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Culture

De Wikiberal

La culture peut être considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle façonne la manière de voir les choses pour chaque individu dans son expérience de la vie quotidienne.

La culture englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. Ce "réservoir commun" évolue dans le temps par et dans les formes des échanges. Il se constitue en manières distinctes d'être, de penser, d'agir et de communiquer. Un ensemble lié de manières de penser, de sentir et d'agir plus ou moins formalisées qui, étant apprises et partagées par une pluralité de personnes, servent, d'une manière à la fois objective et symbolique, à constituer ces personnes en une collectivité particulière et distincte.

La culture est une affaire de la société civile et du ressort des agences locales, à l'échelon des municipalités afin que l'art soit encouragé à se développer et d'éviter toute centralisation ou tout art officiel, indépendant du pouvoir et de la bureaucratie (pas de ministère de la culture).

La culture est un secteur peu justifié économiquement et ses différentes manifestations pourraient être prises en charge sur une base volontaire soit par le marché, soit par le milieu associatif, soit disparaîtraient d'elles-mêmes (faisant ainsi la preuve de leur inutilité);

Municipalité

Au niveau des municipalités, le budget prévoit un poste pour la culture : Cet argent est dépensé par des agences chargées des activités culturelles. Elles soutiennent des artistes et des projets très divers, allant des festivals, au patrimoine, en passant par l’art. La culture est financée par d'autres agences publiques qui travaillent pour les municipalités : les Offices pour la Préservation Historique s'occupent du patrimoine, les Conseils des Ressources Humaines aident les chercheurs et les écrivains, les Services des Librairies subventionnent les bibliothèques qui sont aussi des lieux de conservation et d'exposition.

Les municipalités interviennent essentiellement du cinéma, des festivals, des musées et des bibliothèques. Les communautés de quartier prennent des initiatives en matière artistique et éducative. La politique des arts de quartiers qui consiste à revitaliser les quartiers par la culture. La culture est généralement le fait d'institutions « privées » (avec des fonds ne provenant pas de budget public et qui ne sont pas dirigées par des fonctionnaires) mais ayant un statut d'organisation à but non lucratif et des missions d'intérêt général.

Les institutions culturelles (Musées, théâtres, bibliothèques, ...) échappent aux contraintes du marché. Les communautés sont des lieux privilégiés de création des cultures indépendantes ; elles s'organisent dans les Corporations pour le Développent Communautaire et qui reçoivent des aides notamment des fondations et bénéficient d'exonérations fiscales.

Les lobbies culturels et syndicats défendent les intérêts des artistes et font pression comme par exemple l'Association de la Défenses des Acteurs qui protège les droits des comédiens. La société civile et les individus contribuent à la culture par la philanthropie qui finance une partie de la culture.

Le bénévolat dans le domaine des arts contribue au fonctionnement de nombreuses institutions culturelles : Des personnes travaillent gratuitement pour les musées et les expositions. Les bénévoles assure la promotion de l'institution culturelle dans la ville, s'occuper des guichets, guider les visiteurs dans les musées, etc.

Elles reçoivent des aides du Fonds National pour les Arts, collectent des fonds privés (collecte de fonds et recours à la philanthropie) et le mécénat d'entreprise, font du lobbying. Dans certains cas, les municipalités lèvent des taxes locaux servent aussi à financer la culture dans les municipalités. Les autres recettes proviennent des ventes liées au tourisme (guides, CD, etc.) gérées par les municipalités. La culture est encouragée au niveau local par des exonérations d'impôts (pour les dons d'œuvres d'art ou pour les dons en argent). Les biens culturels sont exempts de TVA : Les institutions culturelles reçoivent des subventions directes de la part des municipalités.

Associations et fondations

Les associations à but non lucratif, le secteur non marchand et les dons sont exonérés d'impôts et vont à la culture. Les associations à but non lucratif et les fondations sont financées par le mécénat d'entreprise et la collecte de fonds. Les musées et galeries d'art reçoivent des donations d'œuvres qui sont exonérées de droits de succession. En retour, les institutions culturelles octroient des privilèges aux donateurs (dîners de gala, places, visites guidées, nom du donateur sur une plaque ou attribué à une galerie, etc.).

