Vous pouvez contribuer simplement à Wikibéral en vous créant un compte avec une adresse email valide. N'hésitez pas!
Leadership
De Wikiberal.
L'idée de leadership suppose une action volontaire de la part des suiveurs suscitée intentionnellement par un ou des leaders ou étant le produit de son effet inattendu. Le caractère volontaire de la conformité sépare le leadership des autres types d'influence[1] fondée sur l'autorité formelle. Les actions de leadership sont ciblées sous une forme de stimulations dans un cadre organisé, d'interactions interpersonnelles et de déclenchement d'inspiration où les résultats sont orientés vers un but attendu du comportement des "disciples". James M. Burns a donné la définition suivante du leadership comme :
- "le processus réciproque de mobilisation, par des personnes avec certains motifs et valeurs, de diverses ressources économiques, politiques et autres, dans un contexte de concurrence et de conflit, afin de réaliser les objectifs de manière indépendante ou mutuellement tenus à la fois par les leaders et les suiveurs" (James Burns, 1978: 425).
Les études sur le leadership sont autant orientées sur le plan organisationnel qu'institutionnel et elles intéressent aussi bien le monde des affaires et du management que celui de la communication marketing (leadership d'opinion)[2], de la politique[3] (dont le leadership présidentiel[4]), de la théorie économique (modèle du leadership de Stackelberg[5], leadership de coût[6], leadership de prix) et de l'éducation avec l'émergence continuelle d'une flopée de styles de leadership différents[7]
Une revue des différentes théories du leadership
Les théories orientées vers un leadership individuel
Un passage en revue rapide de la littérature révèle une évolution des «écoles de pensée» du leadership qui vont du leadership héroïque (théorie du «grand homme»), à la théorie des Traits, présentant le leader comme un héros[8]. Suivirent des théories plus nuancées et portant sur l'efficacité de la relation humaine comme la théorie comportementale (la Théorie du continuum de leadership par Tannenbaum & Schmidt, la grille managériale de Blake et Mouton) et la théorie de la contingence[9].
L'échec des chercheurs, au milieu du XXe siècle, pour obtenir des résultats cohérents en isolant des traits de caractères, a conduit à une focalisation sur les influences de la situation. La relation entre le style de leadership et l'efficacité font supposer que, sous la condition a, le style "x" serait opportun, alors que le style "y" serait plus adapté à la condition "b", et le style "z" pour l'état "c". Mais quelles sont les conditions "a", "b", "c", et ainsi de suite ? C'est une chose de dire que l'efficacité du leadership est tributaire de la situation et c'est une autre chose d'être en mesure d'isoler les conditions de la situation. Plusieurs approches pour isoler les principales variables situationnelles ont mieux réussi que d'autres et, par conséquent, elles ont acquis une plus large reconnaissance : le modèle Fiedler, Modèle Hersey-Blanchard du leadership situationnel, Théorie 3-D du management de Bill Reddin, "Théorie des substituts au leadership" de Steven Kerr et J. M. Jermier[10], modèle de décision normative de Vroom & Yetton[11], modèle de leadership Drehmer & Grossman; les 6 styles de leadership de Daniel Goleman[12]) mettant en valeur la nature contextuelle du leadership. La théorie cognitive du leadership de Fred Fielder suggère que les termes "leader" et "suiveur" connotent des identités profondément ancrées dans la façon dont l'être humain conçoit le savoir. Le leader, est généralement compris comme impliquant une planification, une motivation et un changement. Le suiveur est supposé réaliser les ordres, de se subordonner et de suivre (subir, accompagner) le changement. La théorie Path Goal (Chemin-But) se situe, pour sa part, à l'intersection de la théorie de la contingence et de la théorie du leadership situationnel. Les théories de la contingence et situationnelle du leadership prennent pour acquis le contexte, sans que les acteurs montrent leurs influence sur ce contexte dans un processus interactif et dynamique. Cette contestation représente la base de la recherche d'une théorie de la construction sociale du leadership et du leadership flexible[13].
La théorie du leadership transformationnel, se distinguant du leadership charismatique ou transactionnel, s'est penchée sur la façon dont le leader parvient aux changements et, en particulier, comment il réussit à se frayer un chemin vers le changement de moindre résistance[14], de moindre stress[15] et de moindre douleur[16]. La théorie du leadership renoue, alors, avec ses premières recherches sur "le grand homme" et la théorie des traits avec une nouvelle puissance visionnaire du leadership. Le modèle du leadership par crédit idiosyncrasique[17] vient compléter les théories du leadership charismatique et transformationnel. Si un individu dispose de qualités pour diriger les autres, comment arrive-t-il à être suivi ? Qu'est-ce qui poussent les autres individus à être dirigé par lui même lorsqu'il fait des erreurs ? Comme l'énonçait J. Garner, tout un chacun sur cette planète peut se voir attribuer des subordonnées dans une quelconque organisation. Mais pour obtenir des suiveurs (followers), il devra les "gagner". Edwin P. Hollander présente donc son modèle de leadership par le crédit idiosyncrasique en utilisant une métaphore de compte bancaire. Ce qui permet à un individu d'être un leader pérenne, même s'il n'est pas doté du plus haut charisme, c'est l'affectation de "bon points" virtuels que lui donnent les suiveurs, une forme de crédit bancaire. le compte excédentaire de ce crédit idiosyncrasique permet au leader d'user de ses talents et de prendre des risques de transgression tant que son capital de crédit est suffisant pour ne pas mettre en péril son statut de leader par les suiveurs.
Le leadership ethologique[18], pour sa part, montre que le phénomène n'est pas propre à l'espèce humaine mais qu'il existe beaucoup d'exemples de leadership dans le monde animal. Cette approche dénigre quelque peu l'intelligence humaine en montrant que le leadership animal se satisfait d'instincts basiques comme les éclaireurs scouts chez les abeilles, les informateurs chez les fourmis, où des qualités de témérité chez les Guppies, de sagesse chez les éléphants et de guerrier chez les chimpanzés. Toutefois, dans la plupart des cas, les leaders animaux sont ceux qui sont les plus affamés, les plus dominants physiquement, les plus expérimentés ou ceux dont l'appétence sexuelle est la plus forte. Certes, des points de similitude sont évidentes avec certains spécimens humains. Mais, le leadership humain ne peut pas être réduit à celui de l'animal.
La littérature sur le leadership a considérablement augmenté ces dernières années, mais l'accent sur le leader individuel et sur l'idéal-type du leader à partir desquels la discipline a commencé sont encore très évidentes dans l'abondance des publications récentes concernées par le leadership. Cette renaissance de la théorie des traits conduit certains auteurs récents, comme Abraham Zaleznik, Warren Bennis ou John Kotter, à élaborer une théorie du management versus leadership. Abraham Zaleznik reprochait notamment aux managers d'être faiblement orienté vers un leadership créatif. Cet éclairage apporte un regard nouveau et intéressant sur le monde du leadership d'inspiration[19]. Mais, faute d'une ontologie claire et précise, la théorie du management versus leadership en floute les contours et atténue le contenu analytique, éthique, épistémique et prospectif de l'étude du leadership.
Alors que les premières théories tendent à se concentrer sur les caractéristiques et sur les comportements des leaders qui réussissent tout en insistant sur la difficulté de la transmission[20], les théories ultérieures ont commencé à examiner le rôle des "suiveurs" et de la nature existentielle[21] du leader. Ces théories furent renforcées par des approches interactionnelle (théorie de l'attribution), relationnelle (Théorie LMX) et de renforcement du pouvoir[22] des suiveurs dans l'activité de leadership. Pour l'approche psychodynamique du leadership[23], on ne peut comprendre le comportement profond de leadership enraciné chez un individu sans consulter son expérience et son apprentissage du leadership dès son plus jeune âge lorsqu'il a vécu ses premières expériences de socialisation qui ont guidé un comportement de leader ou à une réaction de suiveur, et qui ont mené à une relation affective (positive ou négative) entre le leader et le suiveur.
Les études sur le leadership esthétique sont apparues, au milieu des années 1980 comme un défi scientifique aux paradigmes positiviste, analytique et rationnel[24].
Toutes ces théories ont beaucoup de points communs. Elles mettent toutes l'accent sur la tentative d'expliquer comment les dirigeants peuvent accomplir des choses extraordinaires contre vents et marées, comme transformer une entreprise défaillante en entreprise à succès, ou de réaliser de grands succès militaires malgré des difficultés incroyables et des adversaires supposés invincibles. La théorie de la catégorisation du leadership suggère un élément supplémentaire à la compréhension du leadership. Un leader n'existe que parce qu'il est accepté par des "suiveurs". Pour ceci, il est primordial que les subordonnés perçoivent un appariement entre des qualités d'un individu et les caractéristiques de personnalités attribués au concept de leadership. Plus cette relation est forte, et plus il est probable que l'individu lambda soit réellement "perçu" comme un individu leader. Les subordonnés qui catégorisent un manager comme un leader "idéal typique", sont susceptibles de lui permettre d'exercer une influence de leadership sur eux-mêmes.
Les théories orientées vers un leadership organisationnel
La transformation sociale dans les organisations du monde entier se déroule avec des pratiques de leadership déplaçant sa focalisation d'un régime autoritaire vers une orientation d'un leadership collaboratif et d'équipe. Le leadership appréciatif, à cet égard, montre que le leadership, fondé sur la crainte et la force, se dissipe vers un leadership du dialogue avec les collaborateurs. La notion de leadership discursive est symétrique à un followership discursif avec la différence que le premier intègre un leadership rhétorique. La particularité de ce dernier est d'accentuer les stratégies rhétoriques délibérées des acteurs qui permettent d'envisager et d'espérer un changement social avec d'autres composants de communication qui peuvent s'avérer importants dans le succès final.
Le concept de leadership s'est associé à la théorie des réseaux sociaux émergents[25] pour suggérer que le leadership ne réside pas tant dans les qualités de l'acteur, mais dans les relations reliant les personnes ainsi qu'il puise ses ressources dans le capital social qu'il produit. Les modèles mentaux sont des processus cognitifs qui façonnent les perceptions de la réalité extérieure et nous donne des réponses personnelles.
En localisant l'analyse du leadership non pas dans la personne du leader mais dans une perspective généralisée du réseau social, à partir de la carte cognitive du modèle implicite de leadership, les chercheurs ont tenté de comprendre le point de départ de la façon qu'un leader initie et entretient des liens sociaux, qui à son tour influent sur son efficacité de leadership. Bien que cette théorie voit l'acuité du réseau du leader comme un point de départ, le locus du leadership se trouve en réalité au sein du réseau des relations. C'est seulement grâce à cette pleine compréhension des réseaux sociaux que le rôle de leadership peut émerger et être perçu en eux.
Le sens de l'éthique, des valeurs[26] et des principes[27] est souvent invoqué dans le monde des affaires. La morale des affaires est souvent critiquée comme étant fallacieuse et même délibérément trompeuse, notamment si les compétences[28] déclarées du leader s'avèrent infirmées dans les faits de la réalité. Une valeur, si elle n'est pas scrupuleusement entretenue, à tous les niveaux de l'entreprise, risque d'éroder le moral, d'élever le sentiment d’iniquité et de provoquer des actes de cynisme ou d'irrespect. L'intégrité, par exemple, est souvent un élément essentiel d'un énoncé de valeurs. Tout le monde du PDG jusqu'au personnel d'entretien doit être également impliqué dans le maintien d'un système de valeurs. Les valeurs nobles de recherche du profit et de croissance, sont souvent mises en contradiction, par les employés eux-mêmes avec les valeurs tout aussi nobles que le bien-être et la dignité des employés. Le leadership spirituel[29] s'appuie également sur des valeurs fortes, tout comme le leadership biblique, à la différence que ce dernier accentue une rectitude et un retour à la morale face à ce que ses membres considèrent comme une décadence de la société. Mais, au-delà de ce qu'ils peuvent offrir comme bases morales, ces deux formes de leadership sont étroitement liées au leadership éthique, au leadership transformationnel et au leadership authentique. ce dernier, cependant, se caractérise par une intégration d'autres valeurs spécifiques comme la prise de conscience de soi, la transparence relationnelle, une perspective morale intériorisée et un processus[30] de leadership équilibré.
A la fin des années 1970 et au début des années 1980, les Etats-Unis ont été frappé de plein fouet par la concurrence des entreprises japonaises. Les théoriciens du management[31] ont donc porté leur regard vers le pays du soleil levant pour découvrir les succès d'un leadership efficace. Pour de nombreux chercheurs, le concept de qualité est libre[32] même si sa recherche peut être très coûteuse. Ils ont découvert le leadership de la qualité totale[33], une approche qui signifie que la qualité devient une culture, c'est à dire un mode de vie essentiel dans les organisations par une amélioration continue et qui se symbolise au niveau stratégique par le leadership d'excellence[34].
Les théories orientées vers un leadership institutionnel
Les concepts de leadership peuvent être différents en fonction des variables culturelles, illustrées par exemple, par l'influence du leadership transculturel[35] exercé par des cadres expatriés. La culture nationale affecte le style de leadership de deux façons. Elle façonne les préférences des leaders, et elle définit ce qui est acceptable par les subordonnés. Par conséquent, les leaders ne peuvent pas choisir leur style à volonté. Ils sont influencés par des conditions culturelles dans lesquelles ils ont été socialisés et dont leurs subordonnés s'attendent à se conformer. Le leadership dans une culture de confiance, met l'accent vers la culture ambiante où l'interaction entre le leader et le suiveur est basée sur la confiance fondée sur des valeurs partagées, reconnaissant le suiveur comme ayant un rôle clé dans la relation de leadership. Cette attitude de leadership inclusif[36] souligne les méthodes utilisées par les acteurs pour institutionnaliser les valeurs de loyauté et de confiance au travers des équipes, de la culture, et de la confiance mutuelle entre le leader et le suiveur. La culture a changé. L'évolution des rôles des hommes et des femmes en tant que leader et les nouvelles pratiques organisationnelles, ont donné un nouvelle éclairage au leadership féminin.
Afin d'éviter le piège du relativisme dans l'étude du leadership, en d'autres termes, afin de concevoir une théorie universelle du leadership, il est primordial de ne pas prendre uniquement une approche mono-factorielle comme les traits de personnalité, l'origine culturelle ou le genre sexuel. C'est la raison pour laquelle, certains auteurs comme Robert W. Terry (1993) et John Adair relient le leadership au concept d'action[37], thème qui est également au cœur de la théorie de la praxéologie de l'école autrichienne d'économie. Les nouvelles approches étudiant le leadership, également, font référence à un leadership dispersé, distribué[38], serviteur, participatif[39], partagé[40] (dont le co-leadership[41]), délégué[42], collaboratif et silencieux[43], qui viennent en opposition et quasiment en antithèse, aux différentes théories précédentes du leadership autocratique, autoritaire et hiérarchique. Les exemples de leadership dans des cadres organisationnels sportifs et culturels mettent en lumière un rôle double du leader, à la fois formel et secret. Par exemple, le leadership discursif du capitaine d'une équipe sportive (football, rugby, basket, etc.) décrit un style manifestement similaire à celui d'un chef d'orchestre, et dont Henry Mintzberg (1998) inventa le terme de leadership secret (covert leadership)[44]. Roger Nierenberg[45], un ancien chef d'orchestre utilise aussi la métaphore de l'orchestre philharmonique comme outil de formation pour transformer les actions des cadres d'une entreprise en une symphonie euphonique de travail. Le paradigme musical permet aux cadres de l'entreprise de comprendre à se détacher de chaque note prise isolément en appréciant la beauté globale plus que le résultat isolé (leadership esthétique), d'écouter avant d'agir et de créer la confiance dans leurs employés en leur permettant de prendre possession de leurs décisions.
Les premières recherches sur le leadership ont rapidement tenté de comprendre l'influence qu'exerce la distance sur le leadership. Comment un chef lointain, quelqu'un que les subordonnés ne connaissent à peine, peut-il les influencer ? Bogardus (1927) faisait valoir que la distance sociale est fondamentalement essentielle pour les leaders afin de maintenir leur influence et le respect des subordonnés. La théorie de la romance du leadership[46] souligne l'aspect "magique" du leadership par la distance maintenue entre le leader et les suiveurs. Avec l'éloignement, le leader peut modifier l'impression de leadership par des techniques (rhétorique du leadership visionnaire) en maintenant son personnage de "grand" chef de file avec la capacité de contrôler les indices de la performance organisationnelle et en se prévalant des attributs de la réussite. Les suiveurs avec des relations plus étroites et avec des interactions plus fréquentes avec leurs dirigeants sont probablement plus au courant des contraintes situationnelles auxquelles font face les dirigeants, et ils sont capables de leur affecter des attributs plus réalistes sur ce que les dirigeants peuvent et ne peuvent pas influencer.
