs. C’est la perspective du gain qui guide la production sur ces voies où elle cherche à répondre le mieux, et aux moindres frais, aux besoins des consommateurs. Le marché ne peut donc être imité artificiellement. Dans un monde en changement, il faut amener du capital dans certaines branches en le retirant d’autres branches, et ce sont les capitalistes qui s’en chargent. La spéculation joue ainsi un rôle que les socialistes refusent de voir. Le capitaliste décide à qui il veut confier son capital. Il ne suffit pas donc pas d’assurer l’autonomie des directeurs d'entreprises pour créer un marché.

Comme il le notait déjà dans son article "Le calcul économique dans une économie socialiste" (1920) :

«Elle (la collectivité socialiste) sait exactement - ou elle croit savoir - quels buts elle doit s'efforcer d'atteindre en dirigeant l'économie ; elle doit agir en conséquence, c'est-à-dire atteindre ce but en engageant le minimum de frais. Pour découvrir quelle est la voie la moins coûteuse, il lui faut faire un calcul. Or ce calcul ne peut être naturellement qu'un calcul en termes de valeur. Dans le régime économique fondé sur la propriété privée des moyens de production, ce sont tous les membres de la société qui font en toute indépendance ce calcul en termes de valeur. Dans la collectivité socialiste où toutes les modifications économiques se transforment ainsi en une entreprise dont il est impossible d'apprécier à l'avance ou d'établir plus tard rétrospectivement le résultat, on ne fait que tâtonner dans les ténèbres. Le socialisme est la fin de l'économie rationnelle. »
    — Ludwig von Mises, Le calcul économique dans une économie socialiste
«The objection thus raised against socialism is completely sound, but it does not get to the heart of the matter. Were it possible in a socialist community to ascertain the output of the labor of every individual comrade with the same precision with which this is accomplished for each worker by means of economic calculation in the capitalist system, the practicability of socialism would not be dependent on the good will of every individual. Society would be in a position, at least within certain limits, to determine the share of the total output to be allotted to each worker on the basis of the extent of his contribution to production. What renders socialism impracticable is precisely the fact that calculation of this kind is impossible in a socialist society. »
    — Ludwig von Mises, Liberalism, 2.4. The Impracticability of Socialism

Conclusion

Hayek montre qu'une économie étatisée ne peut allouer les ressources mieux qu'une économie capitaliste, la raison principale étant que l'information véhiculée par le système des prix en économie de marché est supérieure à tout ce qu'un planificateur serait capable d'obtenir, cette information étant détenue et partagée par une multitude d'agents économiques. Le planificateur constructiviste surestime sa capacité réelle à organiser rationnellement la société.

En économie libérale, le prix est le résultat de la loi de l'offre et de la demande. C'est un prix qui tient compte de tous les aspects de l'évolution de l'économie.

En revanche, les calculs réalisés en régime socialiste, ne sont qu'idéologiques ou politiques et ne tiennent aucun compte de l'activité économique elle-même. Il en résulte que dans un tel régime les prix sont arbitraires. La conséquence sera tantôt la pénurie, tantôt le gaspillage.

Bibliographie

Études fondamentales

Études contemporaines

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  • 1990, Günther K Chaloupek, "The Austrian Debate on Economic Calculation in a Socialist Economy", History of Political Economy, Vol 24, n°4, pp659-675
  • 1993,
    • Peter Boettke, "Why Perestroika Failed: The Politics and Economics of Socialist Transformation", London/New York: Routledge
    • Franco Donzelli, “The Influence of the Socialist Calculation Debate on Hayek's View of General Equilibrium Theory”, Revue Européenne des Sciences Sociales, 31, 96 : 47-84.
    • Richard Ebeling, "Economic Calculation Under Socialism: Ludwig von Mises and His Predecessors, In: Jeffrey M. Herbener, Dir., The Meaning of Ludwig von Mises (Norwell, MA: Kluwer Academic Press) pp. 56-101



  • Dan Greenwood, 2007, Planning and Know-how: The Relationship between Knowledge and Calculation in Hayek's Case for Markets, Review of Political Economy, Vol 19, n°3, pp419–434
  • Jeffrey M. Herbener, 1996, "Economic Calculation and the Question of Arithmetic," Review of Austrian Economics, vol.9 n°1
  • T. J. B. Hoff, 1949, Economic Calculation in the Socialist Economy, London: William Hodge
  • Hans-Hermann Hoppe, (1989) A Theory of Socialism and Capitalism ;
  • —— (1996) "Socialism: A Property or Knowledge Problem?", Review of Austrian Economics, vol. 9 n°1


