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Edith Penrose

De Wikiberal
Edith Penrose
Économiste

Dates 1914 - 1996
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Tendance École autrichienne
Origine Royaume-Uni Royaume-Uni puis États-Unis États-Unis
Articles internes Liste de tous les articles

Citation
inter lib.org sur Edith Penrose

Edith Penrose, née le 15 novembre 1914 à Los Angeles et morte le 11 octobre 1996 à Waterbeach, Cambridgeshire, est une économiste américaine. Elle est diplômée de Berkeley (BA). En 1939, elle accompagne son mari à Genève au Bureau International du travail. Elle écrit son premier livre, Economics of the International Patent System, publié en 1951. Elle obtient son Ph.D. la même année à l'université Johns Hopkins et achève sa thèse sous la direction de l'économiste autrichien Fritz Machlup. Ce dernier l'invita à participer à un projet de recherche sur la croissance des firmes et ils écrivent un article sur le Droit de propriété intellectuelle. En 1964, elle enseigne au School of Oriental and African Studies, qu'elle quittera durant sa retraite provisoire en 1978 puisqu'elle rejoint l'INSEAD.

La théorie de la croissance de la firme par les services subjectifs des ressources

Dans sa théorie de la firme, Edith Penrose propose une théorie des processus de croissance basée sur la recherche de la connaissance par l'entreprise, sans que celle-ci ne subisse la contrainte de l'Etat. En présentant la motivation des dirigeants orientée vers la résolution de problèmes émergents en formant de nouvelles combinaisons, Edith Penrose se différencie du courant économique dominant. Les ressources ne sont pas définies comme des inputs dans les fonctions de production mais comme des services subjectifs :

Les services rendus par les ressources sont une fonction de la manière dont elles sont utilisées, en combinaison avec les différents types ou les montants des autres ressources. Ces services sont dirigés vers des opportunités de marché, qui ne sont pas elles-mêmes objectives mais des 'images'.

Strictement parlant, ce ne sont pas les ressources elles-mêmes qui sont les inputs du processus de production, nous indique Edith Penrose, mais ce sont uniquement les services que les ressources peuvent rendre.

"La distinction importante entre les ressources et les services n'est pas leur durabilité relative. Elle réside plutôt dans le fait que les ressources se composent d'un ensemble de services potentiels et peuvent, pour la plupart, être définies indépendamment de leur utilisation, tandis que les services ne peuvent pas être ainsi définies, le mot "service" implique une fonction, une activité. Edith Penrose, 1959, The Theory of the Growth of the Firm, Oxford: Basil Blackwell, p25
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Edith Penrose spécifie que c'est dans cette distinction entre les ressources et les services rendus par les ressources où se trouve l'unicité de chaque entreprise. Les potentiels de l'entreprise sont liés au leadership cognitif de l'entrepreneur pour imaginer les services issus des ressources et du leadership situationnel, c'est à dire du milieu environnant de l'entrepreneur. Cette idée est exprimée par Edith Penrose qui s'écarte du leadership par les traits psychologiques avec une référence explicite au leadership visionnaire par le concept « d'image » :
"Dans les limites inconnaissables placées par l'environnement sur ​​l'action réussie, il y a un large éventail de jugements. Nous devons nous intéresser à l'environnement comme d'une « image » dans l'esprit de l'entrepreneur, car nous voulons, entre autres choses, découvrir ce que les considérations économiques, par opposition à des considérations de « tempérament » déterminent les jugements entrepreneuriaux sur l'environnement." Edith Penrose, 1959, The Theory of the Growth of the Firm, Oxford: Basil Blackwell, p42

Kenneth Boulding et Fritz Machlup ont fortement influencé l'apport théorique d'Edith Penrose. L'entreprise est un cadre de gestion dans lequel est organisé la connaissance en continuelle mutation au fur et à mesure de l'utilisation de nouvelles ressources et du changement de l'environnement. Le modèle théorique de la croissance de la firme est un modèle évolutionniste qui n'est pas basé sur une analogie biologique, comme les écrits d'Armen Alchian pourraient facilement le faire croire. En accord avec l'approche de Ronald Coase, le coût d'organisation à l'intérieur d'une firme dépend des autres activités de l'entreprise. La théorie de la firme d'Edith Penrose s'aligne sur la pensée d'Adam Smith, de Charles Babbage, de Jean-Baptiste Say, de Carl Menger et d'Alfred Marshall. Son livre de 1959 représente un passage important de l'attention nécessaire portée sur la relation entre le management stratégique et l'économie organisationnelle.