Le leadership est une relation symbiotique produite conjointement par les leaders et par les suiveurs qui implique que le suiveur est titulaire d'un rôle actif et fonctionnel complémentaire à celui du leader dans le processus du leadership. Les études sur le followership montrent en effet la "romance" du leadership laissant entrevoir les fausses images du suiveur comme de quelqu'un de docile, de conformiste, de faible et voué à exceller dans l'échec. La perception du leadership dans un contexte mondial contemporain doit permettre de tester et de développer des modèles de leadership dynamique[47] avec des relations synergiques entre les individus, à l'intérieur des organisations ainsi qu'entre les organisations hétérogènes.
Vers une théorie générale autrichienne du leadership
L'idée autrichienne met le point sur la vision d'une hétérogénéité du capital, en l’occurrence, d'un capital de leadership avec aussi la notion hayekienne de dispersion de l'information. Les travaux en psychologie sociale montrent également que le leader est inséré dans diverses positions spécifiques de plusieurs réseaux à la « visibilité sociale » plus ou moins marquée. Selon le concept de thymologie, inventé par Ludwig von Mises, corolaire au concept d’intelligence sociale, le leader peut aussi faire acte de leadership thymologique par sa capacité à comprendre les sentiments, les pensées, les comportements des autres et de soi même dans des situations interpersonnelles.
Le monde "autrichien" est un univers de leadership informationnel ouvert où chaque individu peut s'inviter à la table de la discussion au moment de son choix et pour la durée qu'il souhaite. Ce monde est un monde ouvert et réticulaire, c'est à dire qu'il est basé sur des réseaux sociaux et professionnels épistémiques enchevêtrés. Le leader autrichien n'a pas le monopole de leadership à l'infini, il est inévitablement intégré dans un "peer leadership"[48].
L'approche épistémologique de l'école autrichienne ne présume pas l'existence d'une situation pré-déterminée aux faits économiques et sociaux, dans laquelle un leader et un suiveur auraient des rôles clairement distribués selon une structure organisationnelle formelle. Au lieu de cela, les membres d'une organisation, quelle que soit leur position officielle, sont généralement considérés comme des individus agissant consciemment, qui poursuivent des objectifs particuliers sur la base de leurs propres intérêts et qui se stimulent mutuellement, par conséquences involontaires ou volontaires, de façon attendue ou inattendue afin d'amorcer de nouvelles actions et d'en poursuivre d'autres. Par conséquent, ce processus interactif est sans fin car tous les membres d'une organisation sont capables d'être les leaders de sorte qu'une distinction claire entre les leaders et les suiveurs, sur une base formelle est impossible.
Les fondations méthodologiques et épistémologiques solides de la théorie générale du leadership
L'apparition de l'école autrichienne d'économie, à la fin du 19ème siècle, s'est effectuée au même moment d'un débat très âpre sur la valeur de l'individu et de son rôle dans les groupes. Alors que les disciples de Karl Marx ont souligné les facteurs décisifs de la classe économique et sociale dans la progression de la société, les partisans de Charles Darwin ont examiné la nature de la biologie comme un facteur déterminant de l'évolution. Pour les auteurs autrichiens, les êtres humains ont la capacité de faire une différence dans le cours de l'histoire grâce à leurs actions et ceci quelle que soit leur dotation génétique initiale. La praxéologie étudie donc l'action des individus qui contribuent précieusement au leadership. Cette analyse repose sur un individualisme méthodologique praxéologique à la différence d'un holisme méthodologique praxéologique. Pour les auteurs autrichiens, seuls les êtres humains ont un pouvoir d'action sur les phénomènes sociaux. Une entité collective ne peut pas se placer comme un acteur collectif indépendant des individus. Ceci n'exclut pas les auteurs autrichiens de s'intéresser à des entités globales, bien au contraire, car ils rejettent l'atomisme méthodologique. Contrairement à l'analyse marxiste des classes qui établit toujours clairement qui est le contrôleur superviseur (leader) et qui est l'exploité (le suiveur) dans une structure hiérarchique pré-définie, l'analyse autrichienne ne peut définir a priori qui détient le pouvoir et qui ne le détient pas. D'ailleurs, l'école autrichienne ne se focalise pas sur l'étude du pouvoir, comme le fait l'analyse marxiste de façon irréductiblement systématique, car l'important n'est pas de savoir qui a le pouvoir mais ce que les acteurs font de leur ressources et l'éthique qu'ils adoptent dans leurs comportements équitables. En affirmant une théorie de la justice du marché, les auteurs autrichiens renforcent les apports de la théorie d'une justice organisationnelle.
Contrairement à une perspective socio-constructiviste du leadership qui est plutôt attentive aux décisions du leadership d'un point de vue minutieux des différents aspects culturels, économiques et politiques composant le «contexte», l'approche autrichienne est davantage préoccupée par une modélisation théorique généralisable, et donc universelle. Le réalisme épistémologique est à la base de l'approche autrichienne, ce qui la différencie des approches concurrentes, comme la théorie du leadership intégral, qui sont plus portées, comme pour la majorité des chercheurs socio-constructivistes et post-modernistes, vers un relativisme épistémologique. Les fondations méthodologiques de l'école autrichienne sont des bases solides de compréhension des phénomènes sociaux et elles ne sont pas une tentative d'intégrer, comme un patchwork, différentes autres théories. Chacun d'entre nous n'a pas un vision de la réalité qui lui est propre. La vérité ne se construit pas par les individus, elle se découvre.
La plupart des théories du leadership sont enracinées dans un paradigme psychologique qui traite le leadership comme d'un attribut individuel, bien que celui-ci soit activé dans des contraintes situationnelles. D'autres auteurs proposent une théorie institutionnelle du leadership[49] inspirée par l'école institutionnelle de l'analyse organisationnelle. Ils utilisent une approche basée sur la sociologie de Max Weber et lient le leadership aux principes de légitimation et de normes de la structure sociale dans laquelle le leadership émerge et se produit.
L'approche autrichienne reconnaît aussi que l'étude des leaders individuels ne rend pas une compréhension générale du leadership. Elle rejette donc l'idée que le leadership soit une sommation des qualités, des comportements ou des réponses à certaines situations des individus dans une position d'autorité à la tête des organisations. Elle accepte l'idée que le leadership soit quelque chose de plus grand que le leader et ne se concentre pas sur les qualités, les comportements et les réactions de ceux qui prétendent être ou à ceux dont on donne le titre de leaders. Ainsi, le sens de «leader» (ou de celui qui peut être étiqueté comme un leader) dépend des processus de leadership révélé et non pas en référence du poste occupé. L'étude autrichienne se concentre davantage sur les relations entre les individus, sur les points de levier qui transforment la linéarité des faits économiques en destruction créatrice entrepreneuriale, et sur les mesures des résultats de la réussite par l'intermédiaire du profit plutôt qu'un leadership administratif[50] observant et enregistrant des jalons concrets par un système de notations, établissant de procédures d'étape en étape et produisant des rapports et des agrégats statistiques à la volée, lesquels sont leurs supports de leur leadership discursif à l'image également du leadership bureaucratique.
Un leadership dispersé et d'apprentissage dépassant l'analyse instrumentale et psychologique du leadership
Le leadership cognitif, relevé par Ulrich Witt, s'appuie sur les travaux de Friedrich Hayek sur la connaissance et permet de comprendre la pérennité de l'organisation. L'information joue un rôle primordial dans la théorie autrichienne, et sans conteste, celui qui joue un rôle de leader est celui qui maîtrise une curiosité et une application épistémique dans ses actions. L'entrepreneur détient une place incontestable dans l'analyse autrichienne. En comparaison, la théorie libertarienne de Ayn Rand repose sur une conception du leadership héroïque. Sa perspective du leader est particulièrement individualiste et représente une source de pouvoir concentré. Les leaders sont des êtres humains exceptionnels, exemplaires, nés avec des qualités innées et destinés à conduire les autres êtres humains vers un but particulier. Ils ont à la fois un rôle d'exemplarité, de charisme et de leadership d'opinions. L'approche autrichienne ne nie pas l'existence d'individus exceptionnels qui ont fait avancer la société. Cependant, elle convient de comprendre tous les comportements de leadership qui ne se dévoilent pas totalement au grand jour. En reprenant, la métaphore de l'océan, l'étude de l'écume des vagues ne permet pas de comprendre le mouvement profond et ample qui se crée dans cette océan fluide, profond et aux multiples nuances bleutées. C'est la raison pour laquelle le leadership dispersé correspond assez étroitement au modèle autrichien et demeure assez vigilant vis à vis d'un leadership démocratique[51] oxymore[52]. Contrairement à l'opposition de l'analyse traditionnelle du leadership démocratique où le leader représente le "méchant" et la démocratie, la "gentille", l'oxymore existe bien dans l'analyse autrichienne mais en sens inverse. Telle que le présente Murray Rothbard, les hommes politiques ne peuvent pas prendre une photo à l'avance des besoins de leurs électeurs à un instant "t", comme le supposait Vilfredo Pareto dans sa théorie des biens publics. James Burns[53] écrivait, en 1978, que finalement, seuls les suiveurs peuvent définir leurs propres besoins véritables. Et ils peuvent le faire seulement, ajouta-t-il, quand ils peuvent faire un choix éclairé parmi des "prescriptions" concurrentes. Il reprend en quelque sorte, l'argument de Murray Rothbard en 1956, dans sa théorie de la demande révélée, où il n'est possible de connaître les besoins et les désirs des individus qu'au moment précis où ils font leurs choix.
Bien que la notion de leadership, telle quelle fut définie par le critère du pouvoir d'un ou de quelques individus semble trop simpliste, la seule idée du leadership héroïque semble être fermement ancrée dans notre psyché et s'étend à un horizon beaucoup plus large que n'importe quel contexte organisationnel. La notion occidentale traditionnelle du leadership fut structurée par nos contes «héroïques» : les personnages religieux, les super-héros des bandes dessinées, et les chevaliers en armure étincelante se transformant en PDG contemporains des grandes multinationales ou de l'entrepreneur découvreur et ingénieux. Les auteurs autrichiens, comme Emily Chamlee-Wright et Don Lavoie, prennent en compte l'importance de la culture dans la théorie de l'entrepreneuriat et du développement économique. Les entrepreneurs sont des personnalités intégrées dans la culture qui ont un rôle actif de leadership dans le développement. Mais quels sont ces entrepreneurs qualifiables de leaders ? Selon Paul Cantor, un chercheur littéraire de l'école autrichienne, la culture populaire fournit un important véhicule par lequel il est possible d'explorer le cycle des catégories du leadership. Par exemple, le leader de l'Etat nation a disparu aux Etats-Unis, dans les années 1980, ce qui s'est reflété dans les séries télévisées comme "Les Simpsons" et "X-Files". En raison de la nature relationnelle du leadership, le cinéma, la bande dessinée ou les séries télés deviennent des sources importantes d'apprentissage du leadership et de sa compréhension. L'analyse littéraire du leadership permet aussi de dépeindre la dynamique personnelle du leadership d'une manière plus éclairante que ne peut le faire la recherche empirique traditionnelle.
Le leadership épistémique élargit le cadre étroit de la théorie cognitive et évolutionniste du leadership
Ulrich Witt, économiste de la théorie évolutionniste, inspiré par la théorie de Friedrich Hayek aborde la question de leadership cognitif au sein de l'entreprise. Les chefs d'entreprise agissent, en général, par l'intermédiaire des organisations, comme les entreprises. Ils sont les fondateurs et les dirigeants d'entreprises. Une fonction essentielle de leadership au sein de l'entreprise est d'inciter les employés à adopter une base entrepreneuriale de conception des affaires et de maintenir les valeurs propres au travail. Cette idée, adoptée par le Market Based Management s'observe chez des auteurs comme Roger Koppl ou Richard Langlois. Stavros Ioannides note que la non-réalisation du leadership cognitif par l'entrepreneur peut provoquer la dissolution de l'organisation dans un ordre spontané (marché). L'entreprise peut continuer à fonctionner, mais elle ne sera plus efficace pour poursuivre la vision initiale du fondateur de l'entreprise (notamment dans le cadre de l'entreprise familiale). Dans ce contexte, le fondateur doit faire preuve de leadership cognitif au sein de l'entreprise, au sein de la famille, et à travers les générations.
La théorie classique du leadership s'appuie largement sur la théorie cognitive de la connaissance, Elle traite de la production de la connaissances principalement comme d'une activité intellectuelle et consciente, où l'esprit est extrait du corps et des expériences personnelles. Le chercheur a un rôle monopolistique de producteur de savoir alors que les acteurs économiques et sociaux demeurent seulement des consommateurs de la connaissance. Dans la littérature traditionnelle du leadership normatif, les chercheurs et les acteurs praticiens ont des rôles séparés et isolés les uns des autres. Le chercheur est le connaisseur et le praticien est celui qui doit être "éduqué" sur les qualités de leadership et comment les leaders efficaces doivent se comporter. Dans l'approche autrichienne de Friedrich Hayek, l'accent est davantage porté sur l'accès à la connaissance où interviennent deux éléments principaux qui la distingue d'une théorie cognitive du leadership. En premier lieu, la connaissance s'opère par une curiosité épistémique où le corps et l'esprit ne sont pas séparés mais sont unis. La théorie épistémique se distingue de l'approche cognitive par son ouverture vers l'extérieur. Ce n'est pas un processus de psychologie auto-entretenu et centré sur l'esprit de l'individu. Au contraire, l'esprit de l'individu est sensible aux perceptions des évènements qui sont reliés au monde extérieur. En second lieu, la théorie épistémique du leadership est liée à l'apprentissage[54]. Le leader apprend de ses essais et de ses erreurs. Cela implique qu'il se responsabilise en self-leader[55] et qu'il soit suffisamment humble pour admettre sa faillibilité. La théorie épistémique est intégrée dans un processus en développement dont les ressorts de motivations sont liées à des divergences, à des ambiguïtés d'interprétations et à des adversités.
L'adversité, c'est à dire la concurrence est un processus de découverte. Elle stimule les leaders à une curiosité épistémique, c'est à dire, dans les termes d'Israel Kirzner, que le leader est vigilant à de futures opportunités. La recherche des qualités du leadership comme la mise en avant, par Israel Kirzner, de la qualité du leader vigilant n'est cependant pas un retour à la théorie des traits. Alors que la théorie des traits avait pour objectif de rechercher les caractéristiques quantifiables que les leaders possédaient, ces caractéristiques devaient être mesurables à des degrés variables au sein d'une même population. Le retour d'attention vers les qualités de leadership inclut également des qualités plus subjectives. Et, l'école autrichienne reconnait que ce sont des qualités qu'un leader peut développer à tout moment de sa vie, par opposition aux traits de personnalités essentiels que la théorie des traits estime qu'un leader possède ou ne possède pas. L'approche psychologique s'est appuyée sur une méthodologie instrumentale, une mesure forte, mais qui est très étroite pour représenter l'expérience d'un leadership général. L'analyse du leadership ne peut pas se réduire à la mesure de facteurs psychologiques mais doit comprendre justement les processus d'influence économique et sociale. En effet, l'école autrichienne pose davantage un accent sur la façon dont ces qualités de leadership permettent d'influencer les autres par la voie d'un échange libre non-coercitif.
A la fin des années 1990, Roger Koppl a mis en doute la répartition égalitaire du leadership épistémique lorsque les marchés sont affectés par la présence de "big players" ("gros joueurs"), tels que les banques centrales, les décideurs politiques et les autres intervenants plus ou moins à l'abri de la discipline du marché. Les activités de ces acteurs modifient le fonctionnement des marchés parce qu'ils ont la capacité de générer des connaissances qui dominent celle des autres participants. Leurs actions modifient la configuration des prix du marché et affectent, par conséquent la production finale. Cette analyse du leadership épistémique a une extension naturelle dans les situations où il n'existe qu'un seul agent (un Big Player) qui fonctionne dans un régime de planification centrale. Il s'agit d'un scénario qui a été largement discuté, analysé et débattu, dès les années 1930, en économie sur le calcul socialiste, opposant les économistes du socialisme de marché avec les leaders intellectuels de l'école autrichienne d'économie (Ludwig von Mises, Friedrich Hayek). Dans les deux cas, la question n'est pas simplement de constater les problèmes rencontrés par les "bigs players" dans l'acquisition des connaissances nécessaires. Mais, la perspective de l'argument est ici de comprendre comment toutes les différentes formes institutionnelles affectent et déforment le production de connaissances, et de ce fait comment la présence d'un leadership de "big player" empêche la stabilité et l'adaptabilité de l'ordre social et économique.
