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Ordre sensoriel

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L'Ordre sensoriel fait référence à un livre de Friedrich Hayek, publié en 1952, qui traite des liens entre l'esprit et le monde physique. L'auteur s'interroge comment le monde des objets physiques est traduit dans le monde subjectif des entités mentales.

Les premiers travaux en psychologie de Friedrich Hayek

La position de Friedrich Hayek, fut de lutter toute sa vie contre l'engouement de la majorité des chercheurs en économie et en science politique en faveur de la planification économique. Ce travail intellectuel était fortement ancré dans son esprit depuis sa rencontre avec Ludwig von Mises. Alors que son aîné, dans son ouvrage "Socialisme", sorti en 1922, défendait l'idée que la planification est impossible du fait de l'incapacité de fixer des prix en système socialiste qui nie la propriété privée, Friedrich Hayek, lui, était convaincu que nul ne peut disposer des connaissances nécessaires pour appréhender l'entière complexité d'un système économique et social. Donc, une centralisation de l'information est un non-sens.

Friedrich Hayek a construit une théorie de l'esprit en s'inspirant des grands représentants de la psychophysiologie d'avant 1914 (Ernst Mach) et des psychologues de la gestalt. Il anticipe de plusieurs décennies les plus importants développements des sciences cognitives contemporaines : les différentes théories de l'identité esprit-cerveau, le fonctionnalisme, le constructionnisme et le connexionisme.

Tombé dans l'oubli durant de longues années, le crédit de la résurrection de "l'Ordre sensoriel" doit probablement être attribué à Walter B. Weimer (1979 et 1982). De son point de vue de psychologue cognitif, Walter B. Weimer a attiré l'attention sur la cohérence théorique de la psychologie de Friedrich Hayek et, tout aussi important, il a identifié l'apport méthodologique et épistémologique dans un contexte plus large de la théorie sociale. Malgré la reconnaissance de la théorie cognitive que Friedrich Hayek a reçu en dehors de la discipline de l'économie par des chercheurs célèbres comme le lauréat du prix Nobel de médecine, Gerald Edelman ou d'autres comme Joaquin Fuster et Edward Boring, l'influence parmi les chercheurs en économie et en sciences sociales fut très marginale au cours de l'existence de Friedrich Hayek. Seul, Leland Yeager, dans les rangs des économistes, dans un court article, en 1984, a souligné certaines connexions entre "The Sensory Order" et "La route de la servitude". Malheureusement, il semble n'avoir eu aucun impact réel sur les autres économistes.

Après la disparition de l'auteur de l'école autrichienne d'économie, "l'Ordre sensoriel" a donné à de multiples interprétations. Pour les néo-hayékiens ou post-hayékiens, Friedrich Hayek aurait souhaité compléter sa théorie sociale, en fournissant une base épistémologique solide à sa théorie des phénomènes complexes et à sa conception des limitations de la rationalité humaine. Avec L'Ordre sensoriel, paru en 1952, sa pensée socio-économique et sa pensée psychologique se rejoindraient et se complèteraient. Cette position est assez critiquable mais elle ouvre le débat sur une théorie évolutionniste fondée sur le mental des individus. Certes, le cerveau, tout comme le marché ou la société, sont des phénomènes analogues d'une complexité telle qu'on ne peut ni expliquer, ni planifier, ni prédire leur fonctionnement détaillé.

A la différence de l'axiome de la théorie du choix rationnel qui base son analyse sur les "préférences" des acteurs qui seraient "données", la théorie de l'esprit de Friedrich Hayek fournit des bases solides et utiles pour l'analyse des choix des individus qui sont en mouvement dans des situations hétérogènes et plurielles, dans des contextes particuliers, dans un monde en continuelle évolution. Malgré toutes ces spécificités, les différents individus adoptent des modèles de perception qui se recoupent entre eux. Par exemple, même un piéton non averti, sait que s'il traverse la rue, il risque d'être renversé par un véhicule. Cette même personne n'a pas besoin d'être un expert en automobile pour déclarer à l'officier de police que la voiture du conducteur qui l'a blessé était, par exemple une golf. Car, parmi les multiples indices visuels repérables sur la voiture, il existe des signaux invariants (forme de la carrosserie, des phares, du logo, etc.) dans la construction de la voiture qui permettent de l'identifier dans la catégorie "golf", que ce soit le dernier modèle sorti des usines comme de celui des années 1960.