Edith Penrose propose une approche basée sur les compétences et les capacités. La connaissance est le pilier explicatif de la croissance et du développement des organisations. La différence de croissance entre les firmes s'analysent par les ressources uniques que ces entreprises tentent de faire croître. La connaissance tacite des dirigeants est primordiale dans les performances stratégiques des sociétés. Comme chaque dirigeant maîtrise plus ou moins cette connaissance non codifiée, ceci explique les différences de croissance. Les ressources spécifiques aux entreprises plus l'expérience propre aux managers assurent le développement et l'inscription de cette connaissance dans les services accompagnant l’offre. Edith Penrose a ainsi permis l'éclosion d'une autre école théorique de l'organisation, l’approche fondée sur les ressources et sur les capacités.

Théorie des interstices : des opportunités qui sécurisent le développement économique

Dans "la théorie de la croissance de la firme", Edith Penrose introduit le concept des "interstices" en économie. Les interstices sont définies comme des fenêtres d'opportunité pour la croissance des petites entreprises, résultant de l'incapacité des grandes entreprises à exploiter toutes les "opportunités productives" générées par leur propre croissance.

Edith Penrose note que la concurrence innovante des grandes entreprises peut dégénérer en concurrence presque insensée pour satisfaire la demande des consommateurs. Elle suppose, donc, que les grandes entreprises sont les premières a bénéficier d'un avantage concurrentiel généralisé par rapport aux entreprises plus jeunes et plus petites. Dans les premiers stades du développement industriel rapide, les interstices peuvent être très larges et nombreuses, simplement parce que les entreprises établies sont si peu nombreuses et parce que de nombreuses nouvelles industries émergent. Mais, compte tenu de la limitation inhérente à la croissance des grandes entreprises, même dans les conditions les plus favorables, leur croissance entraîne nécessairement la création d'opportunités productives inexploitées.

Ce sont les petites entreprises qui peuvent se développer dans ces fenêtres temporaires d'opportunité, ou dans ces "interstices". Dans la formulation originale d'Edith Penrose, les interstices sont un sous-produit de l'activité d'une grande firme. Cependant, il semble que les industries les plus importantes aient tendance à devenir dominées, peu à peu, par quelques grandes entreprises et finalement un degré élevé de concentration se développe tôt ou tard[1].

En conclusion, Edith Penrose s'appuie sur le subjectivisme méthodologique (par exemple, les perceptions des entrepreneurs "d'opportunité productive") et sur l'objectivisme méthodologique (par exemple, le rôle joué par les "interstices" et les structures industrielles préexistantes qui permettent la croissance des petites entreprises).

Annexes

Notes et références

  1. Edith Penrose a utilisé ses propres observations sur l'activité de l'entreprise dans les années 1950 pour démontrer la dynamique des interstices, indiquant comment les décisions des grandes entreprises américaines ont affecté la petite entreprise.