L'émergence du leadership comme conséquence inattendue des actions des individus
Le point de vue de l'école autrichienne sur la théorie du leadership a mis en lumière un aspect important de l'esprit d'entreprise, à savoir, une vision évolutionniste de l'organisation. Mais, le leader ne se personnifie pas seulement dans l'entrepreneur mais dans chaque individu, qui potentiellement a la capacité d'agir. Cette notion écarte l'analyse autrichienne du leader d'une vision surhumaine d'un leadership héroïque. Dans l'économie, l'accent se porte sur la libération du plein potentiel de chaque individu, quel que soit son statut juridique (employé, indépendant, chef d'entreprise, etc.). Cette conception s'éloigne des structures de gestion de commande et de contrôle directif et hiérarchique de l'organisation. Le leadership, dans la vision autrichienne, est plus fluide et auto-organisé. Il dépend beaucoup de chacun d'entre nous et non pas seulement sur les très rares personnes qui sont destinées à être extraordinaires. Le leadership n'est pas une conception d'une mécanisme structurel. Dans son livre sur le socialisme, écrit en 1920, Ludwig von Mises critiquait la solution proposée par le marxiste, Otto Bauer, consistant à nommer le meilleur directeur pour gérer la banque centrale nationale, où un leadership lui serait conféré grâce à sa désignation par un collège, dont les membres seraient les meilleurs représentants du personnel de l'enseignement d'une haute école commerciale. "Comme les philosophes de Platon, exprime Ludwig von Mises, les administrateurs ainsi nommés pourraient bien être les plus sages et les meilleurs du genre, mais ils ne pourraient pas être des commerçants dans leur poste de dirigeant d'une société socialiste, même s'ils l'ont été préalablement" [56]. Ludwig von Mises admet certes qu'il est possible de reconnaître les vertus de l'expérience à un être humain vis à vis de son leadership; toutefois, l'ancien leader dont on priverait ou on destituerait d'une institution importante, comme l'est celle de la propriété privée, garantissant l'émulation nécessaire de l'action humaine, rendrait le leader impuissant d'une action effective, quelles que soient ses qualités intrinsèques d'ancien entrepreneur héroïque.
Cette perspective autrichienne donne la forme d'un leadership reposant sur un subjectivisme méthodologique. Chaque individu intériorise ses observations de leadership et externalise de façon discursive son ensemble de croyances du leadership. Mais lorsque la situation ne fait pas apparaître de leader absolu, les êtres humains font reposer leurs actions sur des règles de conduite. Par exemple, prenons le cas d'une partie de chasse. Qui va donner la direction à suivre pour les chiens et les tireurs ? Lorsque aucun leader n'apparait clairement, chaque individu se conforme à une règle de conduite implicite. Dans l'ancien temps, le seigneur ou le Roi donnait ses commandements. La hiérarchie nobiliaire conférait des titres implicites de leader de chasse à courre. Mais, bien souvent, eux-mêmes comme les chasseurs contemporains s'en remettent à la croyance que les chasseurs les plus âgés connaissent les meilleurs endroits pour lever le gibier. Cette règle de conduite productrice de sens et jouant un rôle vital dans la sociologie économique s'établit sans qu'il y ait parmi les participants de notion de différenciation entre des individus leaders et des individus suiveurs. Selon la théorie de la psychologie évolutionnaire, le cerveau humain (et l'esprit) est le produit de l'évolution par une sélection naturelle de pratiques. Nos cerveaux ont évolué pour être efficaces à résoudre les problèmes qui menacent notre survie et qui assurent le succès de notre reproduction. Ces mécanismes psychologiques sous-tendent des attitudes de followership ou de leadership évolutionnaire dans des règles de décision à avenir incertain. Par exemple, si je suis menacé, je vais choisir entre me défendre tout seul ou de me positionner sous la protection d'une personne forte physiquement. Si je ne suis pas sûr de cette protection, je vais choisir une personne plus expérimentée que moi pour me protéger.
Le subjectivisme méthodologique détermine la manière dont chaque individu évalue le succès de soi et celui des autres. Ainsi, la définition du leadership est une activité intensément personnelle qui est limitée par nos schèmes mentaux. Notre perspective du leadership définit ce que nous entendons lorsque nous classifions le terme de «leadership» en fonction des formes de leadership qui réussissent pour nous-mêmes et pour les autres. Le subjectivisme méthodologique explique que quelqu'un ne détient peut-être pas la réalité objective au sujet du leadership, mais les personnes agissantes détiennent une perspective de leadership et se comportent comme s'ils étaient des leaders. Les individus tirent immédiatement parti de leurs propres conceptions du leadership et ils internalisent les conversations sur le leadership. Ils définissent le leadership pour eux-mêmes et ils utilisent leurs points de vue en tant que base pour juger si d'autres exercent ou non un leadership. La frustration, la confusion, et même les conflits peuvent survenir parce que les individus peuvent tout simplement avoir plusieurs conceptions concurrentes, voire contradictoires sur ce qu'est le leadership.
La transmission de ces conceptions différentes du leadership s'effectuent par l'échange, soit de façon ouverte par le marché, soit de façon plus cachée par un leadership secret. La qualité reconnue du marché est de transmettre l'information par le système des prix, ce point fut mis en avant par Friedrich Hayek. C'est pourquoi, l'analyse autrichienne, en s'appuyant davantage sur la communication, est plus proche d'un leadership discursif qu'un leadership psychologique traditionnel. L'école autrichienne ne s'intéresse pas à savoir ce qui se passe à l'intérieur des crânes des acteurs, par exemple dans celui des dirigeants et des employés d'une organisation. Alors que les théories classiques voient le leadership comme la cause unique de l'action d'un individu sur le groupe, le leadership autrichien est plus sensible à l'effet émergent de l'interaction des individus. Cette perspective met plus en lumière les conséquences (parfois inattendues) plutôt que l'effet de l'action d'un "leader". Plus qu'un processus social, analysé en sociologie par la théorie de l'échange social (P. M. Blau[57]; Georges Homans[58]) ou en analyse socio-économique par la théorie de l'interaction sociale de Gary Becker), le leadership autrichien s'intéresse à l'inter-stimulation sociale qui déclenche l'envie d'un certain nombre de personnes à entreprendre un objectif ancien avec un zeste de nouveauté (arbitrage d'Israel Kirzner) ou de se lancer un nouvel objectif avec le courage et l'espoir d'affronter l'inconnu d'une destruction créatrice (Joseph Schumpeter). L'individualisme que l'on rencontre dans l'analyse autrichienne n'est pas un individualisme se référent à un égoisme ou à un égocentrisme mais à un individualisme méthodologique. Avec Friedrich Hayek et Alfred Schutz, l'individualisme est interactif avec un espace d'intersubjectivité correspondant à une ou plusieurs formes institutionnelles. Par conséquent, la notion de leadership interactif, chez Hayek, n'est pas restreinte à une relation dyadique en ce sens où Hayek tente de rendre compte des actions des individus qui sont significatives pour eux au travers d'une action sociale et économique où la connaissance tacite est dense et où les informations détaillées sur le monde social complet sont rares. Le changement social est amené au centre de l'analyse du leadership par la génération intensive d'opportunités de coordination selon des règles éparses des modes de conduites intriqués de la consommation et de la production.
En somme, le leadership de l'entrepreneur dans l'analyse autrichienne est un leadership transformationnel où l'entrepreneur est un agent du changement, quelle que soit la situation initiale. Dans le cas de l'entrepreneur d'Israel Kirzner, l'entrepreneur ne peut pas supporter la présence du déséquilibre, et dans le cas de l'entrepreneur de Joseph Schumpeter, l'entrepreneur ne peut pas supporter l'absence de déséquilibre. Ainsi, dans les deux cas, apparemment contradictoires, c'est le statu quo, quel qu'il soit, qui pousse un individu à transformer la situation insatisfaisante d'au moins un individu dans le monde. par conséquent, le frein ou la perturbation de cet entrepreneur par des mesures de réglementation publique, par exemple, conduit inexorablement à la non satisfaction d'au moins un individu sur terre.
La théorie des fluctuations économiques de l'école autrichienne d'économie nous apprend que le cycle économique est dépendant de la création monétaire. Et, que la structure du capital dans une économie est déstabilisée par l'allongement trop important du processus de production. Cette théorie nous indique aussi que même en période de crise, il y a des activités qui se développement plus que d'autres. Certains secteurs sont en plein boom alors que d'autres subissent fortement la crise. Dans un système d'adaptation complexe[59], le changement se fait rapidement et les événements sont imprévisibles. Le leadership directif avec un style de contrôle des événements de façon linéaire est trop rigide puisque les changements apparaissent en réponse aux exigences économiques et monétaires antérieures pour s'adapter. Les politiques publiques, d'essence directive, sont donc toujours en retard sur les anticipations des acteurs économiques. Puisque l'orientation de ces changements est imprévisible, le rôle du leadership est de gérer les relations et les contextes de ces changements avant qu'ils n'apparaissent, par anticipation.
La clé de cette distinction autrichienne entre les notions de «leader» et de «leadership», est de considérer le « leadership » comme un processus de sens et d'orientation qui est donné au groupe et que le «leader» ne peut pas être identifié uniquement sur la base de sa relation avec les autres membres du groupe social, eux-mêmes se comportant comme des acteurs disciplinés et obéissants. ceci est la raison pour laquelle le leadership autrichien n'est pas simplement un leadership interactif dans la métaphore de la physique où des agents communiqueraient entre eux par simple échange d'informations comme la machine de Turing et parvenant à une solution commune (mais robotisée). par contraste, il y a donc un élément supplémentaire dans le leadership autrichien, guidé par les travaux d’Israel Kirzner sur des individus qui ont une curiosité épistémique (une vigilance) et qui se stimulent les uns les autres pour parvenir à une information d'opportunité de profit. C'est la stimulation intellectuelle qui fournit l’énergie nécessaire au processus dynamique du marché. Sans cette volonté de combler la vacuité de l'ignorance, le monde social et économique serait un monde d'individus paralysés.
De cette manière, le leader émergent n'est pas pré-déterminé ou prédéfini et son rôle peut être compris en examinant au-delà des relations au sein du groupe (plutôt que par l'accent sur ses caractéristiques personnelles ou ses traits de caractères comme le fait la théorie du leadership par les traits). Cette perspective théorique attire l'attention sur l'idée que le leadership émergent pousse le processus d'interaction vers une ouverture extérieure et éternelle. La théorie autrichienne partage avec la théorie du leadership situationnel et de la construction sociale du leadership de cette vision du leadership en tant que processus dynamique. La théorie est intemporelle, car elle traite à la fois de la complexité changeante des tâches, et des capacités changeantes des "suiveurs". le leadership est considéré comme facilitateur[60]. Tous les membres concernés se déplacent ensemble vers l'atteinte des objectifs. Dès qu'un objectif est atteint ou abandonné, un autre surgit. Les processus relationnels du leadership et du followership sont dans un état continuel de mouvement en perpétuelle recherche d'équilibre. L'atteinte de cet équilibre est toujours en "devenir" se stabilisant entre l'ordre et le désordre mais sans jamais terminer son mouvement. Les stabilités sont simplement récursivement créées dans des boucles de rétroaction par les anticipations des agents économiques qui perçoivent des faits dans les flux continus des activités de plusieurs participants.
La recherche de l'école autrichienne commence à explorer de plus en plus les qualités, tacites ou implicites, du leadership. Ces qualités sont dépendantes du jugement des suiveurs et de la reconnaissance du leader présentant ces qualités. L'expérience progressive et la sensation des qualités de leadership sont estimées durant un processus d'influence sociale qui place carrément l'analyse autrichienne du leadership dans le domaine du leadership esthétique. Les impressions, les émotions[61], les effets du leadership visionnaire sur les suiveurs, ou tout jugement que ceux-ci font au sujet des qualités du leadership, comme le charisme, l'authenticité, la crédibilité[62] et la confiance sont toutes liées à un ordre sensoriel, basé selon Friedrich Hayek, sur la perception des phénomènes, de leur traitement connexioniste, et sur la connaissance construite par l'esprit humain (constructionnisme). Ce constructionnisme n'est pas seulement épistémique, il est aussi épistémologique. Tout en cherchant comment les individus perçoivent et acquièrent la connaissance (épistémique), l'analyse autrichienne permet de consolider les fondements scientifiques de la connaissance (épistémologique).
Du leadership décentralisé à l'analyse autrichienne du leadership polycentrique
Il existe une profonde différence entre le leadership décentralisé lié à un leadership administratif ou à un leadership bureaucratique avec la notion de leadership décentralisé chez l'école autrichienne. Dans le premier cas, le leadership est dit décentralisé; mais, en fait, il est centralisé à un niveau inférieur que celui qui était précédemment fixé. Il y a certes un processus de décentralisation mais il subsiste toujours une forme de hiérarchie qui s'incarne dans une organisation administrative et bureaucratique établissant un lien de subordination entre le citoyen et l'administration (ou le bureau). Du point de vue de l'école autrichienne, le processus de décentralisation est existant mais il ne provient pas des mêmes origines. Le point de départ de l'école autrichienne concerne la connaissance. Pourtant jamais, dans l'histoire de l'humanité, cette connaissance ne s'est exprimée de façon centralisée. Depuis l'origine de l'homme, la connaissance a toujours été dispersée. Différentes personnes savent des choses différentes. Pour Friedrich Hayek, la connaissance est idiosyncrasique, c'est à dire qu'elle est contextuelle (en temps et en lieu) pour chaque individu. Ainsi, la connaissance qui guide les décisions économiques sont dispersées entre de nombreux agents agissant indépendamment. La connaissance de savoir quoi produire, comment le produire, et ainsi de suite est dispersée à travers de nombreux acteurs économiques. Le problème de la connaissance, tel que le voit l'école autrichienne est de savoir comment s'opère cette coordination de cette connaissance dispersée. Pour Friedrich Hayek, il existe bien un leadership de coordination[63] parce que la taille et l'anonymat de la société moderne empêchent l'acquisition des connaissances détaillées de tous les membres, mais de certains seulement. Aussi, le leadership de coordination repose sur la faculté de coordonner nos comportements sociaux par l'utilisation de normes, de règles et d'institutions. Quelquefois, ce leadership de coordination s'opère par un leadership exemplaire[64], quelquefois par un leadership de sacrifice.
Contrairement à un leadership administratif décentralisé qui tente de façon constructiviste de coordonner les actions des individus à un niveau plus proche des citoyens, le leadership décentralisé autrichien est identitaire au sujet lui-même. La connaissance subjective est liée à la décentralisation de l'individu, c'est à dire à son unité de décision. Selon Friedrich Hayek, c'est la division du travail qui produit la division de la connaissance. Il montre ainsi que la connaissance n'a jamais été centralisée mais que le processus de la spécialisation de la connaissance, stimulée par l'activité entrepreneuriale du processus du marché, résout le problème de la connaissance par la décentralisation des décisions. Cependant, il serait une erreur de croire que la décentralisation provient de la spécialisation des tâches. Le leadership est décentralisé car l'unité de décision repose sur le décideur concerné et non pas un représentant politique ou administratif désigné ou élu majoritairement. Le leadership décentralisé est donc indissociable de la liberté de chaque individu de prendre des décisions pour son propre compte en fonction de sa situation de temps et de lieu. Hors ces conditions sont aussi mouvantes que les changements de contenus cognitifs dans les échanges et dans les décisions des autres individus de la grande société sans frontière.
Parmi la préoccupation de certains membres et auteurs libertariens, il existe une interrogation sur ce qui se passe lorsqu'une organisation n'est pas structurée sous un mode hiérarchique. Que se passe-t-il lorsque personne n'est en charge d'une responsabilité particulière ? Ceux qui gardent en mémoire une vision hiérarchique de la société, considèrent que ce mode d'organisation conduit nécessairement au chaos. Or, la révolution d'internet a fait rage tout autour de nous depuis une vingtaine d'années, avec un succès incontestable. Cette révolution n'est pas seulement une nouvelle dotation d'outils technologiques, elle est d'ordre d'une nouvelle communication et organisation sociale et économique. La décentralisation fut tout d'abord une source d'inspiration pour lutter contre la centralisation, origine du mal hiérarchique. Cette décentralisation n'est cependant pas nouvelle mais représente un retour d'une organisation féodale qui est restée endormie pendant des centaines d'années. L'avènement d'internet a déchaîné une force émergente de leadership polycentrique modifiant les règles du jeu des communications et organisations traditionnelles.
A la base de la réflexion autrichienne sur le leadership polycentrique, le livre écrit par Ori Brafman et Rod Beckstrom, en 2006,[65], est une analyse téléologique de l'histoire. Selon ces auteurs, on ne peut pas arrêter l'émergence des organisations sans leader. Cette réflexion constitue une source d'inspiration très forte pour l'école autrichienne. Ori Brafman et Rod Beckstrom confrontent deux systèmes d'organisation opposés : le système centralisé et le système décentralisé. Dans le premier, il y a centralisation du commandement, du contrôle et des règles. Dans le système décentralisé, il n'y a pas de leader incontesté, il n'y a pas de hiérarchie, ni de siège social. Le système est ouvert et flexible. Le pouvoir est distribué et ambigu. Les auteurs citent un exemple historique. L'armée espagnole a envahi l'empire Aztèque en quelques années mais elle n'a pas réussi à vaincre les Apaches en 200 ans d'histoire. Les Apaches ont résisté, indiquent les auteurs, car ils ont adopté un système décentralisé. Geronimo n'a jamais commandé une armée. Il a commencé à se battre, et tout le monde autour de lui l'a rejoint selon un principe de décentralisation. En cas d'attaque, l’organisation décentralisée tend à devenir encore plus ouverte et décentralisée.