La fausse analogie du cerveau et de l'ordinateur

Contrairement aux scientifiques dans le domaine des sciences économiques, les chercheurs en "Intelligence artificielle" (système du Perceptron[1] ou système du PDP[2]) ont remarqué l'apport de Friedrich Hayek en psychologie. Parmi les tenants de la métaphore du cerveau comme ordinateur, F. H. George notait en 1961, que "L'idée que les sens humains fonctionnent comme un principe de classification fut déjà suggéré par Hayek (1952), et Uttley a été capable de construire un système de classification simple dans le matériel hardware."[3]. Ainsi, la révolution cognitive[4] a mûri dans les années 1960 et 1970 et a renversé la théorie béhavioriste de l'association "Stimulus-Renforcement" comme prétendue seule base de la théorie de l'apprentissage. Elle a utilisé une autre métaphore du cerveau[5] sur la base d'une nouvelle création, l'ordinateur. Inventé dans les années 1940 et produits en masse dans les années 1950, les ordinateurs électroniques ont servi à la fois comme métaphore de l'apprentissage humain et comme un outil de recherche en psychologie. L'analogie homme-machine est fondée sur l'observation que les ordinateurs et les humains s'engagent, "de la même façon", dans des processus cognitifs tels que l'apprentissage (ou l'acquisition de connaissances), le souvenir (ou la récupération de la connaissance), la prise de décisions, la réponse aux questions, et ainsi de suite. Les ordinateurs effectuent des tâches cognitives en traitant les informations en entrée, comme des prises de symboles, en en appliquant des opérations aux données en entrée, et en produisant un résultat en sortie. Selon certains psychologues cognitivistes, les humains sont également des processeurs d'information[6]

Cependant, l'analogie du cerveau et de l'ordinateur est une approche qui est purement physicaliste car elle identifie l'esprit à un ordre physique. Certes, la théorie de l'esprit de Friedrich Hayek repose en partie sur la différenciation de l'ordre sensoriel et de l'ordre physique du cerveau humain. Sa théorie est orientée vers une théorie de la connaissance qui est subdivisée en une théorie épistémologique et en une théorie épistémique. Comprendre le façonnement physique du cerveau humain, à partir de l'ordre sensoriel, évite les dangers des illusions sensorielles et donc de l'apparition des fausses connaissances, comme l'ont recherché les théoriciens de la Gelstalt (psychologie de la forme). Mais la théorie de l'esprit de Hayek n'est pas purement physicaliste. C'est la différence majeure avec une vision du fonctionnement du cerveau humain comme un ordinateur. Notre cerveau n'est pas contraint de procéder selon une logique laborieuse comme le fait l’ordinateur, mais il a la capacité "de prendre de la hauteur" selon sa propre initiative. Les mécanismes infra-conscients du cerveau aident l'être humain à son auto-organisation sans qu'il y ait besoin d'un commandement conscient de celui-ci par son "propriétaire". Friedrich Hayek n'explique pas le fonctionnement du cerveau selon une dichotomie des hémisphères cérébrales[7] mais il considère toutefois que le cerveau est aussi capable d'analyser les données de façon non consciente et d'en restituer une synthèse sous forme d'images[8], de rêveries, de symboles, de règles de comportement significatives ou d'intuitions créatrices soudaines[9]. Dans cet état de déconnexion, les images mentales ne sont plus les détails spécifiques de la réalité, ni des nombres ou des mots, mais la vision globale des scènes. C'est souvent l'aptitude d'agir rapidement à partir d'un petit nombre de données (rassemblées en schèmes) qui distingue l'intelligence[10] individuelle du raisonnement collectif.

