États-Unis
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Les USA sont communément présentés comme La Mecque du libéralisme, ce qu'il n'est absolument pas, même s'il est plus libéral, dans certains domaines, que la plupart des pays d'Europe.
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Erreurs courantes
- Le modèle libéral, ce sont les USA ; le libéralisme est une idéologie anglo-saxonne
Il n'y a pas de modèle libéral, encore moins d'état libéral : il y a seulement des états plus ou moins libéraux. De plus, la véritable tradition libérale est française. Elle a été illustrée par des personnalités ou des philosophes tels que Benjamin Constant, Tocqueville, Turgot (le premier homme d’état français à mettre en place des réformes libérales), Condorcet, qui s’illustre par son combat pour les Droits de l’Homme et contre l’esclavage, Montesquieu, le penseur de L’Esprit des Lois, Say, Bastiat, Molinari, fameux économistes du XIXe siècle, Jacques Rueff et Raymond Aron, qui dénoncent au XXe siècle les dérives de l’état jacobin, etc.
Les Etats-Unis sont d'autant moins un modèle de libéralisme qu'ils se sont écartés considérablement du modèle d'origine des Pères Fondateurs - modèle quasiment libertarien - tel que l'ébauchait un Thomas Jefferson. Il y a peu de rapport entre les Etats-Unis du XVIIIe siècle, pays neutre, sans impôt (autre que des droits de douane), proclamant les droits naturels, et la puissance impérialiste qu'ils sont devenus aujourd'hui, interventionniste en tous les domaines, belliciste et social-démocrate. Bien que l'amalgame soit fréquent dans le public, il ne faut pas confondre libéralisme et néoconservatisme.
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| Histoire Des Etats Unis (for) | |
| Histoire des États-Unis |
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Articles sur l'histoire des États-Unis d'Amérique
- États-Unis d'Amérique (chronologie)
- Les origines de la Révolution américaine
- Révolution américaine
- George Washington
- John Adams
- Thomas Jefferson
- James Madison
- Abraham Lincoln
- New Deal
Citations
- (Les libertariens) estiment que, depuis les années 1930, Franklin Roosevelt et son " New Deal ", l'Amérique n'est plus vraiment un pays capitaliste libéral, mais une sorte de social-démocratie. Ils affirment que si le système américain ne fonctionne plus pour la satisfaction et le bien être de tous et de chacun, ce n'est pas parce que le capitalisme est en crise, comme l'assurent nos marxistes et marxisants, c'est, au contraire, parce qu'il a été perverti, oublié, dénaturé. Ils assurent et ils tentent de prouver que le retour à la liberté la plus totale ne présenterait que des avantages. Et il est bien vrai que, vus de près, les Etats-Unis ont renié de longue date la pure doctrine libérale des premiers âges du capitalisme. Il est bien vrai qu'un nombre toujours plus grand d' "Agences" fédérales ou d'organismes locaux limitent les activités des individus comme des entreprises. Ils édictent des règles, imposent des restrictions au nom soit du respect de la concurrence, soit de la défense du consommateur, soit encore de critères d'hygiène, de sécurité, etc. Or, les néo-libéraux américains assurent que ces réglementations aboutissent exactement à l'inverse de leur propos. (Vive le capitalisme, Maurice Roy, 1977, Collection "Les Impertinents" Plon.)
- Les États-Unis contrôlent plus d’armes de destruction massive que n’importe qui ; ils n’ont pas hésité à utiliser des gaz contre leur propre population (à Waco) ; ils imposent des embargos économiques (contre Cuba ainsi que l’Irak) qui affectent particulièrement les populations civiles et qui, à cause de cela, ont traditionnellement été considérés comme des moyens particulièrement odieux de faire la guerre. Les États-Unis, incités en cela par les néoconservateurs et les fondamentalistes évangéliques, sont motivés par une ferveur quasi religieuse et empreinte de suffisance à concrétiser le vieux rêve wilsonien et à répandre la démocratie dans le monde. (Hans-Hermann Hoppe, en 2002)
- La Constitution des Etats-Unis est restée pratiquement inchangée et contient exactement les mêmes mots qu'au jour de sa rédaction ; pourtant, ces mots qui, autrefois, contraignaient les hommes politiques à faire preuve de modération et d'intégrité ont été transformés en pâte à modeler. Le gouvernement, qui ne pouvait autrefois ni lever d'impôts, ni engager de dépenses, ni imposer de lois, peut aujourd'hui faire tout ce que bon lui semble. L'exécutif dispose de tout le pouvoir nécessaire pour faire pratiquement tout ce qu'il désire. Le Congrès ne souffle mot, tel un naïf faire-valoir, exigeant seulement que les faveurs soient partagées. (William Bonner et Addison Wiggin, L’Empire des dettes, 2006)
Liens externes
- Chroniques américaines de Florin Aftalion (fr)
- Français et Américains - L'autre rive (cyberlivre gratuit, par Pascal Baudry) (fr)
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