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Argumentaires
De Wikiberal.
Voici une liste d'idées reçues qu'on rencontre très souvent et qui témoignent d'une méconnaissance profonde de ce qu'est réellement le libéralisme :
Aspects politiques :
- Le libéralisme est une idéologie de droite : voir droite
- Le libéralisme est une idéologie anglo-saxonne, d'ailleurs le modèle libéral, ce sont les USA : voir États-Unis
- Le libéralisme et le capitalisme, c'est la même chose : voir capitalisme
- La liberté, c'est la liberté du renard libre dans le poulailler libre : voir liberté et Renard libre dans le poulailler libre
- Le libéralisme, c'est la loi du plus fort : voir loi du plus fort, axiome de non-agression
- Le libéralisme, c'est l'inégalité : voir égalité, égalitarisme
- Les libéraux sont pour le "laissez-faire" et pour une société sans règle : voir laissez-faire, règles, loi, droit
- Les libéraux sont pour une liberté d'expression sans restriction, ou les libéraux sont pour une liberté d'expression restreinte : voir liberté d'expression
- Les libéraux ignorent l'intérêt général : voir intérêt public
- Le libéralisme, c'est l'anarchie : voir anarchie
- le libéralisme a été la matrice du marxisme : voir marxisme
Aspects économiques :
- Le libéralisme est une idéologie pour les riches : voir richesse
- Le marché ne profite qu'aux plus compétitifs : voir échange
- Les libéraux ramènent tout au marché : voir marché
- L'échange est un jeu à somme nulle : voir échange
- Dans une société libérale plus rien ne sera gratuit : voir gratuité
- Le libéralisme (ou le capitalisme) engendre la pauvreté : voir pauvreté
- Les libéraux veulent tout privatiser, alors qu'il est prouvé que ça ne marche pas : voir privatisation
- Une certaine dose de protectionnisme est nécessaire pour préserver nos emplois : voir protectionnisme
- Le libéralisme économique est une mauvaise chose, car il conduit à des monopoles : voir monopole
- Les libéraux ont le culte de la croissance : voir croissance
Aspects sociaux :
- Les libéraux sont contre la démocratie dans l'entreprise : voir entreprise
- Les libéraux sont contre le droit de grève: voir droit de grève
- Les libéraux prennent toujours le parti des patrons contre les employés : voir salarié
- Les libéraux sont contre la solidarité : voir solidarité, protection sociale, assistanat
- Le libéralisme nie la nature sociale de l'homme : voir individualisme
- variante: La notion d'individu, que mettent en avant les libéraux, est une abstraction vide de sens, car l'homme est toujours le membre d'une collectivité : voir individu
Aspects éthiques et philosophiques :
- Le libéralisme n'a aucune éthique : voir éthique
- le libéralisme est matérialiste : voir matérialisme
- Le libéralisme engendre le relativisme moral : voir relativisme
- Les libéraux sont des anthropophages, ils sont en faveur de la vente d'organes : voir vente d'organes
- Pour les libéraux, l'homme est une marchandise : voir marchandise
- Les libéraux vendraient même leurs enfants : voir esclavage
Voir aussi : sophisme
Liens externes
- (en)Market Anarchism FAQ sur anti-state.com (répond à de nombreuses objections sur l'anarcho-capitalisme)
- (fr)Dix idées reçues sur le libéralisme
- (fr)Légende et réalités sur les Libertariens par Xavier Prégentil (réponses libertariennes)
- (en)Libertarian Anarchism: Responses to Ten Objections Roderick T. Long répond aux objections anti-libertariennes en termes de sécurité et de justice
- (fr)Que savez-vous sur le Libéralisme ?
Citations
- « Une même pensée magique dénonce les auteurs de la conjuration contre la France. Un mot synthétise ce sentiment d’effroi, un mot devenu indécent comme fascisme ou pédophilie : celui de libéralisme. C’est lui le pelé, le galeux, le responsable de tous nos maux. Ce qu’on entend par ce terme est bien mystérieux : doctrine de limitation des pouvoirs, de protection des droits de l’individu ou apologie du marché, de la libre concurrence ? S’il existe une pensée unique en France, un volapük de base, c’est la manière dont tous les camps, sans exception et jusqu’au chef de l’État vomissent cette doctrine pourtant brillamment illustrée chez nous de Montesquieu à Raymond Aron. L’aversion est double : dans l’héritage de 1789, on délaisse la liberté au profit de l’égalitarisme qui a de grands liens avec le despotisme, le nivellement de tous par le bas, on plébiscite les extrêmes. Triomphent alors, au nom de cet impératif, "l’envie, la jalousie, la haine impuissante" (Stendhal). Cela conduit l’ultra-gauche, en matière de question sociale, à réclamer la punition des favorisés plutôt que l’amélioration du sort de tous. Il faut châtier les riches: les pauvres en tireront une satisfaction symbolique. Cette allergie au libéralisme est ensuite dirigée contre les États-Unis. Ils sont nos ennemis, symboliquement s’entend, même si nos deux nations ne se sont jamais fait la guerre. Nous leur restons inféodés par l’exécration que nous leur vouons. » (Pascal Bruckner, La tyrannie de la pénitence, essai sur le masochisme occidental)
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