L'approche d'une organisation sans leader fut déjà effectuée par Kurt Lewin, Lippitt et White, en 1938 mais sous un angle très critique qu'ils ont appelé le style du leadership "laissez faire". Leur préférence s'orientait plutôt vers deux autres styles, le leadership autocratique et le leadership démocratique. Leur vision du leadership "laissez-faire" était décrit comme un commandement «mains libres» parce que le leader donnait peu ou pas du tout d'orientation à leurs "suiveurs". Ces derniers avaient la liberté de prendre des décisions concernant l'achèvement de leurs travaux ou de poser des questions au leader. Mais, cette vision de l'organisation sans leader fut analysée sous un angle hiérarchique. Les chercheurs n'avaient pas envisagé un autre mode d'organisation non hiérarchique où les relations entre individus ne sont pas des relations d'autorité. C'est la raison pour laquelle, le leadership "laissez faire" fut dénigré durant des années. La mise en perspective d'une organisation de la société sous l'angle de relations de parité (les membres étant des pairs), telles les relations qui ont émergé avec Internet, font découvrir d'autres aspects positifs du style "laissez faire". Cependant, la terminologie idéologiquement teintée de "laissez faire" est abandonnée pour une autre dénomination de leadership de parité (peer leadership).
La stimulation et l'influence réciproques des individus sont au cœur de l'échange dans l'analyse autrichienne
A la différence de la théorie de la construction sociale du leadership, qui amoindrit la relation dyadique de l'échange entre leader et suiveur, l'école autrichienne essaie de comprendre la relation économique et sociale particulière qui se développe entre ces pairs d'individus (un leader et un suiveur; un suiveur et un autre suiveur; un leader et un autre leader) principalement en termes de dynamique d'interaction qui se produisent dans la globalité de l'échange. Cette approche examine également cette même relation en fonction d'un réseau de relations dans lequel les différents individus sont impliqués dans le marché. Le rôle que les pairs jouent dans la construction de ce réseau de communication et d'échange souligne les rôles respectifs, à des moments clefs et épisodiques, de la nature des liens entre des suiveurs et un leader, qui sont inversibles en fonction du contexte et de la nature des biens et des services échangés. Tantôt une relation de monopole émergera, tantôt une situation d'oligopole d'oligopsone ou de concurrence apparaîtra.
Dans l'analyse de l'économie de marché, et principalement, par les auteurs de l'école autrichienne, l'échange joue un rôle primordial. Dans l'échange, un agent propose une contrepartie de faveurs. Il indique sa volonté de rendre le service correspondant à l'évaluation de l'autre agent soit immédiatement, soit à une date ultérieure. En ce qui concerne le manager, il promet une part des bénéfices aux actionnaires (s'ils lui offrent leur confiance[66] de le maintenir en poste) ou auprès des salariés s'ils l'aident à accomplir une tâche immédiate ou un objectif plus lointain. Le leadership autrichien est donc inhérent à l'échange proprement dit.
Mais, l'échange ne se réduit pas à la place de marché. L'évolution des pratiques commerciales a distendu l'espace de l'échange au-delà de la relation dyadique (acheteur-vendeur). L'échange s'insère dans tous les interstices du marché, du plus large au plus rapproché, comme au sein des communautés. De toutes les façons, l'analyse des actions et des interactions des différents individus contribue à la compréhension du leadership dans son ensemble. En citant Ludwig von Mises[67], Adam Baker et Stuart Farrand (2010)[68] expliquent que la logique du consommateur sur le marché s'applique également aux choix réalisés au sein des communautés. Ses choix et ses décisions ont un impact réel sur la communauté. En choisissant comment et où s'engager, les individus décident quelles initiatives ils réussiront, quelles valeurs seront acceptées et mises en place. Le leadership est une dynamique organique qui implique des interactions de tous les individus qui y participent. Les citoyens sont simultanément les leaders et les suiveurs avec des capacités différentes, chacun avec un impact différent, mais tous contribuent à la vitalité de la communauté. Un citoyen peut être un manager dans une usine et bénévole à la banque alimentaire locale, ou il peut être un éducateur et acheter des produits à l'agriculteur local. Un individu n'est pas confiné à une seule action typique. Tout dépend essentiellement de la volonté de chaque individu à s'engager dans divers activités qui s'interconnectent dans la vie complexe d'un individu.
Le marché n'est pas un espace physique, il se virtualise de plus en plus et exige de nouvelles compétences en e-leadership. L'échange est intégré dans un plus ou moins long processus de production, dans lequel est intégré la négociation. L'influence peut s'exercer par l'intermédiaire de la persuasion rationnelle. Un agent peut utiliser des arguments logiques et des données factuelles pour persuader sa cible que sa proposition ou son offre est viable et qu'elle est susceptible d'aboutir à la réalisation des objectifs de l'autre partie. Cette influence peut aller jusqu'à la pression sans dépasser le niveau de la coercition (menaces) pour influencer la cible du leader de faire ce qu'il ou elle veut, en utilisant des questions et des demandes, en vérifiant de façon fréquente les besoins ou en effectuant des rappels persistants. Dans la collaboration à l'échange, le leader peut solliciter la participation de ses cibles pour la planification d'une activité ou pour une stratégie[69] pour un changement pour lequel le soutien (coaching, mentorat[70]) et l'assistance des cibles sont souhaitées. Dans ce processus, le leader est disposé à modifier une proposition pour faire face aux préoccupations et aux suggestions de ses cibles.
Afin d'influencer la bonne issue de l'échange, les techniques de préparation du leader sont sans limite jusqu'au niveau d'acceptation du code moral à l'échange. Par exemple, le leader peut inviter les bonnes grâces de sa cible. Il utilise, alors, la louange, la flatterie, un comportement amical, ou une attitude utile pour obtenir que la cible soit de bonne humeur ou qu'elle pense favorablement à lui avant de lui proposer quelque chose. Par une autre technique plus sensible à l'énergie et à l'inspiration de ses cibles, le leader peut faire une demande ou une proposition qui suscite l'enthousiasme de ses cibles en faisant appel aux valeurs, aux idéaux et aux aspirations de ses cibles, en augmentant la confiance en soi de ses cibles ou lui apportant une lumière sur sa vocation (cas dans l'éducation ou du sport).
Une dimension éthique dans le leadership autrichien
Contrairement à la vision traditionnelle du leadership où le leader se détache des suiveurs chaque fois qu'il agit, le leadership autrichien considère que la liberté d'action n'éloigne pas les individus les uns des autres. Seule l'atonie ou la paralysie d'action est isolante. Agir est un choix intentionnel orienté vers l'échange. Les conséquences de l'action d'un leader ne l'éloigne pas des autres mais le rapproche. Un leader, dans la vision autrichienne, n'est jamais seul très longtemps lorsqu'il va de l'avant.
Le point de vue éthique de l'école autrichienne suggère que les individus atteignent leur puissance et leur pouvoir grâce à leur réactivité face aux désirs des autres personnes qui sont ou vont composer le monde. Ces personnes deviennent des leaders quand ils arrivent à combler la satisfaction d'autres personnes que ce soit des besoins pour la sécurité, pour l'estime de soi ou pour le développement personnel, si on prend les catégories des besoins d'Abraham Maslow. En fait, de façon plus large et générale, chaque fois qu'une personne satisfait le besoin d'une autre, quel que soit la nature de ce besoin, il devient un leader, et ceci quel que soit le nombre de personnes satisfaites. L'éthique du leadership n'est pas dépendante du nombre de personnes satisfaites par le leader mais de la satisfaction accomplie qui déplace, pousse et motive le leader à créer et à développer des opportunités permettant aux gens d'atteindre leur bonheur. En tant que tel, le leadership est un processus intrinsèquement positif, qui se distingue de la tyrannie d'un leadership charismatique, dans sa variante machiavélique, par l'incapacité de ce dernier à promouvoir la liberté et l'équité sur le long terme. C'est la raison pour laquelle l'approche autrichienne est très vigilante à tout leadership toxique[71] comme peut l'être quelquefois le leadership narcissique. Particulièrement visible dans le cadre politique du leadership transformationnel et charismatique, le leader politique a tendance à annoncer des promesses donnant du rêve dans la têtes de certains électeurs. Mais, les solutions et le processus de leadership sont bien souvent toxiques et conduisent à un chemin de dépendance. Comme un médicament qui semble soigner une forme de maladie, après un semblant d'euphorie plus ou moins du à un effet placebo, le leadership toxique mène peu à peu à des méfaits de l'organisme et très souvent à une dégradation du corps.
L'approche autrichienne utilise une définition normative du leadership qui est assez répandue dans la littérature générale sur le leadership. Mais à la différence de certains auteurs comme MacLeod (2007) où le caractère non-coercitif de leadership est souligné, il s'agit pour l'école autrichienne d'une base incontournable de la liberté individuelle. Les fondements non-coercitifs du leadership, implique que celui-ci n'est réalisable que par l'influence, la persuasion et l'inspiration plutôt que par la menace directe ou implicite de la coercition. Pour des auteurs comme Friedrich Hayek ou Murray Rothbard, une conception du leadership reposant sur une technique, ou une politique de conformisme induit, peut être considéré dès le départ comme une légitimation de l'autoritarisme et donc d'une main tendue à un futur totalitarisme. La perspective autrichienne du leadership prend une allure normative, car elle considère le leadership comme un «bien», comme un outil, comme un garde-fou empêchant la coercition de s'installer ou de se maintenir. La constitution de la liberté, écrite en 1960, par Friedrich Hayek est une vision prophylactique de la préservation de la "bonne constitution" du fonctionnement des règles de conduite de leadership dans la société. Même si elle en porte quelquefois le nom de leadership, la coercition ou son apparence à peine déguisée (autoritarisme) ne peuvent pas s'apparenter à du leadership dans la vision autrichienne. Car elles sont contraires au principe de la liberté, soit de non-coercition selon Friedrich Hayek, soit sur les fondements du Droit Naturel pour Murray Rothbard. Il faut noter cependant que la normativité n'existe que sur la base de la liberté d'action des individus. Aucune normativité des comportements n'est imposée dans la littérature autrichienne. Chaque individu choisit le style de leadership qu'il préfère, qu'il connait, qu'il apprend par son expérience personnelle, par son éducation, grâce aux conseils reçus, par son observation etc. Cette position du leadership autrichien la rapproche du leadership authentique.
L'approche autrichienne ne tombe pas cependant dans les facilités naïves d'un leadership considéré comme un acte bénévole et paternel (Burns, 1977). Elle s'oppose à l'exercice du pouvoir monopolistique, qui aurait tendance à modifier le comportement des autres afin d'atteindre les besoins et les désirs du leader, indépendamment du fait qu'ils sont en harmonie avec ceux des subordonnés. Cette conception normative de leadership non-coercitif n'est pas pour autant qualifiable de persuasion bienveillante pour que le leader continue de diriger le comportement de ses partisans, sur une base de leadership transactionnel afin de satisfaire des besoins communs et des désirs à la fois des leaders et des suiveurs.
Prise en compte de la propriété privée dans l'analyse autrichienne du leadership
Dans l'analyse autrichienne, le leadership est un sous-ensemble de la théorie de l'action, c'est à dire de la praxéologie. L'action n'est pas uniquement regardée en direction de celui qui se présente comme leader mais aussi du point de vue des "suiveurs". Sans l'action des suiveurs, il n'existe pas de leader. Les gens ne peuvent être des leaders que si les autres membres du groupe ou de l'organisation les acceptent comme leaders et qu'ils les influencent. La plupart des théories du leadership font reposer cette acceptation sur la connaissance et l'expertise du leader. Pourtant, elles négligent un point important que l'analyse autrichienne met en exergue, la propriété privée.
L'ensemble des théories du leadership font comme s'il n'existait pas de propriétaire privée dans l'organisation ou que ceux-ci n'ont aucun impact dans ce rôle de leadership. La théorie de la contingence et du leadership situationnel prennent en compte le contexte. Mais, soit ce contexte est réduit à sa portion congrue (orientation vers les tâches - orientation vers les personnes), soit les extensions sont très réduites comme la théorie situationnelle de Hersey-Blanchard qui est focalisée sur la maturité des collaborateurs. Il est surprenant de ne pas voir dans ces différentes théories l'amorce au moins minimale de la question de la propriété, ne serait-ce que dans la composition du capital de l'organisation.
La prise de parole du leader s'il est propriétaire d'une multinationale, d'une entreprise familiale, d'une entreprise faiblement capitalisée ou qu'il soit le simple gérant non actionnaire de l'entreprise n'a pas le même impact sur sa reconnaissance en tant que leader. Une structure d'entreprise multi-sites, un groupe, ou un hypogroupe ont des caractéristiques évidentes qui jouent sur la proximité des leaders avec les autres individus.
Dans la notion de premier occupant, que l'on retrouve chez John Locke et qui est reprise par l'analyse autrichienne et libertarienne, celui qui est le premier en place dispose d'un leadership incontesté. John Locke accepte ce leadership en le plaçant sous l'ordre éthique du travail. Le leader est propriétaire parce qu'il a travaillé pour acquérir une part de terrain inexploité par les autres. Israel Kirzner, justifie moins ce côté laborieux du leadership mais argue toujours de la primauté du leader par sa capacité créative à arbitrer des écarts cognitifs. Le leader propriétaire est rémunéré en conséquence de sa vigilance. Sans qu'il soit nécessaire d'attribuer des droits de propriété intellectuel, il est indéniable que celui qui apporte la première idée dans une organisation bénéficie d'un leadership au sein de l'entreprise plus ou moins contestable selon la qualité et la nature de ses idées. Tout ceci montre qu'une analyse du leadership sans tenir compte de la propriété privée est appauvrie. Ludwig von Mises, dans son analyse du calcul des prix en système socialiste indiquait que sans propriété privée, il est impossible d'établir un système des prix stable. Comment opéraient alors les anciens systèmes socialistes soviétiques ? Ils s'appuyaient sur les "leaders" de l'occident, dont le système des prix fonctionnait, pour copier leurs prix.
Le leadership dans la médiation des contentieux
Glenn Fox, un chercheur qui s'est intéressé aux problèmes de l'environnement avec l'approche de l'école autrichienne a mis en valeur le rôle du leader en tant que médiateur dans la procédure judiciaire des litiges. En effet, Dans son domaine de recherche en agriculture économique (que l'on peut extrapoler à l'ensemble des activités humaines), beaucoup de problèmes sont considérés comme des "mauvais" économiques opérant comme des nuisances ou des agents agressifs contre la santé de l'être humain au lieu d'être des biens économiques. Ainsi, dans le domaine de l'agriculture, on peut illustrer des "maux" économiques par les émissions (productions, externalités) provenant des fermes comme la poussière, le bruit, les odeurs, les sédiments déplacés par l'érosion et le ruissellement des pesticides et des nutriments.
La plainte judiciaire ou la réglementation sont alors considérées comme les uniques moyens de résoudre ce contentieux. Hors, nous indique Glenn Fox, l'approche environnementale du libre marché (Terry L. Anderson, John Baden) considère que les litiges juridiques sont hors de propos ici. Pour le non spécialiste en Droit, la compréhension du Droit de l'environnement est plutôt abstruse et souvent ses applications sont contradictoires. Hors, nous vivons, bien souvent dans des pays où la tradition du Droit est positiviste. Beaucoup de personnes ont l'impression que l'on résout les problèmes en créant des Lois et en réglementant. Et, le fait qu'un domaine d'activité ne soit pas réglementé est un signe de défaillance du Droit. Ceci est purement une vision positiviste du Droit qui est erronée. D'autres formes de considérer la résolution des conflits existent depuis des siècles, notamment celle issue de la tradition du Droit commun coutumier.
Les travaux de Friedrich Hayek dans son livre "Droit, Législation et Liberté" (1973, 1974, 1976), repris par Bruce Benson montrent que le Droit Commun coutumier a émergé comme un processus de médiation volontaire des conflits. Historiquement, la pratique de l'auto-défense physique a laissé la place à un processus autre de résolutions des conflits. Par exemple, si le voisin d'une personne a commis un délit ou une nuisance, alors la victime présumée est tentée d'accomplir des actes de représailles. Pour éviter ceci, le Droit Commun coutumier a émergé grâce à des leaders respectés dans la communauté qui sont venus "spontanément" offrir un service de médiation. Ils ont agi comme des "entrepreneurs" afin de stopper les chaînes d'action, les impulsions de représailles et les actes de vengeance (souvent anonymes) qui se poursuivaient depuis plusieurs générations. Malheureusement, aujourd'hui, le Droit civil ou le Droit commun se confondent avec la loi législative. Et, le fonctionnement des tribunaux civils est financé par les contribuables avec un budget toujours en quête de progression. L'application positiviste du Droit a malheureusement évincé le rôle du leader en tant que médiateur des litiges et l'a remplacé par l'accumulation excessive des textes de lois confus, complexes et quelquefois contradictoires. Le rôle du leader dans le Droit Commun coutumier est un rôle actif de coordination et d'harmonisation des conflits; le Droit positiviste laisse, pour beaucoup de citoyens, un goût amer de justice inéquitable et inachevée.