Bibliothèques

Les bibliothèques municipales publiques, les écoles et les annexes de quartier sont gratuites et gérées par les municipalités. Les patrimoines historique est protégé, destinée à inventorier les lieux intéressants et de lieux sont classés selon trois niveaux de classement : 1. Inscription simple au Registre National de Places Historiques qui interdit la destruction de l'édifice et offre des subventions locales pour l'entretien du bâtiment ; 2. Le patrimoine reconnu d'importance national est aussi inscrit au Registre National de Places Historiques; il bénéficie de subventions des wilayas ; 3. Le Point de Repère Historique National concerne des édifices importants comme les musées, les résidences, etc.

La restauration des édifices historiques est décidée à l'échelon des municipalités par l’Offices pour la Préservation Historiques. La préservation du patrimoine historique a également lieu dans le cadre des municipalités, soumis à une réglementation draconienne.

La priorité est donnée à l'éducation artistique dans l’enseignement primaire mais également dans les lycées et les universités (Bibliothèques, théâtre, musique, danse, musées, salles de concerts, radios universitaires libres, maisons d'édition à but non lucratif,...).

Festivals

Les festivals qui ont lieu en plein air, sur les places des villes ou dans les parcs, sont gratuits comme les projections de films, pièces de théâtre, concerts.

Le Fonds national pour les arts est une agence culturelle des municipalités chargée d'aider les artistes et les institutions culturelles et comme agence indépendante de l'Etat. La culture est l'affaire des autorités locales et de la société civile ; la culture est indépendante du pouvoir et de la bureaucratie pour assurer la liberté des artistes. Une institution subventionnée par des fonds publics, indépendante de l'Etat. Le Fonds national pour les arts fonctionne comme une organisation à but non lucratif et repose sur la philanthropie. Les divers programmes du Fonds national pour les arts permettent de distribuer des subventions, des bourses aux artistes, des aides aux agences culturelles locales. Le Programme Nationale des Musées soutient les musées, le Programme Nationales des Arts promeut l'artisanat, le Programme Scolaire Artistique développe l'art à l'école.

Le Département des Affaires Culturelles Municipales est une agence culturelle de la ville qui soutient la création artistique sous toutes ses formes et subventionne des peintres, des musiciens, des comédiens, etc. Elle distribue des aides à des associations culturelles non lucratives.

Les quartiers centraux des villes développent une politique visant à attirer les artistes et les institutions culturelles. Les municipalités proposent des avantages fiscaux pour les entreprises, rénovation des immeubles, sécurisation, implantation d'institutions culturelles et d'artistes, accorde des subventions et les autres aides financières proviennent de l'échelon des municipalités.

Les municipalités créent une coopération avec des institutions privées pour diversifier les fonctions du centre-ville, de revaloriser le patrimoine et de créer des espaces publics. Il s'agit de développer les lieux dédiés au divertissement et à la culture, de former un art de quartier, d'attirer la population et les touristes.

L’Agence Nationales des Arts est une organisation à but non lucratif qui agit pour promouvoir les arts et les intérêts des artistes. Elle définit sa mission comme étant d'offrir à chacun la possibilité de participer et d'accéder à toutes les formes d'arts.

Chaque année, l'organisation décerne des distinctions destinées à honorer des artistes et des mécènes. Elle tente de faire pression sur les problèmes tels que la commercialisation de la culture, le manque de financement des musées, théâtres, ballets, etc. Les actions de l'organisation sont diverses : lobbying, campagnes publicitaires, appel aux dons et à la philanthropie,...

Musée

Les œuvres d’art sont apportées par les fondateurs puis des dons et des legs de grands collectionneurs ainsi que les diverses politiques d’acquisition. Les musées ne perçoive pas d’aide de l’Etat, les villes prennent les dépenses de fonctionnement de l’établissement (Chauffage, éclairage, sécurité, …). Tout visiteur peut entrer au musée en ne versant que quelques pièces ou gratuitement.

Les recettes du musée proviennent du secteur privé dont une partie est versée par des fondations. Les membres de clubs de bienfaiteurs disposent de privilèges en échange de leur cotisation. Des réceptions sont organisées par le musée, en particulier dans une salle à manger. La vente de produits dérivés (répliques d’œuvres, bijoux, cartes postales, tee-shirts) dans la boutique du musée ou par correspondance ou des expositions temporaires chaque année.

