Pour contribuer à Wikibéral, la page Ouvrir un compte est à votre disposition.


Monopole

De Wikiberal
Affiche contre les monopoles et pour la liberté économique

Le monopole (du grec monos signifiant « un » et polein signifiant « vendre ») est un terme d'économie qui désigne une situation de marché où il existe de nombreux acheteurs et un seul vendeur. Lorsque la situation est inverse, un acheteur pour de nombreux vendeurs, on parle de monopsone.

Le terme « monopole » est utilisé de manière inappropriée lorsque que l'un des vendeurs occupe la première place d'un marché loin devant ses concurrents (par exemple Microsoft). Il est toujours possible de concurrencer le premier vendeur d'un produit. Soit en investissant dans la même activité, soit en investissant pour produire des marchandises substituables. Lorsque cet investissement nécessaire pour concurrencer le premier vendeur est très coûteux, on utilise aussi fautivement le terme 'monopole'. Lorsque les substituts disponibles sont rares, on utilise tout aussi fautivement le terme de « monopole ».

Un oligopole est un monopole partagé par plusieurs producteurs.

L'accès est difficile soit à cause de causes externes comme des règlements du pouvoir soit des raisons internes qui vont de celles légitimes — car d'une meilleure efficacité — aux pires lorsque la complexité est une véritable attitude machiavélique.

Les libertariens considèrent qu'un monopole provient nécessairement d'un privilège de l'Etat. Ils réservent donc ce mot à ce seul usage d'une activité choisie par l'Etat pour être un monopole. Les libertariens soutiennent ainsi qu'il n'existe pas d'autres monopoles que des monopoles d'Etat.

Il existe ainsi des monopoles « de droit » ou monopoles « politiques » (monopoles illégitimes imposés par l'État, par exemple jusqu'à récemment celui de la Sécurité sociale en France). Certains désignent fautivement par monopole « de fait », légitimes, le meilleur vendeur sur un marché. Cette situation particulière d'un acteur du marché, se trouve être le seul dans son secteur à un moment donné. Ainsi le seul boulanger d'un petit village n'a aucun monopole. En faisant 5 km de plus en voiture, on achètera son pain au super marché.

L'État peut lui-même être vu comme un monopole, celui de la sécurité, au travers des fonctions « régaliennes » de police, de justice et de défense. Les anarcho-capitalistes sont les seuls libéraux opposés à un tel monopole.

Sommaire

« Monopole naturel »

On nomme monopole naturel les secteurs d'activité économique qui se caractérisent par des rendements strictement croissants (le coût de production de la dernière unité est inférieur à celui de toutes les précédentes) et par conséquent par des coûts moyens strictement décroissants (le coût moyen diminue avec le volume de production) et pour lesquels un opérateur unique est nécessairement plus performant que plusieurs opérateurs. Il s'agit en général d'activités dont les coûts d'investissement (coûts fixes) sont si élevés qu'il ne serait pas viable de les multiplier pour permettre l'introduction de la concurrence. Un exemple évident : le tunnel sous la Manche.

L'existence de coûts moyens décroissants interdit l'application des règles économiques de la concurrence pure et parfaite et de la tarification au coût marginal. Des règles spécifiques ont été développées, en particulier par Marcel Boiteux, ancien président d'EDF.

Les exemples de monopoles naturels donnés généralement sont ceux des réseaux d'infrastructure : réseau ferroviaire, réseau routier et autoroutier, réseau de distribution d'eau, de gaz, d'électricité, ports, aéroports, …

Cette situation pourrait donner un pouvoir exorbitant à l'entreprise exploitante. Cela justifie selon les collectivistes l'intervention des pouvoirs publics, qui peut prendre diverses formes : exploitation publique, nationalisation, ou contrôle étroit de la gestion privé par l'intermédiaire d'un régulateur ou d'une autorité ad-hoc (à travers par exemple d'une délégation de service public). À noter que ce pouvoir de l'État peut devenir une source de surcoût pour l'utilisateur (licences d'exploitation), de corruption (attribution des concessions) et que, dans certains cas où l'État exerce lui-même le monopole par le biais d'entités publiques, c'est lui-même ou ces entités et leur personnel qui se retrouvent détenir ce pouvoir important. Il est donc essentiel que leurs responsabilités et pouvoirs soient clairement définis et que les citoyens et leurs représentants disposent de moyens de contrôle précis pour que ces entités remplissent efficacement leur mission.