La remise en cause de la légitimité du leadership monopolistique des administrations publiques
Les résultats de la recherche de plusieurs auteurs (Robert Behn: 1998[72]; Larry Terry: 1995[73]) sont compatibles avec l'approche autrichienne. Ils ont pour influence de remettre en question la légitimité du leadership de l'administration publique et des administrateurs publics sur l'individu. Selon Mathew Fairlhom (2004), les biais pris par le leadership de l'administration publique se résument dans les trois arguments en "D" :
- L'argument de la dichotomie qui présente le leadership administratif comme assimilé au leadership politique et qu'il devrait donc être évité dans l'administration publique
- L'argument de la discrétion qui définit tout simplement le leader comme un franc-tireur, ce qui stimulerait une version indésirable de la prise de décision discrétionnaire du fonctionnaire lambda
- L'argument de la domination qui suggère que le leadership est simplement une autre forme d'autorité et, par conséquent, il est intrinsèquement dangereux, car il tend à créer des unités sociétales qui sont dominées par les "caprices" de personnes non élus, exerçant un pouvoir moral hégémonique sur autrui.
Malgré ces réticences à accepter un véritable leadership non coercitif, les leaders de l'administration publique estiment apporter des valeurs au travail qu'ils effectuent et ils reconnaissent que leur place dans la société est potentiellement influente. Aussi, le leadership apparaît comme nécessaire dans le monde de l'administration publique pour résoudre ses imperfections inhérentes dues à son émergence, à son fonctionnement et à son mode d'évolution. L'initiative, la motivation, l'inspiration, éléments essentiels dans le leadership, jouent également un rôle fondamental dans la prise de décisions des gouvernements. La question n'est donc pas tant de savoir si les administrations publiques doivent exercer un leadership mais plutôt de savoir quel genre de leadership les administrateurs publics doivent pratiquer pour laisser des offres alternatives à d'autres leaders. Ce leadership de l’administration publique doit être actif et adapté pour prendre des initiatives astucieuses conçues pour aider les individus non seulement pour atteindre leurs objectifs d'aujourd'hui mais aussi pour créer de nouvelles capacités pour atteindre leurs objectifs de demain. Le cadre normatif du leadership administratif est chargé de valeurs qui rejette des constructions de leadership héroïque en faveur d'un leadership garantissant la conservation des valeurs institutionnelles mais sans garantir le développement des objectifs organisationnels.
Le leadership de l'administration publique a longtemps correspondu avec un type de gestion qui s'appuyait sur le mouvement de gestion scientifique de Frederick W. Taylor dans la première partie du XXe siècle, et qui a encore l'appui de nombreux personnages politiques, aujourd'hui. Dans cette perspective, l'accent est mis sur la compréhension de la meilleure façon de promouvoir et de maintenir la productivité du service public par le biais des employés du service public. Les célèbres mnémoniques de Henri Fayol (POCCC : Prévoir, Organiser, Commander, Coordonner, Contrôler) et de Luther Gulick et Lyndall Urwick (1937[74]) : POSDCORB (Planifier, Organiser, Staff - personnel, Diriger, Coordonner, Rapporter et Budgetiser), eurent une grande influence sur le travail des administrateurs publics en légitimant les routines de l'administration publique.
Finalement, la théorie autrichienne fait croître notre compréhension de base du leadership, en affinant notre perception des rôles de l'administration publique, et finalement, elle vise à remodeler la formation professionnelle des administrateurs publics en conformité avec la liberté individuelle de tous les citoyens. Ces nouvelles idées sur le leadership du management public offrent une vue pratique que le leadership est inhérent à l'individu et qu'il doit constituer une partie cruciale de l'administration publique. La théorie autrichienne offre aux gestionnaires publics la possibilité d'améliorer ou de renforcer des activités légitimes de leadership. L'espoir est que la tendance actuelle du leadership et des capacités de gestion parmi les praticiens soient entreprises avec un accent plus approprié et avec une vigueur renouvelée pour la liberté de tous les individus et non seulement pour le plus grand bonheur du plus grand nombre.
Annexes
Notes et références
- ↑ Le concept d'influence personnel, livre en 1955 par E. Katz et P. Lazarfeld, définit les caractéristiques qui distinguent un leader d’un non-leader. le modèle décrit le leader comme un médiateur des mass-media, c'est à dire qu'il communique sur les informations provenant des différents supports de communication.
- ↑
En marketing de communication, les recherches sont effectuées sur les leaders d'opinions pour comprendre les comportements des consommateurs. Un individu agit, bien souvent, en référence à un ensemble d'autres d'individus mentalement représenté comme un groupe et qui sert de repère influençant son comportement. Les groupes de référence peuvent être classés de différentes façons, en fonction du degré d'influence (la référence normative et la référence comparative), du type d'interaction (directe et indirecte avec le groupe de référence), et du type d'influence (positive et négative). Le développement d'internet a fait redécouvrir la puissance d’une stratégie marketing fondée sur le leadership d'opinion : le bouche à oreille, le « buzz », le marketing viral, la diffusion des informations via les forums, les échanges d’e-mail, les messageries mobiles et les autres news groups.
Les premières études sur le leadership d'opinion remontent aux travaux menés en sciences politiques à l’université de Columbia (Lazarfeld P. F., Berelson B. R. et Gaudet H., (1944), The People Choice, NY : Columbia University Press.), P. F. Lazarfeld, B. R. Berelson et H. Gaudet, ont recherché les déterminants du choix des électeurs pour un candidat durant une campagne électorale. En 1948, la publication de l'ouvrage, "People’s Choice" remet en question la métaphore de l'« aiguille hypodermique » selon laquelle il existerait une influence directe et massive des médias sur la formation des opinions. Pourtant, les leaders et les non leaders sont exposés aux médias de façon identique. L'étude montre que la plupart des gens se font une opinion ou changent d’avis durant la campagne à la suite de l’influence exercée par une autre personne. Beaucoup de personnes discutent des élections avec leurs proches sans forcément lire des éditoriaux de journaux ou d'écouter un discours électoral. Ce livre a mis en place la théorie du modèle d’influence en deux temps (« Two step flow ») mettant en valeur les leaders d’opinion. Le modèle d’influence est donc complexe. Il serait plutôt du type multi-étapes.
La vision traditionnelle du leader d’opinion en marketing souffre de quelques faiblesses. Soit, elles définissent le leader d’opinion comme une personne qui influence son entourage, soit elles insistent sur un lien de cause à effet par la capacité d'expertise du leader à donner des informations sur un sujet et à être sollicité par son entourage sur ce même sujet. L’expertise est une condition importante, mais non suffisante, du leadership d’opinion. Peu de leaders d'opinions dispose d'une expertise polymorphe, c'est à dire couvrant une large catégories de concepts. L’expertise est plus une dimension constitutive du leadership qu’une cause. L. Feick et L. Price (1987) (L. Feick et L. Price, 1987, "The market maven : a diffuser of marketplace information", Journal of Marketing, Vol 51, n°1, pp83-87) ont défini le concept du "gourou de marché" comme un individu qui détient des informations au sujet de toutes sortes de produits, de lieux d’achat et des marchés. Ce gourou se caractérise aussi par son goût prononcer pour mettre en valeur son expertise au travers de discussions avec les consommateurs et en répondant à leur demande. Les gourous de marché disposent d'un capital de crédibilité nettement différente de simples leaders d'opinion et des adopteurs précoces et des autres influenceurs de bouche à oreille. Les jugements du leader d'opinion, fondés sur une expertise perçue par les suiveurs, apparaissent comme plus crédibles qu’une publicité, parce que les leaders d'opinion sont considérés comme des individus impartiaux et équitables. Les gourous du marché ont une propension inhérente d'accroître la collecte des informations générales du marché particulièrement dans le contexte du marketing business-to-business industriel.
Selon les études menées sur les caractéristiques du leader d'opinion (K. K. Chan et S. Misra: 1990), celui-ci dispose des mêmes comportements que l'entrepreneur kirznérien. A savoir que le leader d'opinion dispose d'une forte capacité de se différencier des autres et d'agir volontairement et différemment des autres. Cela correspond bien à l'acteur vigilant qui, s'il veut percevoir des informations avant les autres doit se positionner autrement que les autres, de réfléchir autrement, de s'imaginer le futur dans un autre schéma que les autres. Mais, surtout, il a la capacité de changer de cap rapidement, de se mettre en action avec détermination, même si cela implique des retournements de vision immédiats et abrupts. Le leader d'opinion est donc plus un entrepreneur consultant free-lance. Ses conseils ne sont pas des recettes standardisées, mais elles sont plutôt délivrées sur-mesure. Il adopte plus une position d'empathie avec son entourage que d'introspection. Il regarde les problèmes comme s'il était l'interlocuteur auquel il délivre son avis. Pour développer cette qualité, il n'est pas nécessaire que le leader soit endogroupe (même âge, même groupe, même goût, même lieu d'habitation, etc.).
- 1970, C. W. King et J. O. Summers, "Overlap of opinion leadership across consumer product categories", Journal of Marketing Research, Vol 7, n°1, pp43-50
- 1981, J. Jacoby et W. D. Hoyer, "What if opinion leaders didn't know more ? A question of nomological validity", Advances in Consumer Research, 8, pp299-303
- 1986, Tery L. Childers, "Assessment of the psychometric properties of an opinion leadership scale", Journal of Marketing Research, Vol 23, n°2, pp184-188
- 1990, K. K. Chan et S. Misra, "Characteristics of the opinion leader : a new dimension", Journal of Advertising, Vol 19, n°3, pp53-61
- 1991, R. Desborde, R. E. Goldsmith, "A validity study of a measure of opinion leadership", Journal of Business Research, Vol 22, n°1, pp11-19
- 1994, H. Ben Miled et P. Le Louarn, "Analyse comparative de deux échelles de mesure du leadership d'opinion : validité et interprétation", Recherche et Applications en Marketing, Vol 9, n°4, pp23-51
- 1996, J. K. Eastman, L. R. Flynn, R. E. Goldsmith, "Opinion leaders and opinion seekers : two new measurement scales", Journal of the Academy of Marketing Science, Vol 24, n°2, pp137-147
- 1999, R. S. Burt, "The social capital of opinion leaders", Annals of the American Academy of Political and Social Science, 566, pp37-54
- 2003, T. S. De Witt, R. E. Goldsmith, "The predictive validity of an opinion leadership scale", Journal of Marketing Theory and Practice, Vol 11, n°4, pp21-35
- ↑
Le leadership politique porte particulièrement son attention sur les institutions politiques qui ont de grands effets sur les systèmes sociaux. Les études contemporaines sur le leadership politique observent l'inclinaison théorique et pratique que jouent certains facteurs politiques sur l'économie et sur la vie sociale comme les hommes et les femmes politiques, les partis politiques, les gouvernements nationaux, les organismes supranationaux, les organismes régionaux et infra-nationaux ainsi que l'impact de ces facteurs politiques sur le développement. Au niveau local, la théorie s'interroge de la pertinence du leadership des maires avec les politiques d'urbanisme, du logement et de zonage (Stephen J. McGovern, 2006, "Philadelphia's neighborhood transformation initiative: A case study of mayoral leadership, bold planning, and conflict", Housing Policy Debate; Vol 17, n°3, January, pp529-570).
Les politiques d'aide au développement sont étudiées sous l'angle du leadership politique, à savoir de l'opportunité de créer ou de maintenir des partenariats avec certains pays en voie de développement. Par exemple, la conformité d'une politique de promotion de l'investissement direct de capitaux étrangers dans un pays est observée sous l'angle du leadership politique moral à savoir l'existence ou non de pratiques de corruption dans ce pays. La théorie s’interroge pour savoir s'il est nécessaire d'avoir des leaders nationaux pour mener des politiques de développement.
En adoptant les méthodes de la théorie des grands hommes et celles du leadership transformationnel, la théorie du leadership s'est penchée sur la transmission du pouvoir (Betty Glad, 1996). Alors que la théorie du leadership charismatique montre les dangers, voire la mort institutionnelle probable, des exemples de leaders en ex-URSS et en Afrique du Sud, illustrent la possibilité d'une transition institutionnelle sans heurt (passage de Gorbachev à Eltsin ou passage de pouvoir entre De Klerk à Nelson Mandela).
Une autre partie de l'étude du leadership politique s'est orientée vers l'analyse psychologique, notamment des personnalités des leaders sur les résultats des élections démocratiques.
Selon la théorie cognitive du leader politique, les participants au discours et à l'écoute politique sont parfois, sinon souvent, profondément touchés par la diversité des opinions qu'ils trouvent sur le marché politique. Ils sont face à un large éventail de perspectives politiques révélées au cours de prestations orales (interviews, discours) et proposées dans des textes (livres, profession de foi). En substance, la plupart des gens découvrent que des hommes et des femmes politiques ont l'apparence d'être raisonnables mais qu'ils sont en désaccord sur ce qui constitue une bonne société (et surtout sur une bonne politique publique). Ils comprennent qu'il existe des différences sans pouvoir les analyser dans le détail à la manière des experts. Face à cet inconfort cognitif (par lacune de formation et par choix rationnel d'affecter leurs ressources temps à d'autres activités), ils choisissent un leader politique créant les conditions dans lesquelles les diverses personnes avec des agendas politiques très différents mais suffisamment proches qui puissent s'unir derrière un but commun. En choisissant un leader politique, les électeurs ne décident pas en faveur d'un programme politique mais en faveur de la réduction de leur incompréhension face à l'avenir. Ils élisent un leader politique cohésif sans que celui-ci donne totalement des garanties de consensus.
Selon la théorie de la demande révélée de Murray Rothbard, qui peut s'appliquer également dans l'arène politique, il n'y a que les individus (les suiveurs) eux-mêmes qui peuvent finalement définir leurs propres besoins véritables. Hors, dans l'arène politique, ils peuvent le faire seulement à partir d'un choix éclairé parmi des "consignes de votes" concurrentes. Et, l'homme politique ne peut répondre qu'à une partie des demandes des électeurs.
- Rupert Wilkinson, 1962, "Political Leadership and the Late Victorian Public School", The British Journal of Sociology, Vol 13, n°4, Dec., pp320-330
- J. D. Barber, 1964, "Political Leadership in American Government", Boston: Little, Brown
- Robert M. Price, 1971, "Military Officers and Political Leadership: The Ghanaian Case", Comparative Politics, Vol 3, n°3, Apr., pp361-379
- C. Beck, et al., 1973, "Comparative Communist Political Leadership", NewYork: D. McKay Co.
- James M. Burns, 1977, “Wellsprings of Political Leadership”, American Political Science Review, 71:1, March, pp266-275
- 1977, G. D. Paige, "The scientific study of political leadership", New York: Free Press
- 1981, R. C. Tucker, "Politics as leadership", Columbia: Univ. of Missouri Press
- 1986, B. Kellerman, dir., "Political Leadership: A Source Book", Pittsburgh: University of Pittsburgh Press
- 1987, D. K. Simonton, "Why presidents succeed: A political psychology of leadership", New Haven, CT: Yale University Press
- 1990, Roger D. Masters, "Candidate Rhetoric, Political Leadership, and Electoral Success: The Broader Context of 'Pessimistic Rumination'", Psychological Inquiry, Vol 1, n°1, January, pp65-68
- 1991, Peter F. Clarke, "A Question of Leadership: From Gladstone to Thatcher", London: Hamish Hamilton
- 1995, R. Elgie, "Political leadership in Liberal Democracies", Basingstoke: Macmillan
- B. Glad, 1996, “Passing the Baton: Transformational Political Leadership from Gorbachev to Yeltsin, from Klerk to Mandela”, Political Psychology, 17:1, pp1-28
- 2001, Tony Leon, "Economic diplomacy and political leadership: An alternative foreign policy vision for South Africa", South African Journal of International Affairs, Vol 8, n°2, December, pp27-34
- A. King, dir., 2002, "Leaders’ personalities and the outcomes of democratic elections", Oxford: Oxford University Press
- B. F. Jones et B. A. Olken, 2004, “Do Leaders Matter? National Leadership and Growth since World War II”, The Quarterly Journal of Economics, Vol 120, n°3, pp835-364
- Z. Kebonang, 2005, "The New Partnership for Africa’s Development: Promoting foreign direct investment through moral political leadership", Africa Insight, Vol 35, n°1, pp3-13
- G. Peele, 2005, “Leadership and Politics: A Case for a Closer Relationship?”, Leadership, 1:2, pp187-204
- H. Melber et E. Southall, dir., 2006, Legacies of Power. Leadership Change and Former Presidents in African Politics, Cape Town: HSRC Press
- ↑
Le leadership présidentiel s'interroge sur les compétences essentielles du leader politique pour que le personnage le plus élevé dans la hiérarchie politique d'un pays soit considéré comme un président efficace.