Le musée propose également des voyages organisés thématiques et locations des salles pour des réceptions. La politique d’acquisitions en l’axant sur l’achat d’œuvres de renommée mondiale, grâce à la vente de pièces moins prestigieuse de ses collections. Les musées vendent des objets en double ou mineurs de ses collections pour financer l’acquisition de nouvelles pièces.

Les collections permanentes sont exposées et gérées par les départements indépendants, chacun d’entre eux comprenant une équipe de conservateurs spécialisés, de restaurateurs et de chercheurs.

Les musées diversifient leurs sources de revenus comme celles des autres associations à but non lucratif, proviennent des entrées des visiteurs, des fonds privés (collecte de fonds et recours à la philanthropie), du mécénat d'entreprise et des dons mais aussi de fonds publics : Si les expositions temporaires sont payantes, l'accès aux collections permanentes est gratuit. Les musées reçoivent des donations et louent leurs œuvres à l'étranger ainsi que la création de grandes expositions, de librairies, de restaurants et de cafés.

Bibliothèques

Les bibliothèques publiques proposent des recherches sans prêt, bibliothèques de prêt principales, bibliothèque pour les aveugles et personnes handicapées et bibliothèques locales dans les quartiers desservis et tous sont gratuits. Un partenariat entre les municipalités et les philanthropes.

Le bâtiment est concentré sur la consultation sur place, l'activité de prêt étant transférée dans un autre bâtiment. Des succursales mettent à la disposition du public des ouvrages et du matériel de recherche avec des bibliothèques spécialisées par domaine.


Un Point National de Repère Historique est un lieu officiellement considéré comme ayant un intérêt historique de portée nationale. Des aides publiques peuvent être accompagnées de diverses obligations de mise en valeur et les autorités locales peuvent également prendre des mesures pour leurs préservations.

Le Registre National des Sites Historiques est la liste officielle des quartiers, lieux, bâtiments, structures et objets méritant d'être préservés. Il est géré par le Service Nationale des Parcs qui lui même dépend de l’Etat. Son but est d'aider les propriétaires et les associations, telles que l’Agence Nationale pour Conservation Historique, à coordonner, identifier et protéger les sites historiques. Elle permet néanmoins d'accorder des subventions aux propriétaires des lieux qui la compose, l'inscription permet fréquemment l'application de lois municipales.

Culture scolaire

La culture est associée à l'établissement scolaire où les élèves et les étudiants participent aux programmes culturels gérés par les écoles et les universités comme une source de revenu. Les étudiants artistes reçoivent des bourses d'études à l’université en reconnaissance de leur potentiel artistique. Les organismes culturels opèrent des projets une fois par an dans les écoles et les universités (Toutes disciplines culturelles confondues). Ils opèrent des systèmes de concours scolaires pour les étudiants artistes qui ont fini leurs études. Les écoles et les universités peuvent prolonger les contrats pour les professeurs (Théâtre, musique,…) les plus éprouvées. Un concours scolaire a comme objectif de permettre aux étudiants artistes, aux professeurs de se mettre en valeur aux yeux des nombreux organismes culturels et peuvent faire appel à des étudiants artistes. C'est entièrement le choix du conseil d'administration de la culture scolaire composé de plusieurs divisions pour les garçons et les filles, basées sur l'âge (La pratique de la culture est facultative). L’Association Nationale de la Culture Scolaire est un organisme privé chargé d’organiser les programmes culturels dans les écoles et les universités, composée de volontaires individuels et collectifs (Diverses institutions ou organisations). Les concours s'organisent en divisions autour de différentes disciplines culturelles. L’association est divisée dans des cabinets et des comités, composé de représentants divers de membre de ses écoles. Ceux-ci peuvent être divisés par des sous-comités. La législation est ensuite transmise au Conseil d'administration, qui supervise toutes les cabinets, les comités et comprend également des représentants des écoles, comme les directeurs de la culture et les conseillers pédagogiques. Le Conseil de gestion du projet de loi va au conseil d'administration, qui se compose des directeurs d’école pour l’approbation finale. Le Fonds National pour la Culture est une agence privée chargée d'aider les artistes et les fédérations culturelles comme agence indépendante de l'Etat, fonctionnant comme une organisation à but non lucratif et repose sur la philanthropie qui agit pour promouvoir la culture et les intérêts des artistes, d'offrir à chacun la possibilité de participer et d'accéder à toutes les formes de cultures. Les divers programmes permettent de distribuer des subventions, des bourses d’études aux artistes, des aides aux agences culturelles locales. Le Programme Nationale des Infrastructures Culturelles soutient les édifices culturels, l’Association Nationale de la Culture Scolaire développe la culture à l'école.