Lorsqu'il est possible de dissocier techniquement la gestion de l'infrastructure de celle des services rendus au client final, les tenants de la théorie libérale appliquée à l'économie (c'est notamment le cas de la politique suivie par l'Union Européenne) pensent qu'il est possible de maintenir la première dans le cadre d'un monopole contrôlé et d'organiser la concurrence dans les services.

Critique

La plupart des auteurs de l'école autrichienne d'économie remettent en cause l'existence de monopoles naturels en économie.

Pour Friedrich Hayek, il ne peut y avoir de monopole que parce qu'il y a règlementation c'est-à-dire intervention de l'État.

Selon Thomas DiLorenzo[1], le monopole naturel est a-historique, car il n'existe aucune preuve dans l'histoire de son existence. Tous les monopoles qui ont pu perdurer jusqu'à aujourd'hui (télévision, téléphone, chemin de fer…) sont ceux qui ont bénéficié du soutien étatique. Il reproche aux économistes des années 1920 d'utiliser le scientisme pour concevoir une théorie d'ingénierie de la concurrence qui catalogue les industries en fonction des rendements d'échelle constant, croissant et décroissant. Cette vue veut nous faire croire, dit-il que les relations d'ingénierie déterminent la structure du marché, et par conséquent la concurrence.

De nombreux autres libéraux nient la réalité du « monopole naturel » :

« On ne peut empêcher l'émergence d'un concurrent dans un secteur donné si ce n'est par la loi. Autrement dit, il n'y a pas de monopole naturel. Seule la règlementation permet d'imposer une structure de marché. Il n'y a de monopoles que ceux issus des privilèges accordés par le prince. »
    — Jean-Louis Caccomo, Quelques réflexions sur la liberté, l'État et la société
« On parle aussi des fameux monopoles naturels : les situations où les techniques sont telles qu’on ne peut produire qu’à une grande échelle pour avoir un niveau de production optimal. Si on ne peut avoir qu’un seul producteur sur le marché, il y a le risque d’exploitation du consommateur. Cette théorie du monopole naturel est une pseudo-théorie, une théorie alibi qui est extrêmement dangereuse. […] Dire qu’il y a monopole naturel c’est prétendre qu’il y a une technique et UNE SEULE pour produire un bien. »
    — Pascal Salin, La concurrence dans l'optique autrichienne

La théorie du « monopole naturel » est également un argument d'autorité souvent invoqué par les technocrates pour justifier le service public « à la française » : il serait ainsi possible de gérer une entreprise publique en position de monopole naturel tout en respectant les exigences de l’efficience économique et de l’intérêt général.

« Face à cette énorme prétention intellectuelle, il est évidemment bien tentant d’évoquer les milliards de déficit accumulés par la SNCF, par France Télécom, par Air France. D’évoquer aussi l’énorme excédent de capacité de production du parc nucléaire. Voilà plus d’une dizaine d’années qu’EDF se trompe pratiquement systématiquement dans ses projections de croissance de sa demande. […] Mais lorsque la concurrence peut s’exprimer on constate que nos monopoles publics ne sont pas compétitifs. L’exemple d’Air France est à ce titre particulièrement éloquent. Dès que le monopole ne peut plus se contenter d’affirmer sa supériorité et qu’il doit la prouver, ses handicaps intrinsèques d’efficacité apparaissent au grand jour. »
    — Henri Lepage, Le service public à la française[2]

S'il y avait réellement des monopoles naturels (en raison par exemple d'économies d'échelle), alors ces monopoles ne devraient pas craindre la concurrence privée et n'auraient pas besoin d'une protection spéciale. La protection légale de tels monopoles se fait au détriment du public, qui subit des prix plus élevés, le monopoleur n'étant pas contraint par la concurrence à être plus innovant et plus productif.