Publications

  • 1940, Food Control in Great Britain, Geneva: ILO article sur le rationnemment alimentaire en période de guerre)
  • 1950, avec Fritz Machlup, The patent controversy in the nineteenth century, Journal of Economic History, X , pp1-29
  • 1951, "The Economics of the International Patent System", Baltimore MD: Johns Hopkins Press
  • 1952, "Biological Analogies in the Theory of the Firm", American Economic Review, 42 (5), pp804-819. La métaphore de la biologie évolutionniste n'est pas opportune pour servir de guide au raisonnement économique. Il s'agit d'une réponse directe à la relative et prudente tentative d'Armen Alchian de fournir une justification à l'utilisation de la théorie du prix d'équilibre pour expliquer les changements dans les prix et dans les quantités.
  • 1955,
    • a. "Research on the Business Firm: Limits to Growth and Size of firms", American Economic Review, 45 (2), pp531-543
    • b. "Rejoinder to Armen A. Alchian", The American Economic Review, Vol 43, pp603-609
  • 1956, "Foreign Investment and the Growth of the Firm", Economic Journal, 66 (262), pp220-235, (L'investissement étranger comme moyens d'acquérir de nouvelles capacités)
  • 1959, "The Theory of the Growth of the Firm", Oxford: Basil Blackwell
    • 2ème édition en 1980, Oxford: Basil Blackwell [avec avant-propos de Martin Slater]
    • 3ème édition en 1995, Oxford: Oxford University Press, [avec nouveau avant-propos d'Edith Penrose]
    • 4ème édition en 2009, Oxford: Oxford University Press [avec nouveau avant-propos de Christos Pitelis]
  • 1960, "The Growth of the Firm – A Case Study: The Hercules Powder Company", Business History Review, 34 (1), pp1-23
  • 1962, "Some Problems of Policy Towards Direct Private Investment in Developing countries", Middle East Economic Papers, Lebanon: American University of Beirut, pp121-139
  • 1964, "Monopoly and Competition in the International Petroleum Industry", The Yearbook of World Affairs, Vol 18, London: Stevens
  • 1968, "The Large International Firm in Developing Countries: The International Petroleum Industry", London: Allen and Unwin
  • 1971,
    • a. dir. "The Growth of the Firm, Middle East Oil and Other Essays", London: Frank Cass
    • b. "Economics and the aspirations of Le Tiers Monde", In: Edith Penrose, dir., "The Growth of Firms, Middle East Oil and Other Essays", London: Cass. London. pp319-336. Conférence d'ouverture, School of Oriental and African Studies, London, tenue le 10 févier 1965
  • 1973, "International Patenting and the Less Developed Countries", Economic Journal, 83 (331), pp768-786
  • 1978, avec E. F. Penrose, "Iraq: International Relations and National Development", London: Benn
  • 1985, "The Theory of the Growth of the Firm: Twenty-Five Years After", In: L. Engwall, J. Johanson, dir., "Acta Universitatis Upsaliensis: Studia Oeconomicae Negotiorum", Vol 20, Uppsala: University of Uppsala, pp1-16
  • 1989, "History, the Social Sciences and Economic 'Theory' with Special Reference to Multinational Enterprise", In: A. Teichova, M. Levy-Leboyer, H. Nussbaum, dir., "Multinational Enterprise in Historical Perspective", Cambridge: Cambridge University Press, pp7-13
  • 1990, "Dumping, “Unfair” Competition and Multinational Corporations", Japan and the World Economy, Vol 1, pp181-187
  • 1992,
    • a. "Economic liberalization: Openness and integration – but what kind?", Development Policy Review, Vol 10, pp237-254
      • Repris en 1993, Prometheus, Vol 11, n°1, pp30-44
    • b. avec G. Joffẽ, P. Stevens, "Nationalisation of foreign-owned property for a public purpose: An economic perspective on appropriate compensation", The Modern Law Review, Vol 55, pp351–367
  • 1996, "Growth of the Firm and Networking", In: M. Warner, dir., "International Encyclopaedia of Business and Management", International Thompson Business Press, London, pp1716-1724
  • 2008, "Strategy/Organization and the Metamorphosis of the Large Firm", Organization Studies, Vol 29, n°8-9, pp1117–1124