  • Steve Horwitz, 1998, Monetary Calculation and Mises’s Critique of Planning, History of Political Economy, Vol 30, n°3, fall, pp427–450
  • Bruno Jossa, (1994), “Hayek and market socialism, In: Marina Colonna et Harald Hagemann, dir., The Economics of F. A. Hayek, vol. 2, Capitalism, Socialism and Knowledge. Aldershot, Hants; Brookfield, VT., Edward Elgar, pp76-93
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  • Willem Keizer, 1989, Recent reinterpretations of the socialist calculation debate, Journal of Economic Studies, 16(2), pp63–83
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  • Israel Kirzner, (1988) "The Economic Calculation Debate: Lessons for Austrians", RAE, n°2 vol.1
  • Barry Dean Simpson et Scott A. Kjar, 2006, A Diagrammatic Exposition of the Socialist Calculation Argument, New Perspectives on Political Economy, Volume 2, Number 1, pp47–59
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  • Don Lavoie, 1981, "Introduction: An Economic Critique of Socialism", The Journal of Libertarian Studies, Vol. V n°1, hiver
  • Don Lavoie, 1981, A critique of the standard account of the socialist calculation debate. Journal of Libertarian Studies 5 (1), winter, p. 41-73.
  • Don Lavoie, 1985, Rivalry and Central Planning: The Socialist Calculation Debate Reconsidered (Cambridge: Cambridge University Press)
  • Don Lavoie, 1985, National Economic Planning: What is Left? (Cambridge, MA: Ballinger Publishing).
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Les défenseurs du socialisme de marché

A. L'avant débat (avant la contestation de Hayek et de Mises)

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    • Traduit en anglais en 1935, In: Friedrich A. Hayek, dir., "Collectivist Economic Planning: Critical Studies on the Possibility of Socialism", London: Routledge and Kegan Paul
  • Otto Leichter, 1923, "Die Wirtschaftsrechnung in der sozialistischen Gesellschaft" [Economic Calculation in the Socialist Society], Marxstudien, Vienna. 5:1

B. La première école[6] (Les années 30 durant le débat avec Hayek et Mises)

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  • 1931, Willet C. Roper, Jr., "The Problem of Pricing in a Socialist State", Cambridge, Mass.: Harvard university Press
  • 1933,
    • Henry D. Dickinson, "Price Formation in a Socialist Community", The Economic Journal, Vol 43, n°170, juin, pp237-250
    • Maurice Dobb, "Economic Theory and the Problems of a Socialist Economy", The Economic Journal, Vol. 43, N°172, décembre, pp588-98
  • 1934, Abba P. Lerner, "Economic Theory and Socialist Economy", Review of Economic Studies, 2, pp51-61
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      • Repris en 1938 avec des ajoûts et des modifications, Benjamin E. Lippincott, Dir., On the Economic Theory of Socialism, University of Minnesota
      • Repris en 1956, In Benjamin E. Lippincott, Dir., On the Economic Theory of Socialism. Minneapolis: University of Minnesota Press
      • Abba P. Lerner, "A Note on Socialist Economics", Review of Economic Studies, vol W, octobre
  • 1937,
    • Oskar Lange, "On the economic theory of socialism", 2ème partie, Review of Economic Studies, février, pp123-142
      • Repris en 1938 avec des ajoûts et des modifications, Benjamin E. Lippincott, Dir., On the Economic Theory of Socialism, University of Minnesota
      • Repris en 1956, In Benjamin E. Lippincott, Dir., On the Economic Theory of Socialism. Minneapolis: University of Minnesota Press
    • Abba P. Lerner, "Statics and Dynamics in Socialist Economics", Economic Journal, 47, (juin)
  • 1938, Benjamin E. Lippincott, dir., On the Economic Theory of Socialism, Volume 2, Government Control of the Economic Order, Minneapolis: The University of Minnesota Press
    • Repris en 1964, New York: McGraw-Hill
  • 1939, Henry D. Dickinson, "Economics of Socialism", Londres : Oxford University Press
  • 1940, Oskar Lange, "Letter to FA Hayek", traduit par Thadeusz Kowalik, In: Economic Theory and Market Socialism, Thadeusz Kowalik, Dir., Edward Elgar Pub.
  • 1942, Oscar Lange, "Economics of Socialism", Journal of Political Economy, Vol 50, n°2, pp299-303
  • 1944, Abba P. Lerner, "The Economics of Control", New York : McMillan
  • 1948, Abram Bergson, "Socialist Economics", In: Howard S. Ellis, dir., A Survey of Contemporary Economics. Vol. 1. Homewood, Ill.: Richard D. Irwin. pp412-448
  • 1949, Evan F. M. Durbin, “Economic Calculus in a Planned Economy", In: Problems of Economic Planning, London: Routledge & Kegan Paul Ltd.