L'explication d'Henri Lepage est que les théories du « monopole naturel » ne sont que des « rationalisations ex-post inventées pour apporter un alibi scientifique à des états de fait existants ». La réalité est la « capture du pouvoir de régulation par une industrie devenue adulte et soucieuse de mettre définitivement ses positions acquises à l'abri de toute compétition », le pouvoir fournissant d'autres prétextes tels que la défense des plus faibles ou la sécurité des usagers :

« Dès qu'une industrie apparaît dans un marché contrôlé par la puissance publique (nécessité d'une autorisation, appel à l'aide financière de l’État, soutien de ventes privilégiées), elle se trouve prise dans un engrenage quasiment inéluctable de centralisation et d'étatisation. Les chemins de fer et l'aéronautique en sont deux exemples. Notre conviction est que l'électricité en est un troisième. »
    — Henri Lepage

L'esprit monopoleur

Turgot désigne par esprit monopoleur les obstacles qui proviennent de la manière perverse avec laquelle les individus peuvent chercher à servir leurs intérêts au détriment de ceux d'autrui : en se constituant en corps, et tout spécialement en corporations et autres communautés ou compagnonnages dont l'objet principal est d'exclure les autres citoyens de la possibilité de librement travailler, entreprendre et échanger en interdisant la concurrence. « La source du mal est dans la faculté même accordée aux artisans d'un même métier de s'assembler et de se réunir en un corps » (1776), car ceci se fait « au préjudice de la société générale ». La perversion foncière de ces coalitions d'intérêts particuliers se traduit dans leur prétention à vouloir détenir des monopoles et obtenir des « privilèges exclusifs » assortis de statuts. Et à tenter d'y parvenir en exigeant de bénéficier d'une protection spéciale et discriminatoire de la part du gouvernement. C'est là que les deux maux se coagulent en un seul : « l'esprit monopoleur », où se conjuguent les intérêts des gouvernants et ceux des prédateurs privés.

Un des plus anciens textes libéraux à ce sujet est d'origine chinoise : il s'agit de la Dispute sur le sel et le fer (81 avant J.-C), qui relate un important débat tenu en ce temps-là, en présence de l’empereur, sur la question de savoir si l’État doit conserver le monopole de la production du sel et du fer.

Avant l’instauration des monopoles d’État, le pays n’était-il pas prospère ? À présent qu’ils sont établis, il souffre. [...] Le profit ne tombe pas du ciel, pas plus qu’il ne jaillit spontanément des entrailles de la terre ; il est entièrement tiré de la sueur et du sang du peuple.
On ne restaure pas un pays avec une recette aussi aveugle frappant avec prédilection les humbles et supprimant les possibilités d'essor de la masse laborieuse, tandis que les familles privilégiées, bénéficiant du monopole du commerce du sel, vivent grassement. Or la vie du pays dépend plus du travail de son peuple que du bien-être de quelques mandarins.

Erreur courante : le marché, livré à lui-même, tend vers des situations de monopole

Une idée très partagée est que le marché, s'il n'est pas contrôlé, tend vers des situations de monopole (ou de cartel) et la disparition de la concurrence, ceci au détriment du consommateur. L'interventionnisme étatique serait donc justifié pour éviter ce genre de situation. Le marxisme décrit fréquemment la supposée « concentration capitaliste » et les monopoles qui en découlent, sans réaliser que ces monopoles peuvent vaciller au gré des progrès (ou des « sauts ») technologiques, et que par ailleurs ils n'empêchent en rien le développement des petites et moyennes entreprises.

En réalité, un monopole de fait peut être parfaitement justifié, et l'État, malgré ses prétentions à l'omniscience, n'a aucun moyen de savoir a priori si ce monopole pratique des prix trop élevés, la notion de « juste prix » n'ayant aucun fondement économique. Par exemple, un innovateur, au début tout au moins, a 100% de part de marché, et est donc en situation de monopole, situation qui n'est pas due à la contrainte (comme pour les monopoles de droit d'origine étatique), mais à sa compétence dans son domaine. S'il pratique des prix que certains estiment exagérés, il y a de fortes chances qu'un concurrent apparaisse — s'il n'est pas empêché par une règlementation ou, s'il s'agit d'un concurrent étranger, par le protectionnisme, ce qui est le cas de figure le plus fréquent (pour ce qui est des créations de l'esprit, les lois sur la propriété intellectuelle constituent un autre obstacle injustifié à la concurrence). Et même si aucun concurrent n'apparaît, l'effet de substitution (voir loi de l'offre et de la demande) peut être suffisant pour contrebalancer son influence. Il suffit de regarder quelques décennies en arrière pour s'apercevoir du sort des leaders économiques d'alors : les seuls monopoles qui ont résisté et sont encore en place aujourd'hui sont les monopoles étatiques !