- Selon la théorie d'attribution du leadership (B. Calder), la compétence perçue est largement reconnue comme une variable importante dans l'évaluation de la performance du leadership présidentiel. Les qualités personnelles d'un président ne suffisent pas pour en faire un leader efficace aux yeux de l'opinion publique. Un président peut être fortement affecté par des facteurs conjoncturels qui vont ternir ou embellir sa prestation de leader. Souvent un président est crédité de leadership efficace ou mis en défaut par les politiques ou une situation laissée par son prédécesseur.
- ↑
L'économiste Stackelberg a présenté un modèle de duopole sur le marché. Selon lui, les entreprises qui opèrent dans une situation duopolistique peuvent être soit des « meneuses », soit des « suiveuses ». Elles déterminent leurs niveaux de production soit librement, soit en fonction de l'autre. Quatre scénarios possibles puisque les deux entreprises 'A et B) ont le choix alternatif de deux actions : mener ou suivre
- A et B agissent comme suiveuses (scénario du modèle duopolistique de Cournot). Toutes deux considèrent comme donnée la décision de leur rivale en matière de production.
- A mène et B suit. L'entreprise A choisit sa production de manière à maximiser ses profits, en considérant comme une contrainte la production prévue de l'autre B. Situation potentielle de déséquilibre si l'entreprise suiveuse n'agit pas conformément à cette prévision.
- A suit et B mène. L'entreprise B choisit sa production de manière à maximiser ses profits, en considérant comme une contrainte la production prévue de l'autre A. Situation potentielle de déséquilibre si l'entreprise suiveuse n'agit pas conformément à cette prévision.
- A et B veulent être les leaders : situation de déséquilibre
- ↑ Le leadership des coûts est un concept développé par Michael Porter et utilisé en stratégie d'entreprise. Il décrit un moyen d'établir un avantage concurrentiel durable. Le leadership des coûts fait référence aux plus bas coûts d'exploitation dans une industrie. La domination par les coûts est souvent dictée par l'efficacité de l'entreprise, la taille, l'échelle, la portée et l'expérience cumulée (courbe d'apprentissage). Une stratégie de leadership des coûts vise à exploiter l'échelle de production, de l'effet d'envergure et de l'effet d'échelle. Maîtrise des coûts est différente du leadership des prix. Une entreprise peut produire à moindre coûts, sans pour cela offrir les produits ou les services les moins chers.
- ↑
Différents styles de leadership :
- . Le style de leadership autocratique (ou autoritaire) est souvent considéré comme l'approche classique du leadership. Des études psychologiques menées par Stanley Milgram et par Adorno (1950) aux Etats-Unis sur la personnalité autoritaire en montre l'étendue dramatique. Le leadership autoritaire est caractérisé par une intolérance à la différence et au défi de son propre pouvoir. Ce style exige avant tout l'obéissance et la conformité. C'est celui dans lequel le leader centralise le pouvoir de décision. Il ne consulte pas les employés, qui ne sont pas autorisés à donner leur avis. Les employés sont censés obéir aux ordres sans recevoir aucune explication. L'environnement de motivation est produit par la création d'un ensemble structuré de récompenses et de punitions. Le leadership héroïque et charismatique ne sont pas obligatoirement être autoritaire, même si ces styles de leadership peuvent parfois aller de pair lorsque le leader souhaite être obéi. Dans une entreprise, lorsque la direction est incapable d'écouter les opinions divergentes et que l'encadrement est composé de suiveurs flagorneurs trop timides pour affronter l'autorité. Peter Senge, dans son livre écrit en 1990, indique que le cœur de la vision traditionnelle autoritaire du leadership est fondé sur des hypothèses d'impuissance des gens, de leur manque de vision personnelle et de le leur incapacité à maîtriser les forces du changement. Ces "déficits" sont mis en valeur sur la place publique par des "grands leaders" qui annoncent leur arrivée triomphale afin de pouvoir mener les corrections nécessaires.
- . Le style de leadership paternaliste. Dans ce style, l'autorité est dans la main d'un seul individu, généralement le chef d'entreprise ou le créateur de l'organisation patriarche. Cette personne donne l'impression qu'elle se soucie davantage de ses salariés que des résultats et des bénéfices de l'entreprise. Elle se donne l'apparence d'un parent plutôt que d'un patron. Dans ce genre de leadership, le mode de fonctionnement est un peu différent par rapport au leadership autocratique. Dans un tel style de leadership, lorsque les résultats sont là, les employés sont au cœur de l'organisation. Mais, l'autorité complète réside essentiellement dans les mains d'un seul individu. Certes, la satisfaction du personnel est prioritaire sur les bénéfices qui seraient maximisés et le circuit de communication intègre une relation supplémentaire de bas en haut. Toutefois, cette préoccupation est centrée sur le besoin de reconnaissance du leader paternaliste. Dès que les résultats sont insuffisants ou que les subordonnés ne suivent plus la ligne directrice du leader paternaliste, en étant déloyal, par exemple, un style de leadership plus directif et autoritaire se met en place.
- . Le style de leadership de niveau 5. Ce type de leadership a été introduit par J. Collins, en 2001, dans son travail séminal sur le succès des sociétés sur le long terme.
- J. Collins, 2001, "Good to great: Why some companies make the leap and others don’t", New York: Harper-Collins,
- . Le style de leadership consultatif. Un leader de consultation est celui qui entend les préoccupations et les problèmes des subordonnés, mais dont la décision finale lui appartient.
- 1972, Fred E. Fiedler, "The Effects of Leadership Training and Experience: A Contingency Model Interpretation", Administrative Science Quarterly, Vol 17, n°4, Dec., pp453-470
- 1973, A. Ashour, "The contingency model of leadership effectiveness: an evaluation", Organizational Behavior and Human Decision Processes, Vol 9, n°3, pp339–355
- 1973, A. S. Ashour, "Further discussion of Fiedler's contingency model of leadership effectiveness", Organizational Behavior and Human Performance, 9, pp369-376
- 1974, J.G. Hunt & L.L. Larson, dir., "Contingency approaches to leadership", Carbondale: Southern Illinois University Press
- 1974, Steven Kerr, C. A. Schriesheim, . J. Murphy, Ralph M. Stogdill, "Toward a contingency theory of leadership based upon the consideration
- 1975, Robert C. Hardy, "A Test of the Poor Leader-Member Relation Cells of the Contingency Model on Elementary School Children", Child Development, Vol 46, n°4, Dec., pp958-964
- 1977, Cal W. Downs & Terry Pickett, "An analysis of the effects of nine leadership — group compatibility contingencies upon productivity and member satisfaction", Communication Monographs, Vol 44, n°3, August, pp220-230
- 1979, Robert P. Vecchio, "A Dyadic Interpretation of the Contingency Model of Leadership Effectiveness", The Academy of Management Journal, Vol 22, n°3, Sep., pp590-600
- 1979, Julia T. Wood, "Alternate portraits of leaders: A contingency approach to perceptions of leadership", Western Journal of Speech Communication, Vol 43, n°4, September, pp260-270
- 1980, Darrel R. Brown & George R. Gray, "Leadership of Collegiate Student Organizations: A Contingency View", Journal of Education for Business, Vol 56, n°3, December, pp105-107
- 1981, Boris Kabanoff, "The potential influence index as a measure of situational favourability in the contingency model of leadership", Australian Journal of Psychology, Vol 33, n°1, April, pp47-59
- 1982, Robert W. Rice, Lisa Richer Bender & Alan G. Vitters, "Testing the Validity of the Contingency Model for Female and Male Leaders", Basic and Applied Social Psychology, Vol 3, n°4, December, pp231-247
- 1983, Denise R. Kastenbaum et Robert W. Rice, "The Contingency Model of Leadership: Some Current issues", Basic and Applied Social Psychology, Vol 4, n°4, December, pp373-392
- 1985, Charles R. Franz, "User Leadership in the Systems Development Life Cycle: A Contingency Model", Journal of Management Information Systems, Vol 2, n°2, Fall, pp5-25
- 2005,
- J. D. Houghton, S. K. Yoho, "Toward a contingency model of leadership and psychological empowerment: When should self-leadership be encouraged?", Journal of Leadership & Organizational Studies, 11, pp65-83
- Jonathan W. Keller, "Leadership Style, Regime Type, and Foreign Policy Crisis Behavior: A Contingent Monadic Peace?", International Studies Quarterly, Vol 49, n°2, Jun., pp205-231
- M. Kriger, Y. Seng, "Leadership with inner meaning: A contingency theory of leadership based on the worldviews of five religions", Leadership Quarterly, 16, pp771−806
- 2011, Jae-Hwa Shin, Robert L. Heath & Jaesub Lee, "A Contingency Explanation of Public Relations Practitioner Leadership Styles: Situation and Culture", Journal of Public Relations Research, Vol 23, n°2, March, pp167-190
- 1976, Steven Kerr, "Substitutes for leadership: their meaning and measurement", American Institute for Decision Sciences Proceedings, San Francisco: American Institute for Decision Sciences, pp46-49
- 1977, Steven Kerr, "Substitutes for leadership: some implications for organizational design", Organization and Administrative Sciences, 8, pp135-146
- 1978, Steven Kerr et J. M. Jermier, "Substitutes for leadership: Their meaning and measurement", Organizational Behavior and Human Performance, 22, pp375-403
- 1986, P. W. Doffman, J. P. Howell, Steven Kerr, "Moderator variables in leadership research", Academy of Management Review, 11, pp88-102
- 1990, Terry L. Childers, Alan J. Dubinsky, "Leadership substitutes as moderators of sales supervisory behavior", Journal of Business Research, Vol 21, n°4, December, pp363-382
- 1993, R. Fetter, P. M. Podsakoff, S. B. MacKenzie, "Substitutes for leadership and the management of professionals", Leadership Quarterly, 4, pp1-44
- 1993, S. B. MacKenzie, B. P. Niehoff, P. M. Podsakoff, M. L. Williams, "Do substitutes for leadership really substitute for leadership? An empirical examination of Kerr and Jermier's situational leadership model", Organizational Behavior and Human Decision, Processes, 54, pp1-44
- 1995, S. B. MacKenzie, P. M. Podsakoff, "An examination of substitutes for leadership within a levels-of-analysis framework", Leadership Quarterly, 6, pp289-328
- 1996, W. H. Bommer, S. B. MacKenzie, P. M. Podsakoff, "Transformational leader behaviors and substitutes for leadership as determinants of employee satisfaction, commitment, trust and organizational citizenship behaviors", Journal of Management, 22, pp259-298
- 1997, J. M. Jermier, S. Kerr, "Substitutes for leadership: Their meaning and measurement--Contexual recollections and current observations", Leadership Quarterly, 8, pp95-101
- 1997, Philip M Podsakoff, Scott B MacKenzie, "Kerr and Jermier's substitutes for leadership model: Background, empirical assessment, and suggestions for future research", The Leadership Quarterly, Vol 8, n°2, pp117-132
- 1997, Chester A. Schriesheim, "Substitutes-for-leadership theory: Development and basic concepts", Leadership Quarterly, Vol 8, n°2
- 2002, Leanne E. Atwater, Shelley D. Dionne, Lawrence R. James, Francis J. Yammarino, "Neutralizing substitutes for leadership theory: Leadership effects and common-source bias", Journal of Applied Psychology, Vol 87(3), Jun, pp454-464
- 2008, Parilah Mohd Shah et Aminuddin Yusof, "Transformational Leadership and Leadership Substitutes in Sports: Implications on Coaches’ Job Satisfaction", International Bulletin of Business Administration, n°3
- 1991, Marcel Boyer, "Leadership, Flexibility, and Growth", The Canadian Journal of Economics / Revue canadienne d'Economique, Vol 24, n°4, Nov., pp751-773
- 1995, Margaret G. Hermann, "Leaders, Leadership, and Flexibility: Influences on Heads of Government as Negotiators and Mediators", Annals of the American Academy of Political and Social Science, Vol 542, Flexibility in International Negotiation and Mediation, Nov., pp148-167
- 2004, Richard Lepsinger et Gary Yukl, "Flexible Leadership: Creating Value by Balancing Multiple Challenges and Choices", Jossey-Bass
- 2004, Leigh Rivenbark, Flexible Leadership, commentaire du livre de Richard Lepsinger et Gary Yukl, "Flexible Leadership", HR Magazine, Dec.
- 2005, Richard Lepsinger et Gary Yukl, "Flexible Leadership", leadership in Action, Vol 25, n°4, septembre/octobre
- 1958, Edwin P. Hollander, "Conformity, status, and idiosyncrasy credit", Psychological Review, Vol 65, pp117-127
- 2004, Edwin P. Hollander, "Idiosyncrasy credit; Upward influence. Two essays", In: G. R. Goethals, G. J. Sorenson, J. M. Burns, dir., "Encyclopedia of leadership", Thousand Oaks, CA: Sage, pp695-700 et pp1605-1609
- 2006, Edwin P. Hollander, "Influence processes in leadership-followership: Inclusion and the idiosyncrasy credit model", In: D. Hantula, dir., "Advances in social and organizational psychology", Mahwah, NJ, Erlbaum
- 2009, Ingo Winkler, "Idiosyncrasy Credit Model of Leadership", In: Ingo Winkler, dir., "Contemporary Leadership Theories. Enhancing the Understanding of the Complexity, Subjectivity and Dynamic of Leadership", Springer-Verlag: Berlin Heidelberg, Contributions to Management Science, Ch 7, pp55-58
- 1974, E. W. Menzel, "A group of young chimpanzees in a one-acre field: leadership and communication", In: "Behaviour of Non-human Primates", Academic Press, New York, pp83–153
- 2000, J. Krause, D. Hoare, S. Krause, C. K. Hemelrijk, D. I. Rubenstein, "Leadership in fish shoals", Fish and Fisheries, pp82–89
- 2005, I. D. Couzin, J. Krause, N. R. Franks, S. A. Levin, "Effective leadership and decision making in animal groups on the move", Nature, 433, pp513–516
- 2008, C. Barelli, C. Boesch, M. Heistermann, U. H. Reichard, "Female white-handed gibbons (Hylobates lar) lead group movements and have priority of access to food resources", Behaviour, 145, pp965–981
- 2009, R. Kurvers, B. Eijkelenkamp, K. van Oers, B. van Lith, S. E. van Wieren, R. C. Ydenberg, H. H. T. Prins, "Personality differences explain leadership in barnacle geese", Animal Behaviour, 78, pp447–453
- 1) l'optimisme - la croyance dans le potentiel de développement inexploité des individus au bénéfice de la croissance de l'organisation
- 2) le respect - la reconnaissance que chacun est un individu unique
- 3) la confiance - la nécessité de faire confiance aux autres et aux leaders de se comporter avec une intention d'intégrité
- 4) l'encouragement actif et le soutien des autres à agir pour qu'ils collaborent sans conflit.
- J. Doh, 2003, "Can Leadership be taught? Perspectives from management educators", Academy of Management Learning and Education, 2(1), 3.