C. La deuxième école (Le retour des années 60 et 70)

  • 1958, Oscar Lange, "The Role of Planning in Socialist Economy",
    • Repris en 1969, In: Morris Bornstein, Dir., Comparative Economic Systems. Homewood, Ill.: Richard D. Irwin, pp169-81
  • 1961, Jan Drewnowski, "The Economic Theory of Socialism: A Suggestion for Reconsideration", Journal of Political Economy, Vol 69, n°4, August
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    • Abram Bergson, “Market socialism revisited”, Journal of Political Economy, vol 75, pp655-673
    • Oscar Lange, "The computer and the market", In: C. H. Feinstein, dir., Socialism, Capitalism and Economic Growth. Cambridge: Cambridge University Press
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    • Benjamin N. Ward, "The Socialist Economy: A Study of Organizational Alternatives", New York: Random House Inc.
  • 1970, Robert L. Heilbroner, "Between Capitalism and Socialism", New York: Random House
  • 1972, Oscar Lange, "The Economist’s Case for Socialism", In: Richard S. Eckhaus et Robert W. Crandall, dir., Contemporary Issues in Economics: Selected Readings, Boston: Little, Brown & Co.

D. La troisième école (l'après-crise pétrolière)

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  • P. Auerbach, M. Desai et A. Shamsavari, 1988, The Transition from Actually Existing Capitalism, New Left Review, n°170, pp61-78
  • Paul W. Cockshott et Allin Cottrell, 1989, Labour value and socialist economic calculation, Economy and Society, vol. 18, pp71-99
  • Pat Devine, 1988, Democracy and Economic Planning, Cambridge, Polity Press
  • D. Elson, 1988, Market Socialism or Socialisation of the Market, New Left Review, n°172, pp3-44
  • E. Mandel, 1986, In Defence of Socialist Planning, New Left Review, n°159, pp5-37
  • E. Mandel, 1988, The Myth of Market Socialism, New Left Review, n°169, pp108-120