On peut même affirmer, comme le fait Murray Rothbard, que dans un marché libre il ne peut y avoir de monopole réel :

« Les producteurs individuels peuvent réduire leur production et la vente de leurs biens immobiliers ou de capital, soit individuellement soit de concert (via un « cartel ») de façon à augmenter les revenus monétaires attendus par les ventes. Encore une fois, une telle action n’a rien de clairement immoral. Les producteurs, toutes choses égales par ailleurs, essaient de maximiser leur revenu monétaire à partir de leurs facteurs de production. Ce n’est pas plus immoral qu’une autre tentative de maximiser le revenu monétaire. De plus, ils ne peuvent le faire qu’en servant les consommateurs, car, à nouveau, la vente est un acte volontaire de la part des producteurs et des consommateurs. Encore une fois, un tel « prix de monopole », pour être établi par un individu ou par plusieurs individus coopérant ensemble au sein d’un cartel, n’est possible que si la demande (directe ou indirecte du consommateur) est inélastique, et cette inélasticité est le résultat de choix purement volontaires des consommateurs dans la maximisation de leur satisfaction. Cette « inélasticité » est simplement une étiquette pour une situation dans laquelle les consommateurs dépensent plus d’argent sur un bien à un prix plus élevé qu’à un prix plus bas. Si les consommateurs étaient vraiment opposés à l’action du cartel, et si les échanges en résultant leur faisaient vraiment mal, ils boycotteraient la ou les firmes « monopolistiques », ils diminueraient leurs achats, la courbe de demande deviendrait élastique, et la firme serait forcée d’augmenter sa production et de réduire ses prix à nouveau. Si l’action d’un « prix monopolistique » a été engagée par un cartel, et que le cartel n’avait pas d’autres avantages pour rendre la production plus efficace, il devrait alors se dissoudre, à cause de l’élasticité alors démontrée de la demande. »
    — Murray Rothbard, L'Homme, l'Économie & l'État[3]

Le « problème » du monopole de fait est un de ces faux problèmes qui permettent seulement à l'État de justifier ses interventions dans la sphère économique (lois anti-trust, procès anti-trust, etc.) au nom de l'intérêt général :

« Qu'est-ce donc que l'approche antitrust, sinon une conception de l'action humaine qui suppose que l'entrepreneur, en ne faisant que disposer paisiblement de sa propriété légitime, peut faire le mal sans l'avoir voulu, sans en avoir seulement conscience, sans aucune participation consciente de sa part ? »
    — François Guillaumat

On remarquera d'ailleurs que marxistes et keynésiens critiquent les monopoles privés, mais jamais les monopoles d’État.

Erreur courante : un monopole étatique est préférable à la concurrence privée

De nombreux étatistes affirment la supériorité du monopole public sur le marché : il réaliserait des économies d'échelle et éviterait certains coûts en raison de l'absence de concurrence (dépenses publicitaires ou liées au marketing, par exemple), du fait qu'il échapperait à la « contrainte » de générer du profit. Des arguments identiques sont avancés par les étatistes en faveur des nationalisations et à l'encontre des privatisations.

En réalité, ils ne voient que la partie positive et ignorent volontairement, par idéologie, la partie négative, bien plus importante : le fait qu'un monopole de droit limite les choix (il fuit l'innovation et la diversification faute de concurrence), offre un piètre service (sans même parler de l'impact dévastateur des grèves, les travailleurs étant en position de force pour prendre en otage les usagers) et conduit à des prix excessifs (la loi de Savas le constate de façon empirique — que ce monopole soit public ou privé est de ce point de vue une question mineure, seul importe le fait qu'il soit imposé par la contrainte étatique). Les exemples abondent en France quand on examine les monopoles passés (France Telecom, SNCF, la Poste, EDF…) ou présents (Sécurité sociale). Les rares cas où le monopole public n'impose pas des prix excessifs s'expliquent aisément par le recours à la subvention étatique (qui fausse toute comparaison) ou à la dette publique. Le monopole public n'a pas le pouvoir magique d'échapper aux lois de l'économie : il peut seulement donner l'illusion de la gratuité ou des coûts bas en favorisant les uns au détriment des autres, par la coercition fiscale et la redistribution, en cachant au maximum la réalité des coûts (voir par exemple la structure du salaire en France pour ce qui est des services de "sécurité sociale").