- 1995, C. Miller, "The empowered leader: 10 Keys to servant leadership", Nashville: Broadman & Holman
- 2000, S. Arad, J. A. Arnold, J. A. Rhoades, F. Drasgow, "The empowering leadership questionnaire: The construction and validation of a new scale for measuring leader behaviors", Journal of Organizational Behavior, 21, pp249–269
- 2000, Jay A. Conger, "Motivate performance through empowerment", In: Edwin A. Locke, dir., "The Blackwell handbook of principles of organizational behavior", Oxford: Blackwell Publishing, pp137–149
- 2000, L. J. Konczak, D. J. Stelly, M. L. Trusty, "Defining and measuring empowering leader behaviors: Development of an upward feedback instrument", Educational and Psychological Measurement, 60, pp301–313
- 2006, Kathryn Bartol, Edwin A. Locke, Abhishek Srivastava, "Empowering Leadership in Management Teams: Effects on knowledge sharing, Efficacy, and performance", Academy of Management Journal, Vol 49, n°6, pp1239–1251
- 1997, E. L. Stech, "Psychodynamic approach", In: P. G. Northouse, dir., "Leadership. Theory and Practice", Sage, Thousand Oaks, CA, pp184–203
- 2004, G. R. Goethals, "The psychodynamics of leadership: Freud’s insights and their vicissitudes", In: D. M. Messick, R. M. Kramer, dir., "The psychology of leadership", New perspectives and research, Lawrence Erlbaum Associates, Mahwah, NJ, pp97–114
- 2009, Ingo Winkler, "Psychodynamic Leadership Approach", In: Ingo Winkler, "Contemporary Leadership Theories. Enhancing the Understanding of the Complexity, Subjectivity and Dynamic of Leadership", Springer-Verlag: Berlin Heidelberg, Contributions to Management Science, Ch 4, pp23-30
- 2005, P. Balkundi, M. Kilduff, "The ties that lead: A social network approach to leadership", The Leadership Quarterly, 16(6), pp941-961
- 2006, Margarita M. Mayo et Juan Carlos Pastor, "Leadership Embedded in Networks", In: M. C. Bligh, Boas Shamir, R. Pillai, M. Uhl-Bien, dir., "Follower-centered perspectives on leadership: A tribute to the memory of James R. Meindl", Greenwich, CT: Information Age Publishing
- 1990, T. J. Sergiovanni, "Adding value to leadership gets extraordinary results", Educational Leadership, 47(8), pp23-27
- Gilbert W. Fairholm, 1991, "Values Leadership: Toward a New Philosophy of Leadership", New York: Praeger
- Gilbert W. Fairholm, 1995, "Values leadership: A values philosophy model", International Journal of Values-Based Management, Vol 8, pp65-77
- 1997, J. Ballard, Ken Blanchard, M. O’Connor, "Managing by values", San Francisco, CA: Berrett-Koehler
- Bob Rue, 2001, "Values-Based Leadership: Determining Our Personal Values”, Program Manager, 30, July-August, pp12-16
- 2001, D. Day, P. Hanges, L. Offerman, "Leaders, followers and values: Progress and prospects for theory and research", Leadership Quarterly, 12, pp129-131
- K. S. Majer, 2004, "Values-based leadership : A revolutionary approach to business success and personal prosperity", San Diego, CA: MajerCommunications
- Kathy Whitmire, 2005, “Leading through Shared Values”, Leader to Leader, n°37, Summer, pp48-54
- James O'Toole, 2008, "Notes Toward a Definition of Values‑Based Leadership, Journal of Values-based Leadership, Winter/Spring, Vol 1, n°1, pp84-93
- Bonnie Brown, 2009, "Lincoln: Portrait of a Values Leader", Undergraduate Leadership Review, Vol 1, n°2, Spring
- Laurin Roberts, 2011, "The Leadership of Margaret Sanger: A Values-Based Analysis", Undergraduate Leadership Review, Vol 3, n°2, Spring
- Stephen R. Covey, 1990, "Principle-Centred Leadership", New York: Summit Books
- A. Janson, 2008, Extracting leadership knowledge from formative experiences, Leadership, 4(10), pp73-94
- Repris en 2009, In: Peter G. Northouse, dir., Leadership. Theory and Practice, SAGE
- M. J. Martin, K. E. Aupperle et R. Chen, 1996, Strategic leadership and skill usage by academic presidents, The Journal of Leadership Studies, 3(1), pp139-150
- Repris en 2009, In: Peter G. Northouse, dir., Leadership. Theory and Practice, SAGE
- 1988, Robert K. Greenleaf, "Spirituality as leadership", Indianapolis, Ind.: Robert K. Greenleaf Center
- 1992, William Miller, "How Do We Put Our Spiritual Values to Work", In: John Renesch, dir., "New Traditions in Business: Spirit and Leadership in the 21st Century", San Francisco: Berrett-Koehler
- 1994, Jay A. Conger, "Spirit at Work: Discovering the Spirituality in Leadership", San Francisco: Jossey-Bass
- 1997, Gilbert Fairholm, "Capturing the Heart of Leadership: Spiritual Community in the New American Workplace", Westport, CT: Praeger
- 1998, J. Conley, F. Wagner-Marsh, "The Integration of Business Ethics and Spirituality in the Workplace", In: L. Spears, dir., "Insights on Leadership. Service, Stewardship, Spirit, and Servant-Leadership", New York, NY: John Wiley
- 1998, Gilbert Fairholm, "Perspectives on Leadership: From the Science of Management to Its Spiritual Heart", Westport, CT: Quorum Books
- 1999, I. I. Mitroff, E. A. Denton, "A spiritual audit of corporate America: A hard look at spirituality, religion, and values in the workplace", San Francisco: Jossey-Bass
- 2000, R. Cacioppe, "Creating spirit at work: Re-visioning organization development and Leadership – Part II", Leadership and Organization Development Journal, 21(1-2), pp110-120
- 2000, J. Biberman, dir., "Work and spirit: A reader of new spiritual paradigms for organizations", Scranton, PA: University of Scranton Press
- 2000, R. S. Moxley, "Leadership and spirit : Breathing new vitality and energy into individuals and organizations", San Francisco, CA: Jossey-Bass
- 2002, Thierry C. Pauchant, dir., "Ethics and spirituality at work: Breakthroughs and pitfalls of the search for meaning in organizations", New York: Quorum Books
- 2003, R. A. Giacalone et C. L. Jurkiewicz, "Handbook of workplace spirituality and organizational performance", New York: M.E. Sharpe
- 2004, T. J. Bowman, "Spirituality at Work: An Exploratory Sociological Investigation of the Ford Motor Company", London School of Economics and Political Science
- 2005, M. Benefiel, "Soul at work: Spiritual leadership in organizations", New York: Seabury Books, ISBN 1596270136* 2005, L. W. Fry, "Toward a paradigm of spiritual leadership", The Leadership Quarterly, 16(5), pp619-722
- 2005, E. B. Dent, M. E. Higgins, D. M. Wharff, "Spirituality and leadership: An empirical review of definitions, distinctions, and embedded assumptions", Leadership Quarterly, 16, pp625−653
- 2005, S. Parameshwar, "Spiritual leadership through ego-transcendence: Exceptional responses to challenging circumstances", Leadership Quarterly, 16, pp689−722
- 2005, L. Reave, "Spiritual values and practices related to leadership effectiveness", Leadership Quarterly, 16, pp655−687
- 2006, A. L. Jue, "Practicing spirit-centered leadership: Lessons from a corporate layoff", In: C. Gerus, dir., "Leadership Moments: Turning points that changed lives and organizations", Victoria, BC: Trafford
- 2006, D. W. Miller, "God at work: The history and promise of the faith at work movement", New York: Oxford University Press
- 2007, Cathy Driscoll et Margaret McKee, "Restorying a Culture of Ethical and Spiritual Values: A Role for Leader Storytelling", Journal of Business Ethics, 73(2), June, pp205-217
- 2010, Mark L. Russell, dir., "Our Souls at Work: How Great Leaders Live Their Faith in the Global Marketplace", Boise: Russell Media
- 2010, Dennis Tourish, Naheed Tourish, "Spirituality at work, and its implications for leadership and followership: A post-structuralist perspective", Leadership, May, Vol 6, n°2, pp207-224
- 1999, A. A. Armenakis, S. G. Harris, H. S. Field, "Making Change Permanent: a model for institutionalizing change interventions", Research in Organizational Change and Development, Vol 12, pp97-128
- 2005, D. D. Cremer et T. R. Tyler, "Process-based leadership: Fair procedure and reactions to organizational change", The Leadership Quarterly, Vol 16, pp529-545
- 2006, Dian Marie Hosking, "Leadership as a Relational Construction; Reconstructing Leadership as Process", In: Michelle C. Bligh, Boas Shamir, Rajnandini Pillai, Mary Uhl-Bien, dir., "Follower-centered perspectives on leadership: A tribute to the memory of James R. Meindl", Greenwich, CT: Information Age Publishing
- 1989, J. Juran, "Juran on Leadership for Quality: An Executive Handbook", New York: Free Press
- 1993, Edwards W. Deming, "Leading Quality Transformations", Executive Excellence, 10 (5), May
- 1994, Linda M. Doherty, J. D. Howard, "Total quality leadership above and below the waves", Journal for Quality and Participation, January-February, 74(1), pp46-53
- 1982, Tom Peters et R. Waterman, "In Search of Excellence: Lessons from America’s Best-Run Companies", New York: Warner Books
- 1984, C. R. Hickman, M. A. Silva, "Creating Excellence", New American Library, New York
- 2008, J. S. Oakland & S. J. Tanner, "The relationship between Business Excellence and Performance – An empirical study using Kanji's Leadership Excellence Model", Total Quality Management & Business Excellence, Vol 19, n°7-8, August, pp733-749
- 2010, G. D. Sardana, Tojo Thatchenkery, "Business Cases for Enhancing Organizational Excellence", Management Decision, Vol 48, n°3, pp348-352
- 1994, D. V. Day et C. R. Gerstner, "Cross-cultural comparison of leadership prototypes", Leadership Quarterly, 5, pp121-134
- 1996, P. W. Dorfman, "International and Cross-Cultural Leadership Research", In: B. J. Punnett et O. Shenkar, dir., "Handbook for International Management Research", Oxford: Blackwell, pp267-349
- 1997,
- R. N. Aditya, Robert J. House, N. S. Wright, "Cross-cultural research on organizational leadership: A critical analysis and a proposed theory", In: P.C. Early & M. Erez, dir., "New perspectives on international industrial/organizational psychology", San Francisco: The New Lexington Press
- J. Alexander, M. S. Wilson, "Leading across cultures: Five vital capabilities", In: F. Hesselbein, M. Goldsmith, R. Beckhard, dir., "The Organization of the Future", San Francisco, Jossey-Bass Inc, Publishers, pp17-24
- A. Bautista, P. W. Dorfman, J. P. Howell, S. Hibino, J. K. Lee, U. Tate, "Leadership in Western and Asian Countries: Commonalities and Differences in Effective Leadership Processes across Cultures", Leadership Quarterly, 8(3), pp233-274
- D. Den Hartog, P. Koopman, H. Thierry, C. Wilderom, J. Maczynski, S. Jarmuz, "Dutch and Polish perceptions of leadership and culture: The GLOBE project", European Journal of Work and Organizational Psychology, 6(4), pp387-413
- J. G. Hunt, M. F. Peterson, "International perspectives on international leadership", Leadership Quarterly, 8(3), pp203-231
- 1999, S. Akerblom, G. Audia, G. Bakacsi, P. L. Koopman, D. N. Den Hartog, E. Konrad et al., "National culture and leadership profiles in Europe: Some results from the GLOBE study", European Journal of Work and Organizational Psychology, 8(4), pp503-520
- 2000, S. Akerblom, G. Audia, G. Bakacsi, H. Bendova, F. C. Brodbeck, M. Freese et al., "Cultural variation of leadership prototypes across 22 European countries", Journal of Occupational and Organizational Psychology, Vol 73, pp1-29
- 2002,
- A. Ardichvili, K. P. Kuchinke, "Leadership styles and cultural values among managers and subordinates: A comparative study of four countries of the former Soviet Union, Germany and the US", Human Resource Development International, 5(1), pp99-117
- P. W. Dorfman, Robert J. House, M. Javidan, P. J. Hanges, "Understanding cultures and implicit leadership theories across the globe: An introduction to project GLOBE", Journal of World Business, 37(1), pp3–10
- 2004, P. W. Dorfman, V. Gupta, Robert J. House, P. J. Hanges, M. Javidan, dir., "Culture, leadership and organizations: The GLOBE study of 62 societies", Sage: Thousand Oaks, CA
- 2004, Max Montesino, "Leadership/followership similarities between people in a developed and a developing country: The case of dominicans in NYC and Dominicans on the island", Journal of Leadership & Organizational Studies, Vol 10, n°1, pp82-92
- 2005, Audra I. Mockaitis, "A Cross-Cultural Study of Leadership Attitudes in Three Baltic Sea Region Countries", International Journal of Leadership Studies, Vol 1, n°1, pp44-63
- 2006, Gert Hofstede, "What did GLOBE really measure? Researchers’ minds versus respondents’ minds", Journal of International Business Studies, 37, pp882–896
- 2006, Edwin P. Hollander, "Influence processes in leadership-followership: Inclusion and the idiosyncrasy credit model", In: D. Hantula, dir., "Advances in social and organizational psychology", Mahwah, NJ, Erlbaum
- 2009, Edwin P. Hollander, "Inclusive leadership: The essential leader-follower relationship", New York: Routledge/Psychology Press/Francis & Taylor
- 1986, H. Brown, D. M. Hosking, "Distributed leadership and skilled performance as successful organization in social movements", Human Relations, 39(1), pp65-79
- 1991, D. Barry, "Managing the bossless team: Lessons in distributed leadership", Organizational Dynamics, 20(1), pp31-48
- 2000, Peter Gronn, "Distributed Properties : A New Architecture for Leadership", Educational Management and Administration, 28 (3) pp317-338
- 2001, J. B. Diamond,, R. Halverson, J. P. Spillane, "Investigating school leadership practice: a distributed perspective", Educational Researcher, 30(3), pp23–28
- 2002, M. E. Brown et D. A. Gioia, "Making Things Click: Distributive Leadership in an Online Division of an Offline Organization", Leadership Quarterly, 13(4), pp397-419.
- 2002, Peter Gronn, "Distributed leadership as a unit of analysis", Leadership Quarterly, 13, pp423–451
- 2003, N. Bennett, J. Harvey, C. Wise, P. Woods, "Distributed Leadership", Nottingham: National College for School Leadership
- 2004, J. Spillane, "Distributed Leadership: What’s all the hoopla?", Institute for Policy Research, Northwestern University
- 2005, A. F. Coldren, J. B. Diamond, J. Z. Sherer, J. P. Spillane, "Distributing leadership", In: M. J. Coles & G. Southworth, dir., "Developing leadership: creating the schools of tomorrow", Maidenhead: Open University Press
- 2005, Alma Harris, "Reflections on distributed leadership", Management in Education, April, Vol 19, pp10-12
- 2006, J. P. Spillane, "Distributed Leadership", San Francisco, CA: Jossey Bass
- 2007, C. Day, A. Harris, K. Leithwood, P. Sammons, D. Hopkins, "Distributed leadership and organisational change: reviewing the evidence", Journal of Educational Change, 8, pp337–347
- 2008, Alma Harris, "Distributed leadership in schools: developing the leaders of tomorrow", London: Routlege Falmer
- 2008, Alma Harris et James Spillane, "Distributed leadership through the looking glass", Management in Education, January, Vol 22, pp31-34
- 2009, R. Bolden, J. Gosling et G. Petrov, "Distributed leadership in higher education: what does it accomplish?", Leadership, 5, pp299–310
- 2009, Graeme Currie, Andy Lockett, Olga Suhomlinova, "The institutionalization of distributed leadership: A ‘Catch-22’ in English public services", Human Relations, November, Vol 62, n°11, pp1735-1761
- 2009, Philip Hallinger, Ronald H. Heck, "Assessing the Contribution of Distributed Leadership to School Improvement and Growth in Math Achievement", American Educational Research Journal, Vol 46, n°3, Sep., pp659-689
- 2009, Heidre Torrance, "Distributed leadership in Scottish schools: Perspectives from participants recently completing the revised Scottish Qualification for Headship Programme", Management in Education, Vol 23, n°2, April, pp63-70
- 2010, Kenneth M. Burke, "Distributed leadership and shared governance in post-secondary education", Management in Education, April, Vol 24, pp51-54
- 2011, G. Currie et A. Lockett, "Distributing Leadership in Health and Social Care: Concertive, Conjoint or Collective?", International Journal of Management Reviews, Vol 13, n°12
- Encourage les autres à exprimer leurs préoccupations
- Décrit les propositions provisoires qui peuvent être essayées
- Note les idées et les suggestions
- Cherche les façons de constituer des idées et des suggestions
- Fait preuve de tact en exprimant sa préoccupation au sujet d'une idée ou d'une suggestion
- Écoute les opinions dissidentes sans se positionner sur la défensive ni se mettre visiblement en colère
- Essaie d'utiliser les suggestions et les préoccupations des autres au lieu de les ignorer
- Montre un leadership appréciatif réel envers les autres
- Utilise des symboles pour construire un travail d'équipe et pour consolider sa fierté.
- 1967, D. G. Bowers, A. J. Marrow, G. E. Seashore, "Management by Participation", Industrial Management Review, Cambridge, vol 9, n°1, pp118-
- 1979, Steven H. Appelbaum, "Human Resource Development: A Foundation for Participative Leadership", The Personnel Administrator, Vol 25, n°3, March, pp50-55
- 1984, S. Kerr, "Leadership and Participation", In: A. Brief, dir., "Research on Productivity", New York: Praeger
- 1992, D. Brown, "Why participative management won't work here", Management Review, pp42-46
- 2003, A. M. Mosadeghrad, "The role of participative management (suggestion system) in hospital effectiveness and efficiency", Research in Medical Sciences, 8, (3), pp85-89
- 1998,
- D. L. Bradford, A. R. Cohen, "Power Up: Transforming Organizations Through Shared Leadership", New York Wiley
- Janet K. Poley, "Creating shared leadership environments in institutional and international settings", American Journal of Distance Education, Vol 12, n°2, January, pp16-25
- 2000, C. L. Pearce, H. P. Sims, "Shared leadership: Toward a multi-level theory of leadership", In: M. M. Beyerlein, D. A. Johnson, S. T. Beyerlein, dir., "Advances in interdisciplinary studies of work teams", Greenwich, CT: JAI Press, pp115–139
- 2001, M. Boardman, "The value of shared leadership: Tasmanian Teachers’ and Leaders’ Differing Views", International Studies in Educational Administration, 29(3), p2
- 2003, Jay A. Conger et C. L. Pearce, dir., "Shared leadership. Reframing the Hows and Whys of Leadership", Sage, Thousand Oaks CA
- 2003, Jay A. Conger et C. L. Pearce, "All those years ago: The historical underpinnings of shared leadership", In: Jay A. Conger et C. L. Pearce, dir., "Shared leadership. Reframing the Hows and Whys of Leadership", Thousand Oaks, CA: Sage Publications
- 2003, J. F. Cox, C. L. Pearce, M. L. Perry, "Toward a model of shared leadership and distributed influence in the innovation process: How shared leadership can enhance new product development team dynamics and effectiveness", In: C. L. Pearce & J. A. Conger, dir., "Shared leadership: Reframing the hows and whys", Thousand Oaks, CA: Sage
- 2003, M. Csikszentmihalyi, C. Hooker, "Flow, creativity, and shared leadership: Rethinking the motivation and structuring of knowledge work", In: C. L. Pearce & Jay A. Conger, dir., "Shared leadership: Reframing the hows and whys of leadership", Thousand Oaks, CA: Sage Publications
- 2003, J. K. Fletcher, K. Kaufer, "Shared leadership: Paradox and possibility", In: Jay A. Conger et C. L. Pearce, dir., "Shared leadership: Reframing the hows and whys", Thousand Oaks, CA: Sage
- 2003, T. Keller, A. Seers, J. M. Wilkerson, "Can team members share leadership? Foundations in research and theory", In: Jay A. Conger et C. L. Pearce, dir., "Shared leadership: Reframing the hows and whys", Thousand Oaks, CA: Sage
- 2003, A. Ropo et E. Sauer, "Partnerships of Orchestras: Toward shared leadership", International Journal of Arts and Management, 5(2), pp44-55
- 2005, Michael S. Wood, "Determinants of shared leadership in management teams", International Journal of Leadership Studies, 1(1), pp64-85
- 2006, M. D. Ensley, K. M. Hmieleski, C. L. Pearce, "The importance of vertical and shared leadership within new venture top management teams: Implications for the performance of startups", Leadership Quarterly, 17, pp217-231
- 2006, K. J. Klein, J. C. Ziegert, A. P. Knight, Y. Xiao, "Dynamic delegation: Shared, hierarchical, and deindividualized leadership in extreme action teams", Administrative Science Quarterly, 51, pp590-621
- 2006, Lynn R. Offermann et Noelle F. Scuderi, "Followers Sharing Leadership: Who, What, When, Why and How", In: M. C. Bligh, Boas Shamir, R. Pillai, M. Uhl-Bien, dir., "Follower-centered perspectives on leadership: A tribute to the memory of James R. Meindl", Greenwich, CT: Information Age Publishing
- 2007, C. L. Pearce, "The future of leadership development: The importance of identity, multilevel approaches, self-leadership, physical fitness, shared leadership, networking, creativity, emotions, spirituality and on-boarding processes", Human Resource Management Review, 17(4), pp355-359
- 2009, Jay A. Conger, Edward E. Lawler, "Sharing leadership on corporate boards: A critical requirement for teamwork at the top", Organizational Dynamics, 38 (3), pp183-191
- 1999, Warren Bennis et David A. Heenan, "Co-Leaders: The Power of Great Partnerships", New York: John Wiley & Sons
- 2008, Janet Holmes, Meredith Marra, Dale Pfeifer, Brad Jackson, Bernadette Vine, "Exploring co-leadership talk through Interactional Sociolinguistics", Leadership, Vol 4, n°3, pp339-360
- 2011, Stephanie Schnurr et Angela Chan, "Exploring another side of co-leadership : negotiating professional identities through face-work in disagreements", Language in Society, Vol 40, n°2, pp187-209
- 1990, Dale C. Mayer, "An Uncommon Woman: The Quiet Leadership Style of Lou Henry Hoover", Presidential Studies Quarterly, Vol 20, n°4, Modern First Ladies White House Organization (Fall), pp685-698
- 1997, Maenette K. P. Benham, "Silences and Serenades: The Journeys of Three Ethnic Minority Women School Leaders", Anthropology & Education Quarterly, Vol 28, n+2, Stories from Educators' Lives, Jun., pp280-307
- 1997, L. R. Matusak, "Finding your voice: Learning to lead anywhere you want to make a difference", San Francisco: Jossey-Bass Publishers
- 1998, J. J. Gardiner, "Quiet Presence: The Holy Ground of Leadership", In: L. Spears, dir., "Insights on Leadership: Service, Stewardship, Spirit, and Servant-Leadership", New York, NY: John Wiley, pp116-125
- 2000, B. A. Tillman, "Quiet leadership: Informal mentoring of beginning teachers", Momentum, 31(1), pp24-26
- 2002, J. L. Badaracco, "Leading Quietly: An Unorthodox Guide to Doing the Right Thing", Harvard Business School Press, Boston, MA.
- 2002, J. L. Badaracco, "The Quiet Leader – and How to Be One", Harvard Business School: Working Knowledge Newsletter, 11 February
- 1992, Boas Shamir, "Attribution of influence and charisma to the leader: The Romance of Leadership revisited", Journal of Applied Social Psychology, 22, pp386-407
- 1995, James R. Meindl, "The romance of leadership as a follower‐centric theory: A social constructionist approach", The Leadership Quarterly, 6(3), pp329‐341
- 2001, S. A. Haslam, M. J. Platow, J. C. Turner, K. J. Reynolds, P. J. McGarty, S. Johnson, "Social identity and the romance of leadership:
- 2004, James R. Meindl, "The romance of teams: Is the honeymoon over?", Journal of Occupational and Organizational Psychology, 77, pp463-466
- 2005, J. Felfe, "Personality and romance of leadership", In: James R. Meindl et B. Schyns B, dir., "Implicit leadership theories – essays and explorations. Information Age Publishing", Greenwich, CT, pp199–225
- 2006, Rajnandini Pillai, Mary Uhl-Bien, "The Romance of Leadership and the Social Construction of Followership", In: Michelle C. Bligh, Boas Shamir, Rajnandini Pillai, Mary Uhl-Bien, dir., "Follower-centered perspectives on leadership: A tribute to the memory of James R. Meindl", Greenwich, CT: Information Age Publishing, pp187‐209
- 2006, Karl Weick, "Romancing, Following, and Sensemaking: James Meindl’s Legacy, In: Michelle C. Bligh, Boas Shamir, Rajnandini Pillai, Mary Uhl-Bien, dir., "Follower-centered perspectives on leadership: A tribute to the memory of James R. Meindl", Greenwich, CT: Information Age Publishing
- 1978, Edwin P. Hollander, "Leadership dynamics: A practical guide to effective relationships", NYC: Free Press
- 2007, David Greenfield, "The enactment of dynamic leadership", Leadership in Health Services, Vol 20, n°3, pp159-168
- 2008, Emmanuel Agbor, "Creativity and Innovation: The Leadership Dynamics", Journal of Strategic Leadership, Vol 1, n°1, pp39-45
- 1987, Nicole Woolsey Biggart et Gary G. Hamilton, "An Institutional Theory of Leadership", Journal of Applied Behavioral Science, December, Vol 23, n°4, pp429-441
- 1992, D. Knights, H. Willmott, "Conceptualizing leadership processes: Senior managers in a financial services company", Journal of Management Studies, 29(6), pp761-782
- 1999, Michael Beer, « Leading Learning and Learning to Lead », In: Jay Conger, Gretchen Spreitzer et Edward Lawler III, dir., "The Leader’s Change Handbook: An Essential Guide to Setting Direction and Taking Action", San Francisco, Jossey-Bass
- 2005, P. Cheese, Robert J. Thomas, "Leadership: Experience is the Best Teacher", Strategy & Leadership 33(3), pp24-29
- 2008, Michael Maccoby, "NASA Researchers Learn Leadership As a Way of Being", Research Technology Management, Vol 51, n°6, November-December, pp66-67
- 2008, Robert J. Thomas, "Crucibles of Leadership: How to Learn from Experience to Become a Great Leader", Harvard Business School Press
- 2010, Angela G. Ray, "Learning Leadership: Lincoln at the Lyceum, 1838", Rhetoric & Public Affairs, Vol 13, n°3, Fall, pp349-387
- 1986, Charles C. Manz, "Self-Leadership: Toward an Expanded Theory of Self-Influence Processes in Organizations", The Academy of Management Review, Vol 11, n°3, Jul., pp585-600
- 1992, Charles C. Manz, Chris P. Neck, "Thought Self-Leadership: The Influence of Self-Talk and Mental Imagery on Performance", Journal of Organizational Behavior, Vol 13, n°7, Dec., pp681-699
- 1995, S. E. Markham et I. S. Markham, "Self-management and self-leadership reexamined: A levels-of-analysis perspective", The Leadership Quarterly, 6(3), pp343-359
- 1996, Charles C. Manz, Christopher P. Neck, "Thought Self-Leadership: The Impact of Mental Strategies Training on Employee Cognition, Behavior, and Affect", Journal of Organizational Behavior, Vol 17, n°5, Sep., pp445-467
- 1997, S. Williams, "Personality and self-leadership", Human Resource Management Review, 7, pp139-155
- 1998,
- Joe S. Anderson, Charles C. Manz, Gregory E. Prussia, "Self-Leadership and Performance Outcomes: The Mediating Influence of Self-Efficacy", Journal of Organizational Behavior, Vol 19, n°5, Sep., pp523-538
- Roseanne J. Foti, Heather E. Roberts, "Evaluating the Interaction between Self-Leadership and Work Structure in Predicting Job Satisfaction", Journal of Business and Psychology, Vol 12, n°3, Mar., pp257-267
- 2001, Christyn L. Dolbier, Mike Soderstrom & Mary A. Steinhardt, "The Relationships Between Self-Leadership and Enhanced Psychological, Health, and Work Outcomes", The Journal of Psychology, Vol 135, n°5, September, pp469-485
- 2002, J. P. Houghton, C. P. Neck, "The revised self-leadership questionnaire: Testing a hierarchical factor structure for self-leadership", Journal of Managerial Psychology, 17(8), pp672-691
- 2004, C. C. Manz, C. P. Neck, "Mastering self-leadership: Empowering yourself for personal excellence", Upper Saddle River, NJ: Prentice Hall, 2nde édition
- 2005, J. D. Houghton, S. K. Yoho, "Toward a contingency model of leadership and psychological empowerment: When should self-leadership be encouraged?", Journal of Leadership & Organizational Studies, 11, pp65-83
- 2006,
- A. Carmeli, R. Meitar, J. Weisberg, "Self-leadership skills and innovative behaviors at work", International Journal of Manpower, 27(1), pp75-90
- J. Cox, H. P. Sims, S. Yun, "The forgotten follower: A contingency model of leadership and follower self-leadership", Journal of Managerial Psychology, 21(4), pp374-388
- T. C. DiLiello et J. D. Houghton, "Maximizing organizational leadership capacity for the future: Toward a model of self-leadership, innovation and creativity", Journal of Managerial Psychology, 21(4), pp319-337
- J. D. Houghton, C. P. Neck, "Two decades of self-leadership theory and research: Past developments, present trends, and future possibilities", Journal of Managerial Psychology, 21(4), pp270-295
- 2007, C. L. Pearce, "The future of leadership development: The importance of identity, multilevel approaches, self-leadership, physical fitness, shared leadership, networking, creativity, emotions, spirituality and on-boarding processes", Human Resource Management Review, 17(4), pp355-359
- 2008,
- A. D. Boss, H. P. Sims Jr., "Everyone fails! Using emotion regulation and selfleadership for recovery", Journal of Managerial Psychology, 23(2), pp135-150
- Sharon E. Norris, "An Examination of Self-Leadership", Emerging Leadership Journeys, Vol 1, n°2, pp43-61
- 2009, Panja Andreßen, Thomas Ellwart, Udo Konradt, "Self-leadership in organizational teams: A multilevel analysis of moderators and mediators", European Journal of Work and Organizational Psychology, Vol 18, n°3, September, pp322-346
- Stephen Greasley, Gerry Stoker, 2008, "Mayors and Urban Governance: Developing a Facilitative Leadership Style", Public Administration Review, Vol 68, n°4, Jul. - Aug., pp722-730
- K. Venner, 2011, "Developing facilitative leaders: action learning facilitator training as leadership development”, In: M. Pedler, dir., "Action Learning in Practice", 4ème édition Aldershot: Gower
- 1969 Nathaniel Branden, The Psychology of Self-Esteem, New York: Bantam
- Edition révisée en 2001, "The psychology of self-esteem: a revolutionary approach to self-understanding that launched a new era in modern psychology", San Francisco: Jossey-Bass, ISBN 0-7879-4526-9
- 2003, B. L. Fredrickson, "Positive emotions and upward spirals in organizations", In: K. S. Cameron, J. E. Dutton, & R. E. Quinn, dir., "Positive organizational scholarship", San Francisco: Berrett-Kohler, pp163-175
- 2003, M. H. Kernis, "Toward a conceptualization of optimal self-esteem", Psychological Inquiry, 14, pp1-26
- 1993, J. M. Kouzes, B. Z. Posner, "Credibility: How Leaders Gain and Lose It, Why People Demand It", San Francisco: Jossey-Bass
- K. T. Dirks, D. L. Ferrin, 2002, Trust in leadership: Meta-analytic findings and implications for research and practice, Journal of Applied
- 1996, S. Finkelstein et D. C. Hambrick, "Strategic Leadership: Top Executives and Their Effects on Organizations", St. Paul: West Publishing
- T. D. Allen, "Protégé selection by mentors: Contributing individual and organizational factors", Journal of Vocational Behavior, 65, pp469‐483
- 1996, Marcia Lynn Whicker, "Toxic leaders: When organizations go bad", Westport, CT. Quorum Books
- 2004, Jean Lipman-Blumen, "The Allure of Toxic Leaders: Why We Follow Destructive Bosses and Corrupt Politicians--and How We Can Survive Them", Oxford University Press, USA
- 2004, Barbara Kellerman, "Bad Leadership: What It Is, How It Happens, Why It Matters", Harvard Business School Press. September
- 2005, Terry L. Price, "Understanding Ethical Failures in Leadership", Cambridge Studies in Philosophy and Public Policy, Cambridge University Press. August
- 2006, Jean Lipman-Blumen, "The Vulnerability of Followers to Toxic Leaders", In: M. C. Bligh, Boas Shamir, R. Pillai, M. Uhl-Bien, dir., "Follower-centered perspectives on leadership: A tribute to the memory of James R. Meindl", Greenwich, CT: Information Age Publishing
Leadership : Bibliographie
Liens externes
- Shared Leadership: What is it, why is it important, and who wants it anyway?, article de Sharon Buckmaster et Linda Lewis, 3 janvier 2004
- Leadership and Management Theories Revisited, DDL Working Paper de Mona Toft Madsen, n°4, octobre, 2001
- Conceptualisation of Management and leadership, article écrit par Hester Nienaber, Department of Business Management, Unisa
- Economic Revisionism and Organizational Leadership: A Hope-Based Theory, Working Paper Series in Economics de Joe Wallis and Brian Dollery, en 2004
Liens internes
- Chester Barnard : Warren Bennis : Kurt Lewin : Rensis Likert : Edwin A. Locke : Douglas McGregor : Henry Mintzberg : Mary Parker Follett : Philip Selznick
- Leadership héroïque : Théorie des traits du leadership : Théorie comportementale du leadership :
- Théorie du continuum de leadership : Grille managériale de Blake et Mouton :
- Théorie LPC : Leadership situationnel : Modèle Hersey-Blanchard du leadership situationnel : Théorie 3-D du management : Modèle de leadership Drehmer & Grossman : Théorie Path-Goal du leadership
- Construction sociale du leadership : Leadership appréciatif : Leadership discursif : Leadership rhétorique
- Leadership transformationnel : Leadership charismatique : Leadership visionnaire : Leadership transactionnel : Leadership narcissique :
- Leadership militaire : Leadership bureaucratique :
- Leadership éthique : Leadership authentique : Leadership serviteur : Leadership biblique
- Leadership dispersé : Leadership créatif : Leadership collaboratif : E-leadership : Leadership esthétique :
- Théorie du management versus leadership : Leadership intégral :
- Leadership scolaire
- Théorie implicite du leadership : Théorie de l'attribution du leadership : Théorie de la catégorisation du leadership
- Followership : Théorie LMX : Leadership d'équipe
- Leadership évolutionnaire
- Leadership féminin