E. La quatrième école (phase contemporaine)

  • Paul W. Cockshott, 1990, Application of artificial intelligence techniques to economic planning, Future Computing Systems, vol. 2, pp. 429-43
  • P. Bardham et J. Roemer, 1992, Market Socialism: A Case for Rejuvenation, Journal of Economic Perspectives. Vol. 6, No. 3, pp. 101-116
  • Pat Devine, 1992, Market Socialism or Participatory Planning?, Journal of Radical Political Economics, 24 (3/4). pp.67-89
  • Thomas Weisskopf, 1992, "Toward a Socialism for the Future, in the Wake of the Demise of the Socialism of the Past, Review of Radical Political Economics, (24, 3&4), pp14-17
  • P. Bardhan et J. Roemer, dir., 1993, Market socialism: The current debate. New York: Oxford University Press
  • P. Bardhan, 1993, On Tackling the Soft Budget Constraint in Market Socialism, In: P. Bardhan et J. Roemer, dir., Market Socialism: The Current Debate, New York: Oxford University Press
  • Paul W. Cockshott et Allin Cottrell, 1993, Towards a New Socialism, Nottingham: Spokesman
  • Paul W. Cockshott et Allin Cottrell, 1993, Calculation, Complexity and Planning: The Socialist Calculation Debate Once Again, Review of Political Economy, 5, 1: 73-112
  • Paul W. Cockshott et Allin Cottrell, 1993, Socialist planning after the collapse of the Soviet Union, Revue Européene des Sciences Sociales, vol. 31, pp. 167-185
  • Thomas Weisskopf, 1993, “A democratic-enterprise-based socialism, In: P. Bardhan et J. Roemer, dir., Market Socialism. The Current Debate. New York: Oxford University Press
  • P. Bardhan et J. Roemer, 1994, On the Workability of Market Socialism, Journal of Economic Perspectives vol. 8, pp177-181
  • J. E. Roemer, 1994, A Future for Socialism. Cambridge, MA: Harvard University Press
  • Joseph Stiglitz, 1994, Whither Socialism? Cambridge, MA and London: MIT Press
  • J. E. Roemer, 1995, “An anti-Hayekian manifesto,” New Left Review, pp. 112-29
  • Fikret Adaman et Pat Devine, 1996, The Economic Calculation Debate: Lessons for Socialists, Cambridge Journal of Economics. Vol. 20, No. 5, pp. 523-537
  • O’Neill, J. 1996. Who won the socialist calculation debate? History of Political Thought, 27:431–42
  • Fikret Adaman et Pat Devine, 1997, On the economic theory of socialism, New Left Review, 221, janvier/février, pp54-80
  • O’Neill, J. 1999. Ecology, socialism and Austrian economics. In E. Nemeth and R. Heinrich (eds.) Otto Neurath: Rationalit¨at, Planung, Vielfalt. Weiner Reihe
  • Fikret Adaman et Pat Devine, 2001, Participatory planning as a deliberative democratic process: a response to Hodgson’s critique, Economy and Society 30(2), pp229-239
  • Pat Devine, 2002, The institutional context of entrepreneurial activity, In: Fikret Adaman et Patrick Devine, Dir., Economy and Society: Money, Capitalism and Transition, Montreal: Black Rose Books
  • Fikret Adaman et Pat Devine, 2002, A reconsideration of the theory of entrepreneurship: a participatory approach, Review of Political Economy 14(3), pp329-355
  • O’Neill, J. 2004. Ecological economics and the politics of knowledge: the debate between Hayek and Neurath. Cambridge Journal of Economics 28:431–47
  • Simon Griffiths, 2006, “Market Socialism in Retrospect”, Contemporary Politics, Vol 12, pp25–44

Liens externes

Citations

  • Lorsque les archives du Gosplan furent enfin accessibles et que les anciens économistes soviétiques qui avaient participé à sa mise en œuvre furent autorisés à s’exprimer, il devint impossible de nier l’évidence : point par point, la condamnation à mort prononcée par Mises en 1920 s’était avérée exacte. On découvrit, par exemple, qu’en l’absence de marché libre, les responsables du Gosplan était littéralement incapables d’établir une échelle de prix et en étaient réduits à utiliser les espions du KGB pour récupérer les catalogues de La Redoute ou de Sears. La plus grande entreprise de planification économique jamais conçue n’avait ainsi due sa survie... qu’à l’existence d’économies de marché à ses portes et les écrits de Mises, formellement interdits par le pouvoir soviétique comme naguère par les nazis, circulaient de mains en mains au cœur même de l’appareil de planification (anecdote rapportée, notamment, par Yuri Maltsev, un des économistes chargés par Gorbachev de mettre en œuvre la perestroika). (Georges Kaplan)

Notes et références

  1. "Bortkiewicz se pencha aussi sur l'économie politique. Il examina la théorie marxienne des prix et des profits. Il montra l’inconsistance de cette théorie et modifia le schéma marxien de manière à le rendre possible. Schumpeter écrit : "By far [Bortkiewicz's] most important achievement is his analysis of the theoretical framework of the Marxian system, much the best thing ever written on it and, incidentally, on its other critics. A similar masterpiece is his paper on the theories of rent of Rodbertus and Marx." [1]. Sur Bortkiewicz, voir aussi : Michel Rosier, "De l’erreur de la rectification par Bortkiewicz d’une prétendue erreur de Marx"
  2. The Fortunes of Liberalism, p.139
  3. Caldwell 1997, p.6
  4. Ludwig von Mises, Le calcul économique dans une économie socialiste, [lire en ligne]
  5. Publié aussi dans IEO et Socialism and War (coll. works 10)
  6. Selon les auteurs, P. Bardhan et J. Roemer, 1993, la première génération du socialisme du marché prend son modèle dans la simulation de prix (fantôme) afin de réaliser un calcul économique.

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