Littérature secondaire

De 1953 à 1999

  • 1953, Armen Alchian, "Comment on Penrose, E. (1952) Biological analogies in the theory of the firm: Comment", American Economic Review, Vol 43, pp600-603
  • 1961, R. Marris, "The theory of the growth of the firm, a review of Penrose (1959)", Economic Journal, Vol 71, pp110-113
  • 1969, Hirofumi Uzawa, Time Preference and the Penrose Effect in a Two-class Model of Economic Growth, Journal of Political Economy, 77 (July-August), pp628-52
  • 1970, T. Y. Shen, "Economies of scale, Penrose effect, growth of plants and their size distribution", Journal of Political Economy, Vol 78, pp702-716
  • 1992, M. H. Best, “The Firm and Market: The Dynamic Perspectives of Schumpeter and Penrose”, Social Concept, Vol 6 (2), pp3-23
  • 1994, J. C. Spender, Organizational Knowledge, Collective Practice and Penrose Rents, International Business Review, Vol 3, n°4, pp353-367
  • 1996,
    • Lia Fubini, Edith Penrose e la teoria della piccola impresa, Storia del pensiero economico, n°33-34,
    • C. N. Pitelis et M. W. Wahl, Edith Penrose: Pioneer of stakeholder theory, Long Range Planning, 31 (2): 252-261
    • Salvatore Rizzello, Analogie biologiche e teoria dell'impresa. Il contributo di E. Penrose [Analogie biologique et théorie de l'entreprise. La contribution d'Edith Penrose], Storia del pensiero economico, n°33-34, pp97-116
    • Salvatore Rizzello, Edith Penrose: una nota biografica [Edith Penrose: une notice biographique], Storia del pensiero economico, n°33-34, pp95-96
    • Margherita Turvani, La Teoria dell'espansione dell'impresa di Edith Penrose: una rilettura, Storia del pensiero economico, n°33-34,
  • 1998,
    • C. N. Pitelis, M. W. Wahl, "Edith Penrose: pioneer of stakeholder theory", Long Range Planning, Vol 31, pp252-261
    • C. N. Pitelis, M. W. Wahl, "Edith Penrose and the Theory of (the Growth of) the Firm", Research Papers in Management Studies WP, 5/98, Cambridge: Judge Institute of Management Studies
  • 1999,
    • M. H. Best, E. Garnsey, "Edith Penrose, 1914-1996", The Economic Journal, Vol 109, ppF187-F201
    • Nicolai J. Foss, "Edith Penrose, economics and strategic management", Contributions to Political Economy, Vol 18, pp87-104
    • N. M. Kay, "Hercules and Penrose", Contributions to Political Economy, Vol 18, pp67-86
    • Georges Liagouras, Fondements de la dynamique industrielle et historicité : une relecture critique de A.Young, E.Penrose et G.Richardson, Economie Appliquée, n°3
    • Brian Loasby, “Edith T. Penrose’s Place in the Filiation of Economic Ideas”, Oeconomia, Vol 29, pp103–121
    • Brian Loasby, "The significance of Penrose’s theory for the development of economics", Contributions to Political Economy, Vol 18, pp31-46
    • R. Marris, "Edith Penrose and economics", Contributions to Political Economy, Vol 18, pp47-66
    • P. Penrose, C. N. Pitelis, "Edith Elura Tilton Penrose: life, contribution and influence", Contributions to Political Economy, Vol 18, pp3-22
    • Joël Thomas Ravix, dir., ‘Les Débats Post-Marshalliens sur la Firme et L’industrie: La Contribution d’Edith Tilton Penrose’ (Post Marshallian Discussions on the Firm and Industry: the Contribution of Edith Penrose), Économies et Sociétés: Cahiers de L’ISMÉA 23 (8): 99-226
    • George Richardson, "Mrs Penrose and neoclassical theory", Contributions to Political Economy, Vol 18, pp23-30