La littérature fait souvent le rapprochement entre l'apport de Friedrich Hayek et celui de Herbert Simon au sujet de l'analogie du cerveau avec l'ordinateur. La comparaison entre les deux auteurs n'est pas une coïncidence puisque Herbert Simon est un psychologue cognitif et un pionnier intellectuel reliant l'analyse de la cognition humaine avec les sciences informatiques. En ce qui concerne la rationalité, Herbert Simon insiste sur la limite de la rationalité humaine[11]. L'analogie avec l'ordinateur est très forte car Herbert Simon en fait une référence normative. Sa déduction est la suivante. Puisque l'être humain est moins performant que l'ordinateur, il dispose donc de moyens plus limités. Par conséquent, sa rationalité est limitée. La perspective de Friedrich Hayek est totalement différente. Il ne fait pas de la rationalité humaine un aspect morbide de l'essence humaine, comme si l'Homme était un handicapé face aux pouvoirs gigantesques de calculs de la machine. L'argument de Friedrich Hayek est que la rationalité est la propriété (ontologique) d'un système social, et qu'un tel système est plus stable et plus fiable qu'un groupement d'individus sans lien rationnel. La remarque d'Herbert Simon sur la fiabilité des ordinateurs : "La question est de savoir comment construire un système fiable à partir de pièces non fiables"[12], est contradictoire avec l'approche de Friedrich Hayek car la pensée de Herbert Simon laisserait croire à une possibilité de meilleure organisation pour améliorer le manque de fiabilité. Il y a une forme latente de constructivisme social chez Herbert Simon en laissant supposer une création consciente d'un autre système social plus performant.

Une autre différence de taille existe entre Friedrich Hayek et Herbert Simon. Ce dernier a une conception managériale de la psychologie cognitive[13], c'est à dire qu'il considère, avant tout, le cerveau comme un système de traitement de l'information. L'approche de Friedrich Hayek ne peut pas être réduite à une théorie décisionnelle. Il existe dans la pensée de l'auteur autrichien, une sensibilité à la liberté épistémique. Le cerveau n'est pas seulement un mécanisme poussif de traitement de l'information, il est mu par une stimulation de l'appareil cognitif complet. La liberté épistémique, dont l'énergie d'activation est largement procurée par la stimulation de la curiosité épistémique, s'exprime par le libre rappel de la connaissance humaine, à l'existence d'ancrages mnésiques institutionnels (consciemment ou infra-consciemment perceptibles et remémorés par les individus, comme par exemple, l'existence et la défense des droits de propriété), par l'accès à la connaissance et aux cheminements des canaux perceptifs non entravés ou non troublés par des forces coercitives, par des formes de reconnaissances préalablement neurologiquement construites ou potentiellement éditables, etc.)

La motivation individuelle est stimulée par la liberté épistémique cognitive

La motivation, dans la théorie cognitive de Friedrich Hayek, doit être suffisamment laissée libre pour accéder à des processus reliant le monde physique à celui des idées, par des itinéraires construits par le cerveau selon une structure de classification appartenant à l'ordre naturel des humains mais laissant aussi la liberté à chaque individu d'une plasticité[14] de son contenu et d'un gonflement relativement très modéré de la poche cérébrale, laquelle est constituée de neurones interconnectés. Il y a chez Friedrich Hayek, cette notion plus forte de liberté accordée à la formation inconsciente (ou infra-consciente) des synapses, c'est à dire de ce pouvoir individuel de connecter "inconsciemment" (infra-consciemment) des neurones et de construire consciemment des catégories hiérarchisées de concepts et de positionner des instances appartenant aux différentes catégories et sous-catégories. Cette liberté est mue par deux forces, l'une qui est la libre perception sensorielle de chaque individu, l'autre est la constitution, plus ou moins orientée par la conscience et la méta-conscience, de schèmes (schemata, pattern, modèles) qui se superposent aux organes de perception de l'individu et l'aide à construire, à déconstruire, à renforcer ou, dans certains cas extrêmes, à modifier radicalement son savoir.

Selon Friedrich Hayek, l'esprit humain est doté, à la base, d'une faculté de découvrir une idée (mentale) à propos des événements qui se produisent dans le monde. Ces évènements ne sont pas déterminés simplement par des ensembles entrants de stimuli sensoriels qui se rangeraient automatiquement dans des catégories particulières. Mais, plutôt, ce que nous voyons dépend des caractéristiques des flux sensoriels entrants qui se chevauchent avec des modèles stockés de nos expériences passées. Les événements sont classés en catégories particulières, car les entrées sensorielles qui leur sont associées déclenchent l'activation de schémas (concepts mentaux hiérarchisés) de connexions neuronales semblables à celles qui ont déjà été activées par d'autres événements dans le passé. Tout en effectuant le processus de classification, le cerveau construit de nouvelles relations qui lui donnent une nouvelle structuration pour classifier de nouvelles données entrantes.

Il y a chez Friedrich Hayek une analogie implicite du tracé du système neuronal avec le tracé d'un chemin pédestre dans une prairie ou dans une forêt. Les connexions neuronales sont renforcées par des déclenchements répétés de combinaisons particulières de stimuli sensoriels. Comme un groupe de promeneurs choisissant le même itinéraire dans la campagne ou dans la forêt, leur passage régulier, crée un chemin "involontaire" et empêche la végétation de se reconstituer, ce qui laisse une trace à leur mémoire pour reprendre le même itinéraire les prochaines fois. Par extension, et en sens inverse, un chemin qui n'est pas utilisé depuis un certain temps va laisser la place peu à peu à la broussaille et aux ronces. Dans le réseau neuronal, la non activation des chemins synaptiques affecte la mémoire qui va décroître en cet endroit là parce que les connexions ne sont plus établies pour déclencher du sens aux nouveaux flux entrants. Les liens particuliers ne sont plus utiles pour retrouver des schèmes (modèles). Par analogie avec l'analyse institutionnelle, une force coercitive, comme la réglementation étatique ou son pouvoir hégémonique peuvent interdire le passage du chemin, par l'interdiction par exemple d'exercer une profession ou de fixer certaines modalités pour la réaliser, ce qui modifie les comportements des utilisateurs et rendent inutiles les anciennes méthodes. A contrario, la puissance des facultés du système neuronal en forme réticulaire permet, par exemple, à un endommagement cérébral localisé d'être contourné par d'autres cheminements détournés du réseau, lui assurant le cheminement des informations sans ralentissement trop important (compte tenu de l'ampleur relative des parties cérébrales endommagées) se manifestant au niveau comportemental de l'individu.

Annexes

Notes et références

  1. Frank Rosenblatt (1958), 'The perceptron: a probabilistic model for information storage and organization in the brain', Psychological Review, repris dans J.A. Anderson & E. Rosenfeld (1988), Neurocomputing. Foundations of Research, MIT Press
  2. James L. McClelland, David E. Rumelhart
  3. 'The idea that the human senses worked on a classification principle had previously been suggested by [Friedrich] Hayek (1952), and [A. M.] Uttley was able to build a simple classification system in hardware.' F. H. George (1961), The Brain as a Computer, Pergamon Press, p112
  4. G. A. Miller, 2003, "The cognitive revolution: a historical perspective", Trends in Cognitive Science, Vol 7, pp141–144
  5. N. Block, 1995, "The mind as the software of the brain", In: L. Gleitman, S. Kosslyn, D. Osherson, E Smith, S. Sternberg, dir., "An invitation to cognitive science", MIT Press: Cambridge, MA
  6. R. Lachman, J. L. Lachman, E. C. Butterfield, (1979), (Cognitive psychology and information processing: An introduction. Hillsdale, NJ: Lawrence Erlbaum Associates, Inc.) ont souligné que l'entrée est différente d'un stimulus, la sortie est différente d'une réponse, et une opération mentale est différente du renforcement ou de l'affaiblissement d'une association SR. Ils ont décrit l'analogie de l'homme avec l'ordinateur comme ceci :
    "Les ordinateurs prennent une entrée symbolique, la re-codent, prennent des décisions en ce qui la concerne, et ils redonnent une sortie symbolique. Par analogie, c'est plus ou moins ce dont traite la psychologie cognitive. Il s'agit de la façon dont les gens prennent l'information, comment ils la re-codent, comment ils s'en souviennent, comment ils prennent des décisions, comment ils transforment leurs états de connaissances internes, et comment ils traduisent ces états en sortie comportementale". (p99)
  7. Les travaux du prix Nobel Roger Sperry, de l'Institut de technologie, de Passedena, en Californie, dans les années 1960, ont tenté de mettre en évidence le rôle spécifique de chaque moitié du cerveau. Lui et son équipe ont découvert que l'hémisphère droit est le siège de l'affectivité et du sens artistique. Le développement de l'hémisphère gauche est privilégié par le système éducatif des sociétés occidentales qui prônent l'apprentissage du fonctionnement cérébral fondé sur la lecture, l'écriture, l'arithmétique, le raisonnement logique...
  8. Kenneth Boulding, dans son livre paru en 1956, indiquait que Friedrich Hayek et George Katona étaient les premiers "ëiconistes" en économie. C'est-à-dire que la connaissance subjective est l'image interne vue par chacun comme étant le reflet de sa propre perception de la réalité. La "science éiconique" étant la science qui cherche à expliquer le comportement humain en fonction de l'image (du Grec, eikon)
  9. Beaucoup de personnes observent ce phénomène induit du cerveau lorsqu'ils ont une activité physique, qu'ils effectuent une longue promenade pédestre ou qu'ils réalisent une course à pieds... Les choses apparaissent dans un ordre logique, par la visualisation et création instantanée, ou par intuition, sans que cela soit conçu ainsi (logiquement) au préalable
  10. Albert Einstein indiquait à ses interlocuteurs qu'il voyait des images mentales en trois dimensions avant de pouvoir poser ses équations sur le papier. Arthur Koestler, dans sa théorie sur la créativité, suggérait de laisser de côté un problème avec lequel on se débat inutilement afin de le laisser "incuber" par le cerveau.
  11. Dans le même domaine de recherche en psychologie cognitive, George A. Miller fait aussi partie des chercheurs pionniers sur la limite humaine de la cognition.
    George A. Miller, 1956, "The Magical Number Seven, Plus or Minus Two: Some Limits on our Capacity for Processing Information", The Psychological Review, Vol 63, n°2, pp81-97
  12. Herbert Simon, 1969, The Sciences of the Artificial, MIT Press
  13. Les grands thèmes de la psychologie cognitive sont : la sensation et la perception, l’attention, la mémoire et ses différentes formes, le langage et la lecture...
  14. La neuroplasticité est la capacité du cerveau à changer tout au long de la vie d'un individu. Par exemple, l'activité cérébrale associée à une fonction donnée (vue, audition etc) tout en peut être transférée à un endroit différent du cerveau tout en maintenant ou en améliorant la qualité de l'information. Le cerveau n'est pas une structure figée. Tout au long de l'existence, les interactions entre l'individu et son milieu conduisent à des modifications de son cortex cérébral. Ce sont ces remaniements des réseaux neuroniques tant au niveau structural que fonctionnel qui assurent cette neuroplasticité cérébrale. La mise en place originel du cortex provient du génotype, c'est à dire de l'héritage biologique différente pour chaque individu, et de l'environnement, susceptible de modifier l'organisation même du cortex ) chaque instant de sa vie.

Bibliographie

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