Éthique

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Morale Et Caractère Public, l'éthique des biens collectifs ? (for)

Définition

L'éthique est classiquement considérée comme l'une des trois branches de la philosophie, à côté de la physique et de la logique (par exemple, chez les Stoïciens, chez Kant). L'éthique est la connaissance normative du comportement humain, dont la fin est la connaissance et l'action droites : les Stoïciens grecs privilégient la connaissance, les Romains l'action. Pour ces philosophes, il s'agit de connaître les normes de la nature, c'est-à-dire de la raison (car le monde physique est informé selon ses lois qui sont l'expression du divin) ; cette connaissance est la sagesse, état de la psyché (âme) qui la rend en quelque sorte invincible. En ce sens, l'éthique suppose une maîtrise surhumaine des passions ; au point de vue des Anciens, cette maîtrise rapproche du dieu du monde.

Éthique et morale

L'éthique permet de déterminer ce qui est "bon" et ce qui est "mauvais", ce qu'il est légitime de faire, et ce qui est illégitime. L'usage moderne de ce mot tend à le rendre équivalent à la « morale ».

"Morale" et "éthique" sont des mots d'origine respectivement latine et grecque qui ont tous deux le sens de "mœurs" : les philosophes emploient souvent les deux termes en leur donnant des sens différents, variables d'un philosophe à l'autre. Dans les acceptions contemporaines les plus fréquentes (Dworkin, Habermas), héritées des philosophies de Kant et de Hegel, l'éthique se préoccupe des valeurs et des idéaux, tandis que la morale traite des devoirs et obligations des personnes :

« Tandis que l'éthique désigne les convictions à propos des modes de vie qu'il est bon ou mauvais de mener, la morale renvoie aux principes qui guident la manière dont toute personne doit se comporter avec les autres ». (Ronald Dworkin, Sovereign Virtue, 2000)

La morale englobe ainsi les principes universels de justice (principes formels) qui fondent toute intersubjectivité, tandis que l'éthique se rattache à la conception individuelle du bien, aux valeurs personnelles.

Fondement

L'étude du fondement de la morale est une question philosophique difficile.

Plusieurs philosophes affirment qu'une éthique repose nécessairement sur une métaphysique (Schopenhauer), ou tout du moins qu'elle requiert des postulats d'ordre métaphysique (Kant). D'autres (comme Ronald Dworkin, Justice for Hedgehogs, 2011) défendent au contraire une "indépendance de la sphère axiologique" par rapport à la métaphysique.

Hume soutient qu'on ne peut inférer une éthique normative de propositions factuelles ou de prémisses descriptives : on ne peut pas passer de l'être au devoir-être sans émettre des jugements de valeur cachés. Raymond Boudon (Le relativisme, PUF, 2008) reformule cette célèbre "loi de Hume" en disant qu'"aucun raisonnement à l'indicatif ne peut engendrer une conclusion à l'impératif", ou plus précisément : "on ne peut tirer une conclusion à l'impératif de prémisses qui seraient toutes à l'indicatif". Ludwig Wittgenstein rejoint le point de vue de Schopenhauer et de Hume en affirmant que les valeurs ne sont pas "dans le monde", mais hors du monde (Tractatus, 6.41).

Un utilitariste tel que John Stuart Mill fait dériver les règles morales de l'expérience, qui a permis aux hommes d'acquérir "des croyances fermes concernant les effets de certaines actions sur leur bonheur".

Le fondement de la morale sera trouvé selon les cas dans une théologie morale, dans une anthropologie philosophique (qu'est-ce que l'homme et que doit-il être ?), ou dans une approche non dogmatique qui privilégie la cohérence des principes éthiques plutôt que la recherche de leur fondement (ce qui est la tendance moderne).

Éthique normative

Il y a différentes façons de juger ou justifier une action. On peut distinguer trois types d'éthiques :

  • L'éthique conséquentialiste : une action doit être jugée uniquement sur les conséquences qu'elle entraîne (hédonisme, utilitarisme...);
  • L'éthique déontologique : au contraire, une action ne doit pas être jugée sur ses conséquences, elle est bonne ou mauvaise en elle-même (morale kantienne, principe de non-agression, principe de non-nuisance...);
  • L'éthique téléologique : est bonne une action ou un comportement qui est sa propre finalité, qui est conforme à la nature humaine (aristotélisme...).

L'éthique libérale utilise ces trois types de jugements dans ses argumentaires : ainsi les jusnaturalistes et les "égalitaristes" rawlsiens invoqueront des arguments déontologiques, tandis que les utilitaristes préféreront des arguments conséquentialistes et les randiens des arguments téléologiques.

Ces approches sont souvent contradictoires entre elles. Par exemple, l'éthique kantienne (déontologique) interdit absolument le mensonge, alors que n'importe quelle éthique conséquentialiste tolère le mensonge en fonction de ses conséquences (on peut mentir pour éviter les conséquences plus graves qu'entraînerait la vérité) :

  • Avez-vous arrêté par un mensonge quelqu’un qui méditait alors un meurtre, vous êtes juridiquement responsable de toutes les conséquences qui pourront en résulter ; mais êtes-vous resté dans la stricte vérité, la justice publique ne saurait s’en prendre à vous, quelles que puissent être les conséquences imprévues qui en résultent. (D’un prétendu droit de mentir par humanité, Emmanuel Kant)
  • Dire la vérité est un devoir. Qu’est-ce qu’un devoir ? L’idée de devoir est inséparable de celle de droits : un devoir est ce qui, dans un être, correspond aux droits d’un autre. Là où il n’y a pas de droits, il n’y a pas de devoirs. Dire la vérité n’est donc un devoir qu’envers ceux qui ont droit à la vérité. Or nul homme n’a droit à la vérité qui nuit à autrui. (Des réactions politiques, Benjamin Constant)

Max Weber (Le savant et le politique, 1917) distingue ainsi entre "éthique de conviction" (une éthique qui repose sur des principes a priori) et "éthique de responsabilité" (une éthique qui prend en compte les conséquences telles qu'on peut les prévoir). Face à une décision impliquant des choix éthiques, l’une ou l’autre de ces positions prévaut. Max Weber remarque cependant :

Il n’existe aucune éthique au monde qui puisse négliger ceci : pour atteindre des fins « bonnes », nous sommes la plupart du temps obligés de compter avec, d’une part des moyens moralement malhonnêtes ou pour le moins dangereux, et d’autre part la possibilité ou encore l’éventualité de conséquences fâcheuses. Aucune éthique au monde ne peut nous dire non plus à quel moment et dans quelle mesure une fin moralement bonne justifie les moyens et les conséquences moralement dangereuses.

Éthique libérale

L'éthique normative ne permet pas de trancher entre les différentes éthiques qui peuvent exister. L'éthique se vit d'abord comme une affaire personnelle, la conduite de chacun relevant ultimement de sa seule conscience individuelle. Elle devient subjective, individuelle et relative, davantage un "art de vivre" qu'un système d'obligations morales.

Cependant, l'éthique des uns n'intéressant les autres que du point de vue de l'interaction sociale entre les hommes, on discute et analyse souvent l'éthique comme un ensemble de règles (par exemple le code éthique d'une profession) et de schémas de coopération.

Il faut donc distinguer l'éthique individuelle, l'éthique propre à un groupe d'individus (éthique professionnelle, déontologie) et l'éthique sociale, qui rend possible la vie en société.

L'éthique libérale consiste plus précisément à reconnaître l'existence de lois objectives, extérieures à la volonté de l'homme, mais inscrites dans sa nature sociale, et qui l'obligent à les respecter sous peine d'engendrer le désordre. Il s'agit du droit à la vie, dont est déduit le droit de propriété, duquel découlent ensuite les droits de contracter, d'échanger, de tester, ou encore la liberté de circuler et de vivre comme on l'entend tant que ce mode de vie ne suppose pas l'agression d'autrui, etc. Ces droits ne dépendent pas de l'approbation d'une majorité de la population ou de l'imprimatur d'une autorité politique ; ils sont inhérents à la nature même de l'homme. Tout ceci signifie aussi que le libéralisme n'est pas axiologiquement neutre : il défend des valeurs bien définies qui ne sont pas compatibles, sur le plan purement politique, avec le totalitarisme ; ou, sur le plan des idées, avec la défense de conceptions anti-universalistes, par exemple. Ces valeurs remettent constamment en question le droit positif et la pratique du pouvoir :

La soumission inconditionnelle et la critique systématique sont en fait deux attitudes aussi infantiles l'une que l'autre face à la Loi. Le propre de l'individu autonome est de savoir décider, en vertu de critères essentiellement moraux, de l'opportunité éventuelle de collaborer avec le Pouvoir. (Thomas Szasz)

Éthique libertarienne

L'éthique sociale des libertariens est une éthique universelle qui s'exprime au travers du droit naturel ou du droit de propriété sur soi. Cette éthique objective rend compatibles entre elles les différentes morales individuelles. Les principes de base sont les suivants :

  1. chacun est propriétaire de lui-même et des fruits de son action ;
  2. une personne ne peut échanger que ce dont elle est propriétaire ;
  3. l'échange repose sur le principe d'autonomie de la volonté et le consentement des acteurs (axiome de non-agression).

Toute action qui n'est pas conforme à ces principes est une violence illégitime. Par exemple : vol, meurtre, impôts, lois qui restreignent la liberté individuelle, refus d'exécuter un contrat librement accepté, obligation imposée par l'État, etc.

Une autre présentation des principes libertariens est la suivante (d'après Ethique économique et sociale, Arnsperger et Van Parijs, 2003) :

  1. pleine propriété de soi-même : droit absolu à disposer de sa personne (la seule limite généralement reconnue -mais cependant pas par tous les libertariens - étant l'aliénation de sa propre liberté, par l'esclavage volontaire) ;
  2. juste circulation des droits de propriété : on devient légitime propriétaire d'un bien soit en le créant soi-même par ses propres moyens, soit par suite d'une transaction volontaire avec son légitime propriétaire ;
  3. appropriation originelle : un objet sans propriétaire peut être acquis par le premier qui en revendique la propriété, éventuellement en contrepartie, selon les différentes théories, de taxes ou de diverses obligations (proviso lockéen, critère de justice painéen, etc.)

De ces principes, on peut déduire une "législation libertarienne", nécessaire et suffisante pour une « société de droit privé » (private law society), ainsi définie par Hans-Hermann Hoppe[1] :

  1. Celui qui s’approprie quelque chose qui auparavant n’appartenait à personne en devient le propriétaire exclusif ;
  2. Celui qui produit quelque chose à l’aide de son corps et de biens qui lui appartiennent en est le propriétaire, à condition qu’il ne nuise pas pour cela à l’intégrité physique de la propriété d’autrui ;
  3. Celui qui acquiert quelque chose par le biais d’un échange volontaire avec son propriétaire précédent – c’est-à-dire un échange qui est jugé mutuellement bénéfique – en devient le nouveau propriétaire.

Pour David Boaz, l'éthique libertarienne se caractérise par les éléments suivants[2] :

  • droits individuels (droit de chacun à la vie, à la liberté et à la propriété) et importance du consentement dans les relations interindividuelles ;
  • autorité de la loi (les individus peuvent vivre à leur guise tant qu’ils respectent les mêmes droits chez autrui) ;
  • gouvernement au pouvoir restreint ;
  • liberté des marchés (échange par consentement mutuel) ;
  • vertu de la production et droit au fruit de son travail (à l'encontre des politiciens et bureaucrates redistributeurs) ;
  • harmonie naturelle des intérêts, alors que la politique génère des conflits entre groupes ;
  • pacifisme.

Éthique minimale

Le philosophe Ruwen Ogien décrit une "éthique minimale" ([1]) qui rejoint les conceptions libérales et libertariennes et qui repose sur trois principes :

  1. neutralité à l’égard des conceptions substantielles du bien ;
  2. principe négatif d’éviter de causer des dommages à autrui ;
  3. principe positif qui nous demande d’accorder la même valeur aux voix ou aux intérêts de chacun.

Dans une version postérieure, ces principes deviennent les suivants :

  1. principe de considération égale, qui nous demande d’accorder la même valeur à la voix et aux intérêts de chacun (plus précisément : considération égale de la voix et des revendications de chacun dans la mesure où elles possèdent une valeur impersonnelle);
  2. principe de neutralité à l’égard des conceptions du bien personnel (plus précisément : principe d'indifférence morale du rapport à soi-même) ;
  3. principe d’intervention limitée aux cas de torts flagrants causés à autrui (ou plus simplement : principe de non nuisance).

Alors que l'éthique minimale libérale ne s'applique qu'au champ du politique et du rapport à l'autre (en ce sens, c'est une éthique incomplète), Ruwen Ogien généralise la démarche libérale et expose un minimalisme moral radical, dans le sens que "ce que nous faisons de nous-mêmes n'a aucune importance morale" (indifférence morale du rapport à soi-même).

Éthique de l'argumentation

L'éthique de l'argumentation a été développée par Hans-Hermann Hoppe pour démontrer la propriété de soi-même.

Nuvola apps colors.png Article principal : Éthique de l'argumentation.

Éthique de réciprocité

L’éthique de réciprocité repose sur une règle morale propre à toutes les grandes religions et cultures : « traite les autres comme tu voudrais être traité » (règle d'or, golden rule) ou « ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse » (règle d'argent, silver rule). Elle s'oppose à la loi du plus fort (iron rule) et rejoint l'axiome de non-agression : Neminem laede, imo omnes, quantum potes, juva ("ne nuis à personne, et quand tu peux, aide"). Elle est au fondement de toute société civilisée :

La compréhension de la loi de réciprocité, que l'on doit offrir pour demander, épargner pour investir, prendre en considération les autres pour se servir soi-même, est cruciale à toute vie en société. En réalité, c'est le génie même du capitalisme qu'il reconnaît la difficulté de donner avec succès, comprend le travail acharné et le sacrifice impliqués dans l'obligation d'aider ses semblables, et offre une manière pratique de vivre une vie de charité efficace. La vraie générosité n'est pas douce ou sentimentale. Elle ne consiste pas en cadeaux mais en dons responsables. Elle n'a pas grand-chose à voir avec les « bonnes œuvres » souvent paresseuses ou dégénérées des jobards, avec toutes les protestations et les programmes de « changement social » et d'égalité préconisés par la gauche stérile et prédatrice. Une grande partie du travail le plus généreux du monde provient du labeur et du sacrifice des citoyens ordinaires qui soutiennent leurs familles, montent de petites affaires, fournissent des services utiles, ré-injectent continuellement leurs gains dans la cause pratique de l'avancement humain. (George Gilder, Richesse et Pauvreté)

Éthique économique et sociale

L'éthique économique et sociale s'intéresse à l'organisation de la société dans une dimension tant individuelle qu'institutionnelle : c'est un autre nom pour la philosophie politique. Les courants majeurs sont aujourd'hui les suivants (d'après Ethique économique et sociale, Arnsperger et Van Parijs, 2003) :

Un exemple d'éthique appliquée : la bioéthique

Nuvola apps colors.png Article principal : bioéthique.

Voir aussi

Citations

  • « Si par "éthique", on veut parler d'une théorie complète de la normative du comportement, capable de décider en toute occasion du bien et du mal pour les actions d'une personne donnée, alors NON, le libéralisme n'a RIEN à voir avec une telle éthique, car il ne se prétend ni complet, ni applicable à tout contexte. Le libéralisme est une théorie du droit. (...) Le droit s'applique pour les interactions entre individus, mais ne dit rien sur ce que doivent faire les individus au sein de leur propriété. Il n'est pas une éthique complète. Il ne s'applique qu'aux arrangements mutuels pour établir et maintenir un état de civilisation pacifique. Il ne peut pas prendre en compte a priori les éléments sur lesquels chacun de nous agit, en dehors de tout arrangement et parfois contre des arrangements existants. Il ne s'applique donc pas directement à la prise de décisions individuelles dans le contexte de la connaissance qu'a chaque individu du monde dans lequel il agit. Il s'applique aux négociations entre individus à la lumière de l'information partageable par ces individus. Bref, le libéralisme n'a RIEN à voir avec l'éthique au sens strict. » (François-René Rideau)
  • « Le libéralisme a un fondement essentiellement moral. Est moral tout ce qui permet à l’homme d’agir selon sa nature et la nature humaine est caractérisée par la rationalité de l’être humain, par sa capacité à imaginer le futur, et les meilleurs moyens d’atteindre les objectifs qu’il poursuit. » (Pascal Salin)
  • « (...) les propositions politiques sont nécessairement des jugements de valeur : la philosophie politique est donc nécessairement normative et il est par conséquent nécessaire de proposer un système explicite de normes si on veut fonder le principe de la liberté personnelle. » (Murray Rothbard)
  • « C’est cette conviction que l'économie de marché est bonne moralement parce qu’elle seule peut nourrir les pauvres, qui sera à l’origine de l’idée d’industrialisme, imaginée par Turgot et développée par Jean-Baptiste Say. La société recèle en son sein des trésors de richesses dormantes, qui seront réveillées si l’ économie est libérée de ses entraves. Alors non seulement les pauvres mangeront à leur faim, mais, parce qu’ils ne seront plus affamés, ils seront moins tentés de s’entretuer, soit à l’intérieur des frontières (sous la direction d’un Robespierre et de ses semblables) ou à l’extérieur (sous celle d’un Napoléon et de ses semblables). L’économie de marché nourrit et pacifie les hommes. Comment des chrétiens ne l’approuveraient-ils donc pas – dès lors du moins que, marchant sur les pas de la Révolution papale, ils ont décidé de mettre l’intelligence et la science au service de la charité ? » (Philippe Nemo)
  • « Il est toujours tentant pour n'importe quel groupe de pression d'user de la contrainte publique pour imposer aux autres ses propres goûts ou ses propres intérêts privés. Mais l'usage de la violence politique par un groupe de pression pour promouvoir sa propre morale montre on ne peut plus clairement que la morale qu'on cherche à imposer n'est pas aussi bonne qu'on le dit puisqu'il faut user de la violence pour que les gens l'adoptent. On ne conçoit pas qu'une morale puisse s'imposer par une procédure majoritaire. » (Bertrand Lemennicier)
  • « L'éthique comprend l'ensemble des règles, obligatoires ou non, qui doivent gouverner les relations interindividuelles. La philosophie politique forme le sous-ensemble de l'éthique qui définit les droits individuels, c'est-à-dire des règles obligatoires (i.e. à imposer par la force) dans les relations interindividuelles. Comme les libéraux, les anarcho-capitalistes insistent sur cette distinction entre le droit, qui dit les règles morales légitimement imposables par la force, et l'éthique, qui contient aussi des normes non obligatoires. » (Pierre Lemieux, L'anarcho-capitalisme, PUF)
  • « L'éthique, ou la morale, définit un code de valeurs pour guider les choix et les actions de l'homme — les choix et les actions qui déterminent le cours de sa vie. » (Ayn Rand, La philosophie: qui en a besoin)
  • « Il n’existe aucune éthique au monde qui puisse négliger ceci : pour atteindre des fins "bonnes", nous sommes la plupart du temps obligés de compter avec, d’une part des moyens moralement malhonnêtes ou pour le moins dangereux, et d’autre part la possibilité ou encore l’éventualité de conséquences fâcheuses. Aucune éthique au monde ne peut nous dire non plus à quel moment et dans quelle mesure une fin moralement bonne justifie les moyens et les conséquences moralement dangereuses. » (Max Weber)
  • « Le point de vue éthique est celui qui impressionne le plus le peuple. Aussi l'ennemi religieux ou politique est-il généralement accusé, à tort ou à raison, de violer les règles de la morale. » (Vilfredo Pareto, Traité de Sociologie)

Notes et références

Bibliographie

  • 1994, James W. Child, "Can libertarianism sustain a fraud standard", Ethics, 104:722--738, juillet
  • 1995,
    • F. N. Brady, C. P. Dunn, "Business Meta-Ethics", Business Ethics Quarterty, Vol 5, pp385-398
    • J. M. Shepard, J. Shepard, J. C. Wimbush, C. U. Stephens, "The Place of Ethics in Business", Business Ethics Quarterty, Vol 5, pp577-602
  • 2001, F. Felice, "The Ethical Foundation of the Market Economy: A Reflection on Economic Personalism in the Thought of Luigi Sturzo", Journal of Markets & Morality, Vol 4, n°2, pp217–239
  • 2007, R. Dennehy, "The Illusion of Freedom Separated from Moral Virtue", Journal of Interdisciplinary Studies, Vol 19, n°1–2, pp19–39
  • 2014, Justyna Miklaszewska, "Ethics and Economics: The Moral Foundations of the Market Economy", Studia Ekonomiczne, n°3, pp400-414
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