De 2000 à 2009

  • 2001,
    • Margherita Turvani, "Mismatching by Design: Explaining the dynamics of innovative capabilities of the firm with a Penrosean mark", In: Christos Pitelis, dir., "The Growth of the Firm - The Legacy of Edith Penrose", Oxford: Oxford University Press, pp195-214
    • Margherita Turvani, "Reading Edith Penrose’s ‘The Theory of the Growth of the Firm’ Forty years on (1959-1999)", In: Pierre Garrouste et Stavros Ioannides, dir., "Evolution and Path Dependence in Economic Ideas", Cheltenham: Edward Elgar, pp148–178
  • 2002,
    • John Cantwell, Innovation, profits and growth: Penrose and Schumpeter, In: C. Pitelis, dir., The growth of the firm; The legacy of Edith Penrose, Oxford: Oxford University Press, pp215-248
    • W. Lazonick, "The US industrial corporation and 'The Theory of the Growth of the Firm'", In: C. N. Pitelis, dir., "The Growth of the Firm: The Legacy of Edith Penrose", Oxford: Oxford University Press, pp249-278
    • Brian Loasby, The significance of Penrose’s theory for the development of economics, In: Pitelis, C. (Ed.), The Growth of the Firm: The Legacy of Edith Penrose. New York: Oxford University Press, pp45–59
    • C. Pitelis, The Growth of the Firm: The Legacy of Edith Penrose, Oxford and New York: Oxford University Press
    • C. Pitelis, On the garden of Edith, In: C. Pitelis, Dir., The Growth of the Firm: The Legacy of Edith Penrose. New York: Oxford University Press, pp1–15
    • George Richardson, ‘Mrs Penrose and Neoclassical Theory’, In: C. Pitelis, Dir., The Growth of the Firm: The Legacy of Edith Penrose, Oxford and New York: Oxford University Press, pp37-44
    • Alan M. Rugman et Alain Verbeke, Edith Penrose’s contribution to the resource-based view of strategic management, Strategic Management Journal, Vol 23, n°8, pp769–80
  • 2003,
    • M. H. Best, J. Humphries, "Edith Penrose: a feminist economist?", Feminist Economics, Vol 9, pp47-73
    • J. H. Dunning, "The contribution of Edith Penrose to international business scholarship", Management International Review, Vol 43, pp3-19
  • 2004,
    • T. Clark, S. Floyd, M. Wright, "Point-counterpoint: Edith Penrose and the resource-based view of strategic management", Journal of Management Studies, Vol 41, n°1, pp181–182
    • Yasemin Y. Kor et Joseph T. Mahoney, Edith Penrose’s (1959) Contributions to the Resource-based View of Strategic Management, Journal of Management Studies, Vol 41, n°1, janvier
    • A. Lockett et S. Thompson, "Edith Penrose’s contribution to the resource-based view: an alternative perspective", Journal of Management Studies, Vol 41, n°1, pp193–203
    • Alan M. Rugman et Alain Verbeke, "A final word on Edith Penrose", Journal of Management Studies, Vol 41, n°1, pp205–217
  • 2005,
    • A. Lockett, "Edith Penrose’s legacy to the resource-based view", Managerial and Decision Economics, Vol 26, pp83–98
    • Joseph T. Mahoney et D. Tan, Examining the Penrose effect in an international business context: the dynamics of Japanese firm growth in US industries’, Managerial and Decision Economics, Vol. 26, pp113–127
    • Steve Thompson et Mike Wright, Edith Penrose's contribution to economics and strategy: an overview, Managerial and Decision Economics 26:2, pp57-66
  • 2007,
    • Mie Augier, David J. Teece, "Dynamic capabilities and multinational enterprise: Penrosean insights and omissions", Management International Review, Vol 47, pp175-192
    • Paul W Beamish et Anthony Goerzen, "The Penrose effect: "excess" expatriates in multinational enterprises", Management International Review, March
    • R. K. Blundel, P. A. Clark, "Penrose, critical realism and the evolution of business knowledge: a methodological appraisal", Management and Organizational History, Vol 2, pp45-62
    • Mark Casson, P. Buckley, "Edith Penrose’s Theory of the Growth of the Firm and the strategic management of multinational enterprises", Management International Review, Vol 47, pp151-173
    • Carol M. Connell, "Discerning a mentor's role: the influence of Fritz Machlup on Edith Penrose's theory of the growth of the firm", Journal of Management History, 13(3), pp228-239
    • Teresa Freire Rubio et Ana Isabel Rosado Cubero, "Edith Penrose: una nueva visión de la empresa" ("Edith Penrose : une nouvelle vision de l'entreprise"), In: Luis Perdices Blas et Elena Gallego Abaroa, dir., "Mujeres economistas: las aportaciones de las mujeres a la ciencia económica y a su divulgación durante los siglos XIX y XX" ("Les femmes économistes : la contribution des femmes à la science économique et à sa divulgation au cours du XIXe et du XXe siècle"), pp435-461, ISBN 978-84-96877-02-3
    • Christos Pitelis, ‘‘A behavioral resource-based view of the firm – The synergy of Cyert and March (1963) and Penrose (1959)’’. Organization Science, 18(3), pp478–490
    • Christos Pitelis, Alain Verbeke, "Edith Penrose and the future of the multinational enterprise: New research directions", Management International Review, Vol 47, n°2, mars, pp139-149
    • Tan Danchi et Joseph T. Mahoney, "The Dynamics of Japanese Firm Growth in U.S. Industries: The Penrose Effect", Management International Review, 47 (2), pp259-279
    • Margherita Turvani, "The relevance today of Edith Penrose’s Theory of the Growth of the Firm", In: Geoffrey M. Hodgson, dir., "The Evolution of Economic Institutions. A Critical Reader", Edward Elgar, Cheltenham, UK • Northampton, MA, USA, pp211-232
  • 2008, Carol M. Connell, Firm and Government as actors in Penrose's process theory of International growth: Implications for the Resource-based view and Ownership - Location - Internationalisation paradigm, Australian Economic History Review, vol. 48, n°2, pp170-194
  • 2009, Carol M. Connell, "Method, Structure and Argument in Edith Penrose's Theory of Growth", Review Of Political Economy, Vol 21, n°4, October, pp549-566

De 2010 à 2017

  • 2011, C. N. Pitelis, "Globalization, development, and history in the work of Edith Penrose", Business History Review, Vol 85, pp65-84
  • 2012, Brian Loasby, "Edith Penrose and George Richardson", In: Michael Dietrich, Jackie Krafft, dir., "Handbook on the Economics and Theory of the Firm", Edward Elgar Publishing
  • 2013, Lowell Jacobsen, "On Robinson, Penrose, and the resource-based view", The European Journal of the History of Economic Thought, Vol 20, n°1, pp125-147

Liens externes

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