Monopole monétaire

Un monopole qu'on rencontre dans quasiment tous les pays depuis un ou deux siècles est le monopole d'émission de la monnaie, confié par le pouvoir à une banque centrale. Les libéraux (et particulièrement l'École autrichienne d'économie) affirment qu'un tel monopole n'a aucune justification, si ce n'est de servir le pouvoir en place et une oligarchie financière. Voir les articles : banque, banque libre, monnaie privée.

Un tel monopole fournit d'ailleurs la confirmation que ce n'est pas le marché, « livré à lui-même », qui tend vers des situations de monopole, mais au contraire l'étatisme, puisque l'histoire montre comment et pourquoi les pouvoirs ont instauré ce monopole et les bénéfices qu'ils en ont tiré : facilité d'emprunt, inflation au bénéfice du créateur de la monnaie, financement des guerres ou de l'État-providence, etc. Que ce monopole de banque centrale soit public ou privé n'a à cet égard aucune importance. Son statut de monopole le conduit à rendre un service de très mauvaise qualité ("c'est notre monnaie, mais c'est votre problème") alors que dans un contexte de monnaies privées en concurrence chaque créateur de monnaie est contraint par le marché à fournir une monnaie solide, sous peine de disparaître.

Monopole régalien

Les fonctions régaliennes de l’État font l'objet d'un monopole de droit : sécurité intérieure (police et justice), sécurité extérieure (défense). On y adjoint des fonctions connexes comme la diplomatie, qui est parfois explicitement déclarée comme un monopole (aux États-Unis, le Logan Act interdit explicitement à une personne non autorisée de négocier avec un État étranger).

Le minarchisme soutient la validité des monopoles régaliens, alors que l'anarcho-capitalisme la conteste.

Citations

  • « Il y aura toujours des monopoles inévitables, dont le caractère transitoire et temporaire ne se transformera en caractère permanent que sous l'effet de l'intervention des gouvernements. »
        — Friedrich Hayek
  • « Dans nos sociétés occidentales il n'y a qu'une seule source de monopoles : l'État. Parfois l'État confère un monopole à une société privée, mais bien plus souvent c'est lui-même qui se fait monopoliste dans des industries entières, par exemple, dans l'éducation, dans les transports ferroviaires, dans l'aménagement du territoire, et dans la production d'énergie électrique. Dans tous ces cas, on observe le même phénomène : l'État produit à coûts excessifs et il délivre des services qui ne satisfont pas forcément le consommateur. »
        — Jörg Guido Hülsmann
  • « Le monopole est ainsi fait qu'il frappe d'immobilisme tout ce qu'il touche. »
        — Frédéric Bastiat
  • « Détruire la concurrence, c’est tuer l’intelligence. »
        — Frédéric Bastiat

Notes et références

  1. Sources : Thomas DiLorenzo, 1996, The myth of Natural Monopoly, The review of Austrian economics, vol 9, n°2, pp43-58 ; Thomas DiLorenzo et alii, 1995, Is It Time to Privatize the Postal Service?, Cato Policy Report, septembre/octobre.
  2. Voir aussi Henri Lepage, Le réseau électrique : un "monopole naturel" condamné
  3. Murray N. Rothbard, « Monopole et concurrence », chap. 10 de L'Homme, l'Économie & l'État (Paris : Institut Charles Coquelin, 2007).

Bibliographie

  • 1955, (en) Walter Adams et Horace M. Gray,Monopoly in America: The Government as Promoter. New York : Macmillan
  • 1982, Donald Armstrong, "Competition versus Monopoly: Combines Policy in Perspective", Vancouver: The Fraser Institute

Pour aller plus loin

Articles connexes

Liens externes

Money-128x128.png Accédez d'un seul coup d’œil au portail économie.
Outils personnels
Partager