Plan Culture Emploi (PCE)

Le Plan Culture Emploi, est un projet avec l'objectif de professionnaliser les associations culturelles en améliorant l'encadrement des activités ainsi que leur fonctionnement et leur gestion. Le Plan Culture Emploi est un dispositif d'aide financière qui permet le recrutement d'éducateurs artistiques, d'agents d'animation, d'administration ou de maintenance dans les associations affiliés. L'aide consiste en un concours financier annuel dégressif sur 5 ans. Chaque direction locale de la culture joue ainsi un rôle de "guichet unique" et se charge de faciliter les démarches auprès des autres administrations.

Max Weber

Max Weber a fait valoir dans son livre, l'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme, que le fondement culturel de la doctrine calviniste, c'est à dire la recherche du salut personnel par le travail, était un fondement essentiel pour la réussite économique.

Toutefois, les fondements culturels favorisant le développement économique ne sont, en aucune façon, limités à la culture occidentale. Une culture qui valorise la méritocratie, une culture qui respecte la réalisation par le travail, une culture qui célèbre l'autonomie, une culture qui récompense l'esprit d'entreprise et qui encourage l'éducation seront des dispositions naturelles pour le développement de la force de travail productive. Par exemple les cultures qui mettent l'accent sur les liens familiaux et sur la foi religieuse, auront tendance à favoriser l'épargne et l'investissement au lieu de la consommation courante. Ces cultures sont alors favorables à une perspective à long terme et à la gratification différée de soi.

'Les techniques d'éducation des enfants dans la culture occidentale qui renforcent la valeur de confiance en soi peuvent avoir tendance à favoriser le comportement entrepreneurial audacieux lorsque ceux-ci deviennent adultes. La structure des liens de parenté entre de nombreuses tribus africaines fournit les réseaux par lesquels les hommes et femmes d'affaires peuvent acquérir la formation et le capital de démarrage. La philosophie confucianiste, qui privilégie les projets de long terme sur des résultats à courte vue, peut, en partie, servir d'explication du niveau d'épargne élevé dans certaines sociétés asiatiques. Différentes sociétés peuvent souligner divers aspects des marchés en s'appuyant sur leur avantage comparatif culturel unique'[1].

La culture entrepreneuriale dépend à la fois des motivations intrinsèques mais également des motivations extrinsèques des individus. L'ensemble des valeurs éthiques, de tradition, de coutumes, de pratiques, produit de l'évolution des motivations intrinsèques, façonne l'évolution des comportements entrepreneuriaux. L'erreur a souvent été de considérer qu'il existait de bonnes et de mauvaises cultures. Et, en corollaire, qu'une société ne peut se développer qu'en adoptant des cultures qui réussissent ou qui ont réussi dans le passé. Le pouvoir politique s'est souvent emparé du pouvoir de diriger ces valeurs culturelles afin de renforcer l'efficacité des comportements entrepreneuriaux, sans hélas, comprendre la nature et l'évolution des institutions.

A Singapour, par exemple, il existe une culture d'entreprise, provenant de l'habitude des habitants confrontés à la survie économique d'une région ne bénéficiant pas beaucoup de ressources naturelles, dont un faible approvisionnement en eau de source. Suite à la décolonisation de l'après-guerre, le pouvoir local a instauré une culture d'autorité. Par désir de stabilité politique, ce qui est un élément important de la culture d'entreprise, et de la peur de la "contamination communiste" sur la péninsule malaisienne, le pouvoir bureaucratique et autoritaire a imposé de nouvelles formes de règles. Toutefois, ces contraintes appliquées à l'économie, ne posent-elles pas des limites à l'évolution de l'économie ? Par exemple, les entrepreneurs arrivent-ils, dans une économie internationale basée sur la dispersion de la connaissance, à faire émerger rapidement des innovations malgré les contraintes bureaucratiques ? Christopher Lingle, a démontré que la culture d'autorité est incompatible avec l'évolution institutionnelle de la culture d'entreprise, car le pouvoir politique a créé ses propres règles de survie. En limitant la liberté d'expression, le pouvoir attaque en diffamation tous ses contradicteurs afin de gagner en procès et les mettre en faillite économique (peine financière très importante et répétitive).

Cette analyse de la relation entre coûts de transaction et culture d'entreprise a été effectuée par le mouvement de l'économie néo-institutionnelle (Ronald Coase, Oliver Williamson, Douglass North, Hernando de Soto). Dans certains pays en voie de développement, par exemple, la culture de la corruption est très pénalisante pour les entrepreneurs. Liée à la culture bureaucratique, une toute petite démarche administrative peut devenir une entrave financière ou temporelle. Certaines cultures accroissent donc les coûts de transaction. De même, nous signale Hernando de Soto, dans son livre, The mystery of Capital, l'absence d'une culture de formalisation d'appropriation accroît les coûts de transaction et pénalise la culture d'entreprise. Pour Oliver Williamson, le niveau d'intégration social comme les institutions informelles, les normes, les coutumes, les traditions ou les religions représente le niveau fondamental d'analyse pour le scientifique. Une société n'est pas un tout culturel homogène. Par le jeu des migrations, des déplacements touristiques, des échanges commerciaux et de la communication personnelle internationale et virtuelle (internet), les individus et groupes d'individus déplacent leur valeurs culturelles. Par exemple, afin de lutter contre un système de prêts bancaire formaliste, synonyme de coûts de transaction élevés (envoi de dossier, filtrage prévisionnel économique, accompagnement des projets et coût d'application des contrats), certaines communautés ont mis en place des procédés alternatifs basés sur la confiance et le monitoring collaboratif d'individus appartenant à un groupe très resserré et bénéficiant d'accord de prêt sur un pool de capital. Les mêmes personnes pourraient très bien solliciter le système bancaire traditionnel. Mais, elles optent pour la solution culturelle minimisant leur coût de transaction. Aussi tout homme politique doit prendre en considération le degré par lequel la culture de l'entreprise est présente s'il désire prendre des mesures touchant de près ou de loin à la mise en place ou à la réforme des institutions monopolistiques.

Les valeurs culturelles qui réussissent sont celles qui bénéficient le mieux à celles et ceux qui les adoptent. L'État n'a pas à protéger certaines valeurs culturelles par rapport à d'autres. Si sa présence se justifie dans une culture non monopolistique, il doit laisser libre l'adoption et l'émergence de comportements. Dans le cas où les pratiques de discriminations[2] ne sont pas agressives (sinon la justice doit être saisie), une culture de non discrimination bénéficiera à celles et à ceux qui choisissent d'utiliser les talents discriminés en fonction de la nature et de l'évolution de leur organisation. Si l'imagination créatrice se montre plus pertinente que la culture de discrimination, elle sera adoptée de façon beaucoup plus forte par les producteurs de discrimination, pour certains pour des raisons d'efficacité, pour d'autres par mimétisme ou par opportunisme.

Notes et références

  1. “Western child-rearing techniques which reinforce the value of self-reliance may tend to foster bold entrepreneurial behavior in adulthood. Kinship structure among many African tribes provides the networks through which business people can acquire training and start-up capital. Confucian philosophy which values long-term planning over short-sighted results may in part account for the high savings rate in some Asian societies. Different societies can emphasize varying aspects of markets by drawing upon their unique comparative cultural advantage.” Don Lavoie et Emily Chamlee-Wright, 2001, Culture and Enterprise : The Development, Representation and Morality of Business, p65
  2. (protectionnisme, minorité ethnique, genre et orientation sexuelle, âge, pratique religieuse, syndicale et politique, etc.)

Bibliographie

  • 1973, Clifford Geertz, "The interpretation of cultures", Basic Books, New York
  • 1978, Clifford Geertz, "The bazaar economy: Information and search in peasant marketing", American Economic Review 68(2), 28–32.
  • 1979,
    • Clifford Geertz, Meaning and Order in Moroccan Society, Cambridge University Press, chapître sur : The Bazaar Economy in Sefrou
    • Laurence S. Moss, "Film and the Transmission of Economic Knowledge: A Report", Journal of Economic Literature, vol. 17, n°3, setembre, pp1005-1019
      • Repris en 2010, American Journal of Economics and Sociology, Vol 69, n°1, January, pp290–320
  • 1991, C. M. Fiol, ‘Managing culture as a competitive resource: an identity-based view of sustainable competitive advantage’, Journal of Management, 17, pp191–211
  • 1992, Scott Shane, Why do some societies invent more than others?, Journal of Business Venturing, Vol. 7 pp29 -
  • 1993, Geert Hofstede, "Cultural Constraints in Management Theories", Academy of Management Executive, 7(2), pp81–94
  • 2000,
    • David Landes, "Culture Makes almost all the Difference", In: Lawrence E. Harrison, Samuel P. Huntington, dir., "Culture Matters: How Values Shape Human Progress", New York: Basic Books, pp2-13
    • Lawrence E. Harrison, Samuel P. Huntington, dir., "Culture Matters: How Values Shape Human Progress", New York: Basic Books
  • 2001,
    • Geert Hofstede, "Culture's Consequences, Comparing Values, Behaviors, Institutions, and Organizations Across Nations", Thousand Oaks CA: Sage Publications
    • Don Lavoie et Emily Chamlee-Wright, 2001, Culture and Enterprise : The Development, Representation and Morality of Business. Florence, KY, USA: Routledge

Liens externes

Citations

  • La culture est une affaire exclusivement privée : la nationaliser pour en faire une annexe de l’État entraîne que des cuistres nous imposent leurs films, leurs pièces de théâtres, leurs prétendues œuvres d’art... Les personnes qui veulent se cultiver doivent pouvoir le faire dans une totale liberté et sans être ponctionnées au préalable par un ministère. Le fait que cela existe depuis longtemps en France et ailleurs n’est nullement une excuse ; cette généralisation montre seulement la force implacable avec laquelle les parasites étatiques ne cessent de progresser. (Michel de Poncins)
  • Quand j'entends le mot culture, je sors mon carnet de chèques. (Jean-Luc Godard, Le Mépris, 1963)
  • Le mot « protectionnisme » pose un léger problème ? Parlons solutions et « exception culturelle française ». (...) À partir du moment où il y a un ministère de la culture, la culture disparaît, exactement comme cela s’est passé en Union soviétique, et pour les mêmes raisons. (Charles Gave)
  • Les intellectuels français n’aiment pas le libéralisme parce que, dans un régime libéral, ils seraient payés à leur vraie valeur. (Raymond Boudon)
  • Une culture établie, protégée, subventionnée, constituée en église ou chapelle vivant aux dépens du public risque fort de n'être qu'une fausse culture.(...) La vraie culture, le vrai sport, l'art véritable comme la vraie religion, est plus réellement démocratique. Elle est plus réellement et plus spontanément demandée. Elle ne va pas de haut en bas, jusqu'au peuple, à partir de mystérieux arcanes habités par des grands prêtres. (Raymond Ruyer, Éloge de la société de consommation, 1970)
  • Quand j'entends parler de culture... je relâche la sécurité de mon Browning ! (Hanns Johst, Schlageter, 1933) [cette citation est fréquemment déformée en Quand j'entends parler de culture, je sors mon révolver]
  • Ce qu'on nomme culture consiste, pour une partie des intellectuels, à persécuter l'autre partie. Dans les sociétés totalitaires, cette persécution est institutionnalisée, elle fait corps avec l'État. (Jean-François Revel, Mémoires)
  • Finalement, ce qui est soutenu sous les auspices d’un « ministre de la culture » encourage surtout la dépendance de la culture à l’Etat, et moins la culture en elle-même. Une culture dégradée en « service public » s’abaisse finalement au niveau du politiquement correct. L’idée d’une identité culturelle facilitée par l’Etat contredit non seulement tous les principes de la subsidiarité du pouvoir. Elle s’inscrit également à l’encontre de la raison d’être de la culture, par essence un processus de communication et d’échange libres. (Pierre Bessard, L'AGEFI, 03/06/2015)
  • Comme le déclarait Maurice Druon quand il était ministre de la Culture, l'artiste est bien souvent en train de brandir, devant les palais nationaux, d'une main la sébile, de l'autre un cocktail Molotov. (Jean-Marc Daniel, 2011)
  • Chaque spectateur d'opéra couvre un tiers du coût réel de sa place, mais compte tenu du prix affiché, ce genre de spectacle reste réservé à la partie la plus aisée de la population, et donc, par le biais des subventions publiques en faveur de l'art lyrique, les pauvres subventionnent les riches... (Jean-Marc Daniel, 2011)

Voir